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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 22:14

procureurs.jpg

 

Aujourd'hui, nous entrons dans la dernière semaine du procès PIP, avec le réquisitoire des 2 procureurs de la République.

 


 

Ludovic Leclerc, vice procureur, prend la parole.


Il souligne dans un premier temps la qualité des débats en rappelant l'objectif de ce dossier de santé publique : il s'agit de comprendre comment notre société a permis ce type de fraude si longtemps, comment les prévenus se sont arrangé avec leur conscience pour participer à cette tromperie.

 

Ce procès doit permettre la recherche de la vérité, celle des victimes étant difficilement conciliable avec celle des prévenus. Les victimes trouveront les peines trop légères et les prévenus trop importantes.

Il évoque des doutes sur la sincérité des excuses faites en dehors de l'enceinte du tribunal.

Il rappelle les incidents du début pour éviter le procès,

mais ce procès a eu lieu !

 

Le procureur revient sur la genèse de cette affaire : la société PIP, belle vitrine qui a trompé, la découverte de la fraude qui a déclenché une enquête préliminaire très critiquée. La loyauté et l'impartialité du tribunal ont été mises en cause.

Pour lui, l'enquête a été bien faite, le contradictoire a été respecté mais pas bien saisi par les parties, les observations n'ont pas été apportées au bon moment.

 

Pourquoi n'y a -t-il que ces 5 prévenus ?

Le fait qu'il n'y ait pas eu de citations directes valide cette option.

Certains ont évoqué le fait que le TÜV et l'AFSSAPS seraient co-auteurs et complices, mais rien dans le dossier ne prouve qu'ils ont cautionné ni permis cette fraude.

L'AFSSAPS est le "gendarme" de la santé.

Quant au TÜV, aucune négligence ou imprudence n'a été prouvée.

La société PIP n'est pas liquidée et aurait pu être citée, mais il n'y a pas d'argumentaire juridique pour incriminer son assurance.

 

Le choix des prévenus s'est basé sur une responsabilité collective, Mas et ses dirigeants ... "Mas imposait, Couty permettait et les autres exécutaient" selon Monsieur Brinon. 

 

Jean Claude Mas : Sa présence ici est évidente, il a un ego démesuré, il est omniprésent à tous les stades ... Une circulaire interne du 13 janvier 2009 le précise "Une note de service signée Jean Claude Mas, n'est pas une circulaire mais une directive à suivre à la lettre."

 

Le procureur déplore son attitude tout au long du procès. Il qualifie son gel, de "monstre silencieux qui a rongé de l'intérieur les femmes ici et à l'étranger", évoque la frustration de Mas de n'avoir pas été formulateur.

 

Sa rencontre avec le docteur Arion et Mme Lucciardi n'est qu'un petit évènement mais comme l'effet papillon, a produit un tsunami, un scandale sanitaire.

 

Contre la transsudation, une couche barrière est ajoutée en 2001-2002, le gel se désolidarise ... il peut y avoir différents composants dans un même lot, il est fait "à la louche, au toucher, Mas n'est pas un scientifique" a déclaré un employé. Son gel n'est rien, moins que rien et c'est difficile à admettre car c'est de l'autodestruction !

 

Il n'aurait jamais arrêté. En 2006-2007, il a y eu des bénéfices et au lieu d'investir, 2 superbes voitures ont été achetées pour Mas et Couty.

 

Claude Couty : Il est gérant de droit et président du directoire. Certains employés ont parlé de direction bicéphale, Couty-Mas. Il a souvent été alerté mais a toujours opposé des raisons financières pour ne pas revenir au Nusil. Il a libéré le dernier lot, quand Mlle Font a refusé.

 

3 autres prévenus : Ce sont des salariés et des cadres dirigeants. Ils sont complices de l'infraction, obéir à son employeur n'est pas une excuse depuis une jurisprudence de 1874. D'autres décisions ont été rendues depuis. Avoir averti n'enlève pas non plus le caractère délictueux. Il y également complicité par abstention, ne pas s'opposer valide l'infraction. 

 

Loïc Gossart : Élément essentiel, directeur de la production et valide les commandes de matières premières, a accepté les promotions.

 

Hannelore Font : Directrice de la qualité, implication forte, gendarme interne de la société, libère les lots.

