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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 17:25

ministere travail emploi santeansm logo

 

Les années se suivent et se ressemblent ... Nouveau comité de suivi !

 


Quoique ... Pas tout à fait, nettement moins de représentants cette fois ci, la Ministre de la santé, (habituel)  ainsi que le Directeur général de la santé étaient absents pour emplois du temps chargés ... Madame Marie Favrot, adjointe du Directeur Général de la Santé a présidé ce comité.

De même les représentants de la SoFCPRE, de l'INCa et du MDFPIP étaient absents.

 

Nous nous sommes retrouvé avec plusieurs représentants de la DGS, Madame Heuls Directrice des dispositifs médicaux de l'ansm, Mr Gabach de la caisse d'assurance maladie, Marie Hélène Voegelin de la ligue contre le cancer, Le Dr Garçon du syndicat des chirurgiens, Les associations PPP et APIM, ainsi que les Dr Courtois et Boucq et une représentante de l'équipe de l'INSERM qui est chargé de l'enquête de suivi des femmes porteuses de PIP et moi-même.

 

Après un tour de table, nous procédons à l'examen de l'ordre du jour.

 

I. Adoption du compte rendu de la réunion du 10 septembre 2013

 

Pas de remarques.


 

II. Présentation des signalements (ANSM)

 

Madame Heuls, Directrice des dispositifs médicaux à l'ansm nous commente les derniers chiffres de matériovigilance arrêtés à fin décembre 2013. (ici)

 

Un total de 17 411 femmes ont subi une explantation de leur(s) prothèse(s) en gel de silicone PIP entre 2001 et fin décembre 2013 (soit 276 femmes de plus qu’à fin septembre 2013) dont 12 822 à titre préventif.

 

Soit 30 099 explants (soit 522 explants de plus qu’à fin septembre 2013).

 

Dans 20 % des cas lors de l’explantation préventive (soit 2 555 femmes), il y a eu découverte d’un dysfonctionnement de la prothèse (rupture, suintement…) et/ou d’un effet indésirable non détecté par les examens précédant cette intervention.

 

Un total de 8 097 dysfonctionnements pour 7 634 implants (soit 94 implants de plus qu’à fin septembre 2013) a été rapporté sur l’ensemble des prothèses PIP des femmes explantées.

Les dysfonctionnements concernent 5 754 femmes (soit 79 femmes de plus qu’à fin septembre 2013).

 

Le taux d’implants PIP défaillants reste à ce jour de 25,4 % (7 634/30 099).

 

Un total de 4 928 effets indésirables ont été observés (soit 112 effets indésirables de plus qu’à fin septembre 2013) chez 3 081 femmes (soit 34 femmes de plus qu’à fin septembre 2013). Il s’agit principalement de réactions inflammatoires.

Le taux d’effets indésirables avec des implants PIP constaté à ce jour est de 16,4 % (4 928/30 099).

 

Pas de nouveaux cas de cancer signalé depuis septembre 2013.

 

Le Docteur Boucq précise que la moyenne du taux de rupture à 10 ans, toutes marques confondues, est de 0,25 à 0,5%.

Le Docteur Garçon précise que les prothèses actuelles sont plus résistantes mais que 10% d'entre elles finiront de toute façon par rompre.


 

III. Point sur la prise en charge des demandes d’explantation (DGOS, CNAMTS)

 

Mr Gabach nous indique que le nombre de demandes d'entente préalable fin décembre 2013 est de 10 485 pour le régime général, soit pour 85% de la population.

Le nombre de demandes de renseignements sur la ligne dédiée a bien baissé, 62 appels en octobre 2013.

Il n'y a eu aucun problème signalé quant au remboursement des explantations.

 

"Il semble que nous arrivons vers la fin de la prise en charge des femmes concernées... Plus de 17 000 explantations réalisées en un temps record". Remarque commune aux chirurgiens et autorités de santé qui se félicitent du traitement de cette crise sanitaire sans précédent.


Cependant, nous faisons remarquer que les femmes qui ne sont pas encore opérées ont des gros problèmes financiers, ce n'est pas un choix et qu'il existe encore des femmes qui découvrent qu'elles portent des PIP ... Elles n'ont pas été contacté par leur chirurgien, n'avaient pas la notion de la marque de leurs prothèses, ont eu beaucoup de mal à récupérer leur compte rendu opératoire initial pour diverses raisons ...

Les Docteurs Garçon et Boucq précisent que des courriers leur sont revenus, les patientes ayant démenagé ... Il y a environ 10% de femmes "perdues" qui ne se font pas suivre. 


