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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 11:49

justice

 

Lorsque l'affaire PIP a éclaté en mars 2010, la plupart d'entre nous découvrait avec effarement ce scandale sanitaire sans précédent. 


Or, plus le temps passe et plus les révélations sont nombreuses.

 

Je vous livre un article édifiant écrit par le correspondant du journal les Echos aux USA.

 


 

L'affaire des prothèses mammaires douteuses de PIP (Poly Implants Prothèses) se propage aux États-Unis. Alors que l'association de chirurgiens plastiques (American Society of Plastic Surgeons) tente de rassurer les patientes américaines sur l'interdiction des prothèses PIP depuis mai 2000, des doutes se font jour sur l'étendue de la diffusion de ses produits aux États-Unis. Selon certaines estimations, 300.000 femmes seraient potentiellement concernées dans le monde. La Food and Drug Administration (FDA) avait tiré la sonnette d'alarme sur la conformité de ses produits dès juin 2000, et de multiples questions se posent sur les relations de PIP avec diverses sociétés américaines.

 

« Des plaintes relatives à des implants à base de solution saline reçues par plusieurs pays autres que les États-Unis, qui auraient dû être rapportées à la FDA, ne l'ont pas été », constate la FDA dans une « lettre d'avertissement », en date du 22 juin 2000, adressée au patron de PIP, Jean-Claude Mas. Après inspection du site à La Seyne-sur-Mer, la FDA avait dénombré 11 violations de la réglementation américaine en termes de bonnes pratiques de fabrication, conditionnement et stockage... Elle indique également dans son courrier que 100 plaintes avaient déjà été enregistrées en France depuis janvier 1997. Même si cet avertissement portait sur les prothèses à base de solution saline exportées aux États-Unis jusqu'en 2000, et non sur celles à base de gel de silicone incriminées aujourd'hui, des interrogations subsistent sur la réaction des autorités sanitaires.

 

L'émergence des doutes anciens de la FDA sur la conformité des produits de PIP coïncide avec de nouvelles interrogations sur sa présence réelle aux États-Unis depuis 2000. Selon nos informations, son distributeur exclusif aux Etats-Unis, MediCor, qui a racheté un autre fabricant français de prothèses mammaires, Eurosilicone, en juillet 2004, est aussi dans le collimateur de la justice américaine depuis plusieurs années. Accusé d'une fraude électronique de 97 millions de dollars, son fondateur Donald McGhan, soixante-dix-sept ans, ancien dirigeant de la société immobilière Southwest Exchange, a été arrêté à Las Vegas et condamné à dix ans de prison en septembre 2009.

 

Nombreux recours judiciaires

 

Or, dans l'ensemble des documents adressés à la SEC par la maison mère américaine de PIP, Heritage Worldwide, enregistrée dans le Delaware, MediCor, qui se targuait en 2006 d'être devenu « le troisième fabricant mondial d'implants mammaires » (après les rachats successifs de Biosil et Nagor), avec 95 % de ses ventes hors Etats-Unis, apparaît bien comme le distributeur exclusif des produits de la société varoise outre-Atlantique. En mai 2006, MediCor faisait part de son intention d'entrer sur le marché américain des prothèses à base de solution saline à travers ses accords avec PIP.

 

Ces nouvelles révélations viennent renforcer les interrogations sur la manière dont PIP a opéré depuis plusieurs années aux Etats-Unis, sous l'égide de la société écran Heritage Worldwide, présidée par Jean-Claude Mas depuis 2003. Alors que cette société a fait l'objet de nombreux recours judiciaires aux Etats-Unis (« Les Echos » du 26 décembre) depuis plusieurs années, l'assurance-maladie française (CNAM) vient à peine de déposer plainte contre X « pour tromperie aggravée et escroquerie ».

PIERRE DE GASQUET, Les Echos



 

Un autre article, paru le 26 décembre dernier,  toujours sur les Echos retrace le passé judiciaire de PIP aux Etats Unis (voir ici).

 

Les Echos ont d'ailleurs consacré de nombreux articles à cette affaire. (voir ici)

 

De même sur Santé Log, communauté des professionnels de santé, l'affaire est largement commentée. (voir ici)

 

Au vu de toutes ces informations, il est légitime de se demander pourquoi les autorités françaises n'ont pas réagi plus tôt. 

 

La FDA et l'AFSSAPS étaient elles en relation ? Si oui, pourquoi la France n'a pris aucune mesure depuis 2000 ?

 

L'avocat de PIP, prépare sa défense ... oui, Jean Claude Mas reconnait avoir mis un gel non conforme dans ses prothèses, mais les autorités auraient pu s'en aprecevoir !

 

Où en sommes nous aujourd'hui ?

 

En France, plus de 2000 plaignantes pour "fraude et tromperie aggravée", plainte contre l'AFSSAPS et le TÜV par une association de victimes, une enquête ouverte pour "homicide involontaire", des patientes qui attaquent leurs chirurgiens pour "manquement au devoir d'information", la Caisse nationale d'assurance maladie va déposer plainte d'ici quelques jours au pénal "pour tromperie aggravée et escroquerie".

 

Les affaires PIP n'ont pas fini d'alimenter les chroniques judiciaires

pendant les prochaines années.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP 


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Victime de prothèses PIP - dans L'entreprise PIP
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