 

Thierry Brinon : Atypique, expérimenté, s'est dit piégé, est resté 6 mois sans rien voir. Monsieur technique, travaille sur la baisse du taux de rebuts, il a donc une participation active, le gel n'est pas dissociable de l'enveloppe.. Il aurait du tester la biocompatibilité. Le dossier de conception qu'il a validé est faux puisqu'il ne mentionne pas le gel PIP. Il prépare le dossier de certification pour TÜV pour obtenir la certification et la commercialisation.

 

Pourquoi n'y a t-il pas d'autres prévenus ?  Toute l'usine savait ... mais le procès aurait été ingérable, le nombre a été limité volontairement aux gérants de droits et aux cadres dirigeants. Messieurs Gossé, Gimenez et Burel ont quitté l'entreprise.

 

 

Cette fraude est colossale et a généré tant de malheurs.

Fabriquer des dispositifs médicaux est un choix, les dispositifs médicaux c'est pour le corps humain, la santé ... Ils ont été sourds aux souffrances.

Les femmes ont fait confiance, il y a des règles, obtenir le minimum de risques acceptables.

 

Dans la société PIP, la notion de bénéfice-risque a été réécrite :

le bénéfice pour la société et les risques pour les patientes.

 

Il y a eu un cumul de risques, rien pour la santé tout pour le profit, utilisation d'huiles industrielles, dont personne ne sait comment cela va évoluer dans le temps. Les matières premières n'ont pas été testées, c'est inacceptable.

Il y a des irrégularités dans le processus de fabrication, destruction précoce des implants, diffusion du gel, ganglions ... Monsieur Mas change le stock, Monsieur Brinon tente d'expliquer et Monsieur Couty indemnise ... mais rien ne change !

Chacun a privilégié sa situation de confort ... seule la peur apparaît au moment des audits puis le soulagement revient.  

 

Les prothèses MX sont-elles conformes ?

C'est un gros enjeux financier, certaines victimes seraient écartées, mais il n'y a aucune traçabilité, les procédés de fabrication dépendent des opérateurs.

Or, le dossier de conception, l'assurance qualité, la certification sont identiques pour tous les implants.

 

La dangerosité est niée.

Pourtant, il y a un potentiel de dangerosité majeure démontrée : les réinterventions, les ruptures plus nombreuses et plus précoces, les siliconomes ...

Le danger est défini comme une source potentielle de dommage, les chirurgiens évoquent les complications.

La tromperie aggravée est constituée même si le danger ne se produit pas, seul le risque compte. Il y a atteinte à la santé.

L'OMS définit la santé comme étant un "un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie"

 

Dans cette affaire, il y a l'aspect psychologique avec l'anxiété, la crainte de l'avenir, le préjudice social, les familles, les amis le milieu professionnel sont touchés, et les préjudices corporels, la cour d'appel d'avril 2013 a rendu un avis dans le dossier PIP.

 

Le procureur évoque ensuite les différents rapports sur les conséquences sur l'organisme, les huiles de bas poids moléculaire qui favorisent la transsudation, le rapport du NHS et de Biomatech.

 

 


 

Après une pause c'est au tour de Jacques Dallest d'intervenir.

 

Le procès est un lieu d'expression, la victime extériorise ses souffrances et ses demandes, ce n'est pas un lieu de vengeance. Le mal subit est irréparable, la justice ne délivre pas du mal. 

Les douleurs sont encore présentes et de nouvelles victimes se feront connaître. Les souffrances sont physiques et psychiques.

 

La justice est nécessaire.

 

Cette affaire a une dimension internationale, 71 pays sont concernés, 7445 parties civiles se sont faites connaître à ce jour, dont 2500 étrangères.

 

Le parquet a fait un triple choix :

 

L'infraction de tromperie est reconnue et ne méritait pas une instruction préparatoire. C'est un choix délibéré et assumé afin de permettre aux victimes de voir les prévenus comparaître dans un délai raisonnable.

 

Approfondir les conséquences corporelles et la toxicité du gel dans l'instruction pour blessures involontaires. Le TÜV et l'ANSM n'ont rien à voir dans le délit de tromperie. L'instruction dira s'ils ont une responsabilité pour les blessures involontaires.

 

Enfin, l'aspect mercantile fait l'objet d'une autre instruction pour blanchiment et banqueroute frauduleuse.

 

 

La dangerosité est contestée, mais les prothèses mammaires ne sont pas un produit comme les autres, il doit répondre à des règles strictes de non nocivité pour le corps humain. Une réintervention, la diffusion du silicone, les complications constituent des risques pour la santé.

L'étude Biomatech prouve le caractère irritant et toxique du gel pour l'organisme. Le gel PIP provoque des inflammations et une irritation qui représentent un danger pour la santé.