L'association PPP signale un cas de dépassememnt d'honoraires de 5 800€ dans un centre de lutte contre le cancer ... Madame Favrot demande que ce genre de dossier étayé soit transmis au conseil de l'ordre en premier lieu avec copie à la DGS , à la ligue contre le cancer et à UNICANCER.

Aucune remontée de ce genre à la ligue contre le cancer.

 

Concernant la traçabilité des explantations, un codage spécifique a été demandé aux établissements de santé dans la base PMSI. L'ATIH, oragnisme qui gère cette base, a rescencé 3 800 signalements pour 12 000 explantations en 2012. 

Le recodage des dossiers a été demandé aux établissements de santé, une étude rétrospective est en cours. 


 

IV. Point sur l’état d’avancement de l’étude épidémiologique chez les femmes explantées après rupture d’une prothèse PIP (DGS) 

 

L'objectif de cette enquête est de suivre les évènements indésirables des porteuses de prothèses PIP à plus ou moins long terme.

Cette étude est programmée et financée, elle sera faite par l'INSERM et une équipe de statisticiens de l'Institut Gustave Roussy.

Cette cohorte suivra des porteuses de PIP versus des porteuses d'autres marques de prothèses.

 

Les inclusions commenceront fin février début mars. 


 

 V. Points divers


- Je demande où en sont les recommandations concernant la radiothérapie et les mammographies ? Sujet évoqué lors du dernier comité ... Elles sont en cours, l'INCa y travaille.

 

Marie Hélène Voegelin, représentante de la ligue, signale une perte de confiance vis à vis des produits de santé et demande où en sont les nouvelles dispositions sur la surveillance et la sécurité des produits.

Madame Heuls lui répond que les nouvelles réglementations européennes sont en cours, qu'elles seront effectives fin 2015, début 2016. Les certificateurs seront inspectés par l'agence et une autre organisation.

Un plan de surveillance a été mis en place.

 

- Je demande où en est le registre des porteurs d'implants ... Madame Heuls me répond qu'elle y tient beaucoup et que l'ansm, la DGOS et la DGS y travaillent.

 

- Madame Blachère évoque le refus de la DGS de la participation exceptionnelle au comité des avocats de l'association alors que le service juridique du ministère est présent. 

Madame Favrot lui répond que les avocats interviennent au tribunal et le comité n'est pas le lieu pour les accueillir d'autant que des actions de justice sont en cours ... Le service juridique est présent au cas où un problème juridique serait posé lors du comité afin de pouvoir y répondre.

 

- Le Docteur Courtois évoque la différence de traitement entre toutes les victimes de crises sanitaires ... Les victimes PIP sont les seules à ne pas avoir bénéficié d'un fond d'indemnisation, aucun ministre ne les a jamais reçu contrairement à d'autres ...

Madame Favrot lui répond que la ministre suit de très près tous les problèmes sanitaires, qu'il n'y a pas de "sous victimes", que la crise sanitaire des prothèses PIP a été traitée de façon exceptionnelle, qu'un nombre important d'explantations a été réalisé en un temps record et que tout a été mis en oeuvre pour que les femmes soient prises en charge au mieux. Elle est au courant de la requête de Maitre Courtois à Madame la Ministre. (ici

 

Plus de questions, la séance est levée.

 

 

Article écrit par Victime de prothèse PIP

 

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commentaires

Prissette 07/02/2015 20:27

comment faire pour enlever ce poison?

Victime de prothèses PIP 07/02/2015 23:41



Lors du changement de prothèse, si le silicone s'est répandu dans la loge opératoire, le chirurgien enlève tout ce qu'il voit.


Malheureusement, si le silicone s'est dispersé ailleurs, très compliqué, c'est le chirurgien qui évalue la possibilité et la nécessité d'enlever les siliconomes qui se sont formés.



marusia 13/03/2014 10:25

Je lis ici vos commentaires et je suis étonnée de ce que je lis..........J'avais contacté votre association après avoir découvert en janvier 2012 que j'étais porteuse de PIP. Je n'ai jamais eu de
retour de personne, ni de soutient d'ailleurs. J'ai vu qu'une porteuse avait publié un livre. Quelle aubaine se faire de l'argent sur ce qu'elle a vécue. Si toutes le faisaient ou irions nous. J'ai
depuis des fissures intra et extra capsulaires et pas les moyens pour la pose de nouvelles prothèses. Pas de news de mon chirurgien, et ma santé en danger car j'ai pas mal de douleur!.........je
considère que je suis seule dans mon combat. Trop de polémique nauséabonde dans cette affaire et trop de personnes se mettant en avant pour être sur le devant de la scène, comme la présidente de
cette association qui a par passer dans les médias alors qu'elle a fait retirer ses prothèses il y a déja pas mal de temps ne fait pas cas de centaines de femmes en souffrance qui vivent avec cette
épèe au dessus de leurs tête et qui restent discrète sur leur problème sans le diffuser à tout va. J'ai porté plainte seule sans aucune aide de personne ni conseils sur le déroulement de ce
problème, j'ai constituée avocat seule.........sur ce.........rien de plus à ajouter. Une porteuse PIP qui se bat seule

Victime de prothèses PIP 13/03/2014 22:34



Bonsoir Marusia,


Ce blog est indépendant de toute association et mon seul objectif est d'informer toutes les femmes concernées et c'est ce que je
fais depuis février 2011.


 


De quel droit jugez vous une femme qui a éprouvé le besoin d'écrire son calvaire pour s'en libérer ?


Si nous ne médiatisions pas l'affaire, je peux vous garantir que nous serions encore moins écoutées et prises en charge ...


 


C'est le combat de celles qui se mettent en avant qui a fait que nous avons obtenu le remboursement  des explantations pour
TOUTES.


 





Vous vous plaignez que votre chirurgien ne vous donne pas de nouvelle, étiez-vous suivie régulièrement ? N'avez-vous pas changé d'adresse ou de téléphone ?


 


Bref, vous vous plaignez d'être seule à vous battre, mais assistez-vous aux réunions au ministère ? A celle de l'INSERM pour mettre en place le suivi de toutes les femmes porteuses de
prothèses mammaires ? A celle de l'INCA pour mettre à jour les recommandations pour les femmes ? Etiez-vous au procès ?





Avec ce blog, vous avez toutes les informations pour les plaintes et les procédures judiciaires, les comptes-rendus de toutes les réunions, les recommandations pour les réinterventions, les
comptes-rendus du procès jour par jour ... Que vous faut-il de plus ?


 


Faut-il pendre par la main chaque femme ? Nous sommes près de 30 000 en France simplement !


 


Que faites vous pour vous battre ? Vous ramenez les problèmes à votre personne, mais que faites -vous pour les autres ? 


 


Si vous souhaitez en parlez de vive voix, envoyez moi un message en cliquant sur le bouton "contact" dans la barre de menu.


 


Une femme qui se bat pour les autres !


 


 


 



Trudelle 24/01/2014 15:49

Merci ,à vous d'etes toujours là pour nous faire part de la suite des évènements ,
Bonne et heureuse année 2014 à toutes l'équipes , ainsi qu'à toutes et tous .
Lydie

J Chapuis 24/01/2014 10:50

Merci de continuer de transmettre les compte-rendus de réunions des comités de suivi des victimes PIP.Je note la remarque du docteur présent :"Le Docteur Garçon précise que les prothèses actuelles
sont plus résistantes mais que 10% d'entre elles finiront de toute façon par rompre".A méditer...
Je note également que la bataille pour l'obtention d'une étude épidémiologique semble se mettre en place pour fin février début mars et que toutes les marques d'implants seront étudiées, c'est
d'une importance capitale :Je cite :

"IV. Point sur l’état d’avancement de l’étude épidémiologique chez les femmes explantées après rupture d’une prothèse PIP (DGS)

L'objectif de cette enquête est de suivre les évènements indésirables des porteuses de prothèses PIP à plus ou moins long terme.
Cette étude est programmée et financée, elle sera faite par l'INSERM et une équipe de statisticiens de l'Institut Gustave Roussy.
Cette cohorte suivra des porteuses de PIP versus des porteuses d'autres marques de prothèses."

Les inclusions commenceront fin février début mars.

Meilleurs voeux à toutes et un rétablissement au niveau de la santé surtout !


Line

Victime de prothèses PIP 24/01/2014 11:35



Oui Line, il est important de dire que TOUTES les prothèses quelles qu'elles soient finiront pas rompre ... Leur durée de vie n'est pas illimitée.


C'est une notion que n'ont pas intégré toutes les femmes et à laquelle il faut bien réfléchir lorsqu'on met des prothèses mammaires ... Au mieux, une intervention tous les 10 ans ... Voire plus
... 50 à  60% des femmes sont réopérées dans les 5 ans.


L'étude est attendue pour mettre toutes ces informations au clair.



Christine 24/01/2014 00:26

J'ai une idée!!!! invitez Dieudonné au prochain comité de suivi!!! c'est sûr, ça va marcher!

Désolée, un peu de colère...

Victime de prothèses PIP 24/01/2014 11:24



Bravo de garder un peu d'humour malgré la grande colère tout à fait justifiée !



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