Les huiles industrielles utilisées n'étaient pas destinées ni testées pour être implantées dans un corps humain. Une employée a déclaré qu'elle avait dit à Brenntag qu'ils fabriquaient des crèmes pour les mains ... Brenntag ne s'est pas montré très curieux !

 

Le procureur se dit consterné par le mépris de la destination finale du produit, aucun n'a pris la mesure que ces prothèses seraient implantées dans le corps de femmes et qu'il se devaient d'être excellents, n'avaient pas droit à l'artisanat, pas de travail "à la louche". 

 

Le produit était français et inspirait confiance ... Tout cela a engendré de l'anxiété, des dépressions chez les porteuses .... l'une d'elle a parlé de Perspective d'Irritation Programmée pour PIP ! 

 

Si la volonté de faire un gel parfait avait prévalu, il y aurait eu recherche de satisfaction intellectuelle, mais seuls les enjeux financiers avaient de l'importance.

 

10€ d'économie par prothèse, soit un million d'euros par an.

 

L'économie de la certification qui aurait coûté plusieurs millions d'euros, le gain à l'exportation surtout en Amérique du sud, Colombie et Vénézuela.

"La France, on s'en fout, çà ne représente que 10% du chiffre et les chirurgiens ne comprennent rien" dixit Monsieur Mas !

 

Où est passé l'argent Monsieur Mas ?

 

Monsieur Brinon, cadre dirigeant, a eu un comportement lâche, il est resté très passif, malgré ses contestations et son expérience, il connaissait les complications, les siliconomes, il a eu une participation active et passive.

 

Monsieur Gossart, dans l'entreprise depuis 1998, a gravi les échelons, sans aucun souci moral, pourtant en 2007, le danger est évoqué. Lors des contrôles, les produits sont cachés dans un camion, le matériel et les preuves sont dissimulés.

En garde à vue, le 13/10/2011, il a fait des aveux accablants : "Nous n'avions pas pris la pleine mesure des dispositifs médicaux, nous n'avions pas de vision sur les patientes ... La prise de conscience a été terrible..."

La fraude n'aurait pas pu avoir lieu sans un directeur de la production complaisant, il a eu un rôle actif dans la fraude.

 

Mademoiselle Font, rentrée jeune elle aussi dans l'entreprise a eu une forte progression. Elle avait un rôle très important, visites du TÜV, libération des lots, qualifie le produit et veut faire du chiffre (dires d'une employée). C'était un maillon actif. Elle a eu un sursaut de conscience fin 2009 en refusant de libérer un lot... une employée dit qu'elle a eu peur !

En garde à vue, lorsqu'on lui demande quel implant elle aurait choisi pour elle, elle répond "un implant Nusil".  

 

Monsieur Couty, le financier aveugle, il ne veut pas voir, ce n'était pas un homme de décision, il a permis la fraude. Il dit avoir eu peur de Mas ... étonnement !

Il a participé à la dissimulation comptable, il avait un rôle majeur dans l'entreprise. 

 

Monsieur Mas, il était dans le commerce, a exercé mille métiers jusqu'à la rencontre avec le docteur Arion. Il n'est pas chimiste, ne connait rien à la biologie ... La cytotoxicité ... il ne connaît pas ! Il n'a que des connaissances empiriques, a des problèmes avec l'alcool.

C'est l'instigateur parfait, le gel c'est son enfant et il ne le renie pas. Il a reconnu la fraude mais il est cynique et son attitude envers les victimes est inacceptable pendant les gardes à vue, pendant les débats, il a été un peu plus humain ... Pas convaincue personnellement !  

 

La fraude a eu lieu avec cette réunion d'individus. Il y a des instituts publics, les distributeurs, 3 associations de victimes et 7445 parties civiles à ce jour.

 

Le procureur demande le rejet de la constitution de partie civile de l'ANSM, qui n'a subi aucun préjudice, si ce n'est un préjudice d'image.

 

Il rend hommage aux femmes présentes et à toutes celles qui n'ont pu ou voulu venir.


Il ne souhaite aucune distinction entre les françaises et les étrangères, ni entre celles qui ont subit une reconstruction après cancer et celles qui ont fait de la chirurgie esthétique.

 

Les préjudices sont réels, les victimes étrangères ont peu de possibilité d'indemnisation.

En France, 30 000 femmes dont 80% de chirurgie esthétique et 20% de reconstruction après cancer, 26% de prothèses défaillantes, 17% d'inflammations.

L'angoisse est profonde, la souffrance est reconnue.

 

Le procureur demande que soit reconnu 2 préjudices :


Les femmes ont été trompées, leur consentement vicié, il y a un préjudice matériel en tant que consommatrices.

Le préjudicie d'anxiété est avéré.

 

Pour les préjudices corporels et autres, l'instruction pour blessures involontaires les prendra en compte.

 

Quant à l'avenir

 

 

Cette affaire a démontré que les contrôles et les procédures de certification étaient insuffisants, il faut faire progresser la réglementation.

Le 16 avril 2013, la loi sur les "lanceurs d'alerte" a été adoptée,(ici) il faudra la faire vivre, afin qu'il n'y ait plus jamais d'affaire PIP. Une "collaboration citoyenne" est nécessaire.

Jacques Dallest regrette que ce procès ne soit pas diffusé sur internet, cela aurait permis aux victimes de suivre les débats. Il faudra envisager ces diffusions dans les procès d'intérêt public.

 

Cette affaire est un scandale sanitaire, il touche une dimension irrationnelle qu'est le sein, avec ce qu'il représente de symboles, (féminité, fécondité ...), c'est un immense gâchis humain, une trahison ... Nous avons assisté à un défilé de "petites lâchetés".

 

Elle a occasionné une perte de confiance envers les chirurgiens, dans les institutions sanitaires, les organismes publics et la puissance publique. 

 

Messieurs Mas et Couty sont coupables de tromperie aggravée et d'escroqueries, les 3 autres prévenus de complicité de tromperie aggravée et d'escroquerie.

 

Peines requises

 

Pour Monsieur Mas, le formulateur fou, l'alchimiste calculateur, méprisant ses victimes :  4 ans de prison ferme et 100 000 € d'amende, avec une interdiction définitive d'exercer dans le secteur médical et de gérer une entreprise commerciale et industrielle.

 

Pour Monsieur Couty, le financier faible et complaisant : 4 ans de prison dont 2 avec sursis et 50 000€ d'amendeavec une interdiction définitive d'exercer dans  le secteur médical et de gérer une entreprise commerciale et industrielle. 

 

Pour Mademoiselle Font, la caution fautive, la garante et la seule femme : 3 ans de prison dont un an avec sursis et une interdiction définitive d'exercer dans le secteur médical ou sanitaire.

 

Pour Monsieur Gossart, le directeur de production complaisant, 3 ans de prison ferme dont 18 mois avec sursis et une interdiction définitive d'exercer dans le secteur médical ou sanitaire.

 

Pour Monsieur Brinon, le technicien aveugle et muet, 2 ans de prison ferme dont 18 mois avec sursis et une interdiction définitive d'exercer dans le secteur médical ou sanitaire.

 

 

Le procureur termine par un citation de Georges Bernard Shaw :

 

" L'humanité serait depuis longtemps heureuse si les hommes mettaient tout leur génie non à réparer leurs bêtises, mais à ne pas les commettre".

 

 


 

Que penser de ces peines requises ?

 

Évidemment, aux yeux des victimes, elles sont insuffisantes ... Le maximum, dans cette procédure pour tromperie aggravée, était de 5 ans, il n'a pas été requis, pourquoi ? C'est une grosse déception !

 

Il faut bien graduer les peines en fonction des responsabilités de chacun, mais même 5 ans pour tous n'auraient pas été acceptable ... cela ne fait que quelques minutes par victime.

 

De plus, pourquoi ne pas avoir obligé ces prévenus, reconnus coupables, à nous indemniser ... ils vont retravailler à leur sortie de prison, les euros qu'ils gagneront nous reviennent de droit, ainsi nous serions sures qu'ils ne nous oublient pas ! 

 

Et l'avenir ?

 

Nous aussi, nous devons y penser, nous devons continuer notre lutte judiciaire, ce procès n'est qu'une étape, celui pour blessures involontaires est en cours d'instruction et devra établir les responsabilités tout au long de la chaîne et reconnaître tous nos préjudices.

 

Nous devons obtenir la mise en place rapide de l'enquête de suivi médical à long terme de toutes les femmes explantées.

 

Un autre combat est à mener, celui des mises sur le marché et des contrôles et certifications de tous les dispositifs médicaux pour qu'il n'y ait plus de nouvelle affaire PIP.

 

Nous devons rester mobilisées et faire que la fin de ce procès ne nous fasse pas retomber dans l'oubli, parce que, quoi qu'il en soit, nous, les victimes sommes condamnées à vie et pourtant, nous sommes innocentes. 

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 


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commentaires

Victime de prothèses PIP 23/05/2013 14:01

Bonjour Steph,

Je ne remets pas en doute son honnêteté ni n'exonère son prédécesseur, mais personne ne l'a obligé à rester.

J'ai moi aussi perdu mon travail à cause de cette prothèse !

Stef 22/05/2013 23:12

D ou les prévenus vont continuer à travailler? C est n importe quoi. Pour l instant ils ont interdiction d exercer leur profession . Quelqu un peut me dire ce qu on fait à 53 ans quand on a
toujours travaillé que dans le médical? On fait quoi? On va au restau du cœur ? Thierry Brinon à alerte sa hiérarchie, que pouvait il faire de plus ? Sa peine est lourde , injuste et injustifiée
compte tenu de sa fonction. Il était directeur R et D , pas a la production ni à la qualité. Par contre la démission de son prédécesseur est honorable. Mais où va t on ? Dans quel monde vit on ?
Thierry Brinon est honnête, professionnel, qui a toujours exerce son metier avrc passion. Il est tombe dans un traquenard .

Victime de prothèses PIP 18/05/2013 23:06

Bonsoir à toutes,

Tout d'abord, merci de votre soutien.

Je comprend tous vos reproches sur ce procès, nous savions qu'il ne serait pas complètement satisfaisant, mais il a eu lieu et notre statut de victime est reconnu.

Ce n'est qu'une première étape, nous ne baisserons pas les bras.

Il nous faut obtenir le démarrage de l'enquête de suivi prévu pour toutes les femmes porteuses de ces implants frauduleux.

Ensuite, la mise en place des registres de porteurs d'implants ou de dispositifs médicaux ainsi que la révision des directives européennes en matière de certification des dispositifs médicaux.

Encore beaucoup de travail et de patience, mais nous ne lâcherons rien.

Je compte aussi sur vous pour continuer à vous mobiliser afin que nous ne retombions pas dans l'oubli.

bricourt 16/05/2013 11:57

C'est une honte 5 ans dans une vie c'est quoi?? Et nous les victimes nous sommes condamnées à vie, nous sommes innocentes, notre angoisse est profonde et que fait t'on de la souffrance morale et
psychologique, le procès n'était même pas retransmis sur internet, nous avons quelques informations par ci et par là, grâce a certains sites, bref !!!!!! que de la colère et de la déception.
Un scandale sanitaire gigantesque, dire aussi que les chirurgiens esthétiques n'ont fait aucun tarif par rapport a cette erreur qui les concernent car même, vu que les prothèses PIP étaient moins
chère que les autres. Moi je suis dégoutée de toute cette affaire. Merci a tous les avocats et les associations pour vôtre défense.

Claire Moraies 15/05/2013 23:36

Merci Joëlle pour tous les comptes rendus, qui nous ont permis de suivre de "loin" le procès. Merci de faire le lien entre nous toutes, restons vigilantes et gardons confiance même si tout nous
montre que c'est difficile d'être confiant.Les peines sont faibles, mais espérons que le procès restera gravé dans leurs esprits et que tous les témoignages les poursuivront jours et nuits !

Chapuis 15/05/2013 20:54

Vos résumés étaient très complets et je vous en remercie.
Maintenant,il va falloir veiller à obtenir la mise en place rapide de l'enquête de suivi médical à long terme de toutes les femmes explantées et veiller à l'application de nouvelles normes de mises
sur le marché et de contrôles et certifications de tous les dispositifs médicaux pour qu'il n'y ait plus de nouvelle affaire PIP, pour cela, il faudrait mettre en place un laboratoire indépendant
car l'ANSM ne sera jamais à la hauteur de la tâche.
En fait, il faudrait créer un fichier de toutes les femmes porteuses d'implants, de toutes les marques utilisées en France afin d'avoir une idée précise des implants les plus solides jusqu'à ceux
qui posent le plus de problèmes et ainsi pouvoir faire remonter jusqu'aux différents fournisseurs, les problèmes récurrents.Si rien ne change, par exemple, la société devra être obligée de stopper
sa production.

LA COLEREUSE 15/05/2013 19:35

Au vu de l’annonce des peines, c’est la colère !!!!
Nous pensons toutes que ce n'est pas assez, c’est clair !!!
Si l'on ne compte que les victimes françaises : 30 000 victimes, 4 ans de prison ferme pour MAS cela fait tout juste un peu plus d'une heure de prison pour chacune des victimes.
Et pour les 300 000 victimes dans le monde cela fera : 7 MINUTES DE PRISON PAR VICTIME!!!!!
Et encore, si les peines requises par le procureur sont acceptées, il se peut que cela soit moins attention…..et avec les remises de peines........
Pour MAS ces 10 ans de tromperie, ce sont 3650 jours ou il s’est levé tranquillement, jouissant d’une confortable vie, voyageant, pensant à ce faire du pognon encore et encore, nous méprisant au
plus au point !!!!

Au cours du procès, il a bien était fait mention que son gel était composé d’huile à usage industrielle, et j’en passe, le procureur a dit lui-même, « je suis consterné »
Les dispositifs médicaux sont répartis en quatre classes dénommées : classe I, classe II a, classe II b et classe III (article R5211-7 du Code de la Santé Publique), selon leur niveau de
risques.
La classe I (faible degré de risque)
La classe IIa (degré moyen de risque)
La classe IIb (potentiel élevé de risque)
La classe III (potentiel très sérieux de risque)
Exemples de dispositifs médicaux de classe III : stent coronaire actif, prothèse de hanche,...
Le procureur Jacques DALLEST à affirmer hier au cours de ses réquisitoires que les prothèses mammaires en gel de silicone étaient dans la classe III soit : potentiel très sérieux de risque.
Il a aussi entendu la souffrance des femmes.
Plus de la moitié des porteuses de PIP en France, ne se sont pas fait réopérées faute de moyen financier, et que fait l’état ?
Ha oui, un procès hors norme qui a coûté 800 000 €uros soit 26,66 €uros par victime (française).
C’est tout ce que nous valons pour la justice française !!!
Rien n’a était dit pour toutes celles en attente d’explantation qui n’ont pas les moyens de se faire réopérées.
A été évoqué le préjudice commercial et le préjudice d’anxiété, sans donner plus d’information.
Mais en attendant…….
A quoi les condamne-t-on toutes ces femmes ?
A quoi devons nous nous attendre au second procès pour « blessures involontaires » ????
La présence d’un avocat sera indispensable dans ce procès, beaucoup de femmes n’ayant pas les moyens de se faire explanter, elles n’ont encore moins les moyens de se payer un avocat.
Aucun effort de la part des chirurgiens…..
Oui Monsieur .DALLEST :
" L'humanité serait depuis longtemps heureuse si les hommes mettaient tout leur génie non à réparer leurs bêtises, mais à ne pas les commettre".
Mais la justice elle, elle est fondée sur la reconnaissance et le respect du droit, et dans le procès PIP ou sont les droits et le respect des victimes au travers des peines prononcées?
LA COLEREUSE

Annie MESNIL 15/05/2013 19:30

Je suis entièrement d'accord avec toi et tu le sais !
Restons dignes, il n'est pas utile de "hurler avec les loups". Ce réquisitoire correspond à peu près à ce que nous envisagions dans le cadre de cette procédure pour "Escroquerie et tromperie
aggravée"... le "gros morceau" est à venir !

Georgette 15/05/2013 17:15

je suis Outrée ! mr mas ( je ne l'écris pas en Majuscule ) " il ne le mérite pas "
100 000 euro d'amande ? c'est quoi ça !! cela ne représente même pas 1 centime d'euro par victimes ! et même pas le Franc symbolique ? y en aura pas assez pour les resto du coeur !!! quelle honte "
après que toutes ses femmes qui ont raconté leurs souffrances ? et il se plaint d'avoir 1800 euro de retraite es-ce qu'il sait qu'il y en a de ces victimes qui ne l'on pas !!! et pour se soigner on
fait des sacrifices , si elles ne l'avais pas fait il n'aurait rien gagné ...... Enfin la justice n'est pas pour tout le monde pareil , et peut être cela irait trop loin ...
5 ans c'est aussi bien peut , c'est avec " a vie " et sans remises de peine à son âge c'est tout ce qu'il mérite !
JOELLE un Grand MERCI pour nous tenir au courant
GG

Michèle Foulain 15/05/2013 13:38

Merci Joëlle de nous avoir si bien représentées, ce procès est décevant mais nous nous en doutions...
Regardons, à présent, vers l'avenir.
Nous devons nous préparer pour la seconde manche qui, espérons le, nous rendra enfin! justice
On a perdu une bataille mais pas la guerre !!!!!!

Als 15/05/2013 11:55

Merci Joëlle pour tous tes comptes-rendus et ta pugnacité.
Ne rien lâcher tout en étant digne.
Bravo et merci encore

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