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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 22:40

proces-pip.jpg

 

 

Encore une journée difficile pleine de révélations incroyables !

 

Nous débutons la journée avec un témoignage de Victime, Madame Gaudy, elle a subit une reconstruction à la suite d'un cancer. Sa prothèse PIP a "éclaté". Elle raconte devant une salle attentive et respectueuse ses souffrances.

 


Alban Gossé, ingénieur en matériaux se présente à la barre. 

Il a été employé de PIP de 1997 à 2006.

Il intègre la société dans le service recherche et développement, à la suite de ses études en 1997, encore un jeune diplômé !

Il constitue le dossier technique pour la certification des prothèses pré-remplies de sérum physiologique. 

Entre 1997 et 2001, les prothèses au silicone sont remplies de gel "maison" pour l'étranger.

 

Le gel utilisé en production, n'est pas celui homologué qui figure dans le dossier technique. Il est en désaccord avec Jean Claude Mas mais le service recherche et développement est en début de chaîne. C'est le service production qui achète les produits, fabrique et expédie les prothèses.

 

Rien de factuel sur la nocivité des prothèses, mais important problème moral.

 

En 2003, il veut quitter l'entreprise, mais un nouveau directeur général arrive et il espère que tout va peut être changer.

En 2004, aucun changement n'a eu lieu et il prévient Monsieur Mas qu'il veut partir. Ce dernier lui répond "qu'il va vendre des pizzas dans un camion" !

 

Fin 2004, on lui propose de devenir directeur technique, il accepte en pensant être écouté ... mais 6 mois plus tard toujours aucun changement. Étant en conflit permanent, il demande à Monsieur Couty de le licencier, ce qu'il accepte, mais lui demande d'attendre d'être remplacé. 

 

Janvier 2006, il est licencié et part 3 mois plus tard.

 

Il a mis du temps à trouver du travail, intègre une start-up qui s'occupe de développement de dispositif médical fin 2006 où il reste 5 ans. Puis crée sa société de conseils pour dispositifs médicaux où il forme à l'importance des normes et des réglementations.

 

Cet homme reconnaît que Mas a de l'expérience et avait raison sur les choix techniques. "C'est la pratique qui rencontre la théorie". Mas est très persuasif et il pensait pouvoir le faire changer d'avis. 

 

Il avoue ne pas avoir prévenu les autorités sanitaires, parce qu'il n'avait pas eu de preuve de la nocivité du gel et qu'il y avait 120 salariés, que c'était trop lourd à porter.

 

La présidente lui demande si le gel PIP était homologable. Il ne sait pas. Il n'a pas audité les matières premières pour se prononcer sur la répétabilité, la maîtrise de la production et la stabilité du gel.

 

Pour lui, la couche barrière a été ajoutée pour une nouvelle gamme supplémentaire, il ne se rappelle pas d'une raison technique précise.

 

Il a eu un entretien avec son successeur Monsieur Brinon, mais n'a rien dit et une fois parti a coupé les ponts et ne s'est plus informé du devenir de PIP.

 

 


 

Maître Simon Laure, liquidateur judiciaire est ensuite entendu.

Un malentendu est soulevé sur 2 citations, une comme témoin et l'autre arrivée hors délai par Allianz, jointe au fond 

 

Il explique dans un premier temps ses missions : il procède aux licenciements du personnel, réalise des actifs pour payer les créanciers. Son interlocuteur au sein de PIP est monsieur Couty.

 

Il précise à la demande d'un avocat que la société a une existence légale qu'elle survit pour les besoins de la liquidation et peut être citée en justice.

 

Il n'est pas informé des luttes dans l'entreprise.

 

La société est propriétaire de biens, le mandataire cherche des acquéreurs et le juge ordonne ou pas la cession des actifs.

 

Il y a eu une tentative de reprise par Gem Care qui n'a pas donné suite.

 

Il n'y a pas de nettoyage pour la visite à la suite de l'occupation de l'usine par les employés. Le commissaire priseur en charge de l'inventaire n'a pas la possibilité de garder l'usine et les stocks ... Par contre une société d'archivage a été mandatée et des copies de sauvegarde ont été faites à partir des ordinateurs.

 

Les réponses faites à l'AFSSAPS à propos des "écarts" signalés n'ont pas été faites par les personnes compétentes signale un avocat de la défense.

 

 


La présidente, le procureur ainsi que les avocats des parties civiles et de la défense vont interroger les prévenus sur différents thèmes : le remplissage des prothèses, l'origine du gel, les incidences financières, les modifications en 2005 pour les prothèses MX, la couche barrière, le gel PIP2 en 2008, la libération des lots par Mademoiselle Font en novembre 2009 et pourquoi la fraude a duré.

 

 


 

Hannelore Font 

 

Remplissage des prothèses

Depuis 1992 implants remplis de gel PIP.

En 1997, première certification.

En 2001 autorisation des implants remplis de gel de silicone en France. 2001, 2002, quelques lots en Nusil pour la France.

Dès 2002, que du gel PIP  jusqu’en fin 2005.

Début 2006, Nusil pour MX décidé en Comex.

"Elle souhaitait que la fabrication soit conforme pour toutes les prothèses, mais c’est compliqué financièrement donc sera fait par étape : MX et asymétriques texturée en janvier 2006, lisses en 2007 et texturées en 2008."

"Monsieur Couty est président du directoire en 2005, Monsieur Mas est moins présent. Il est d’accord, mais pas d’engagement écrit ni d’échéancier." 

Comment s’assurer que les MX sont bien remplies de Nusil ? "Pas de moyen formel de s’en assurer, voir avec monsieur Gossart qui lançait la production."

 

Incidence financière

Le prix de revient est de 10€ supérieur pour le Nusil.

Prix de vente moyen d’une prothèse 100€, mais pas en France.

L’huile Brenntag, dix fois moins chère.

Les enquêteurs ont calculé une économie de 1 676 000 € en 2009.

"Monsieur Couty est d’accord, mais Monsieur Mas non, pour les problèmes financiers."

 

Couche barrière

Instituée en 2001 ou 2002 par Mas, retirée début 2007 par Monsieur Mas.

Quel était son rôle ?  Selon elle, pour limiter les suintements.

 

2008, gel PIP2

"Pas grand chose à en dire, Monsieur Mas a vu avec un ingénieur R et D, il a donné les directives pour modifier la formulation."

C’est technique et elle ne sait pas, mais en garde à vue, elle avait déclaré que Monsieur Mas l’avait fait suite aux signalements de matériovigilance à partir du lot 34408 pour les lisses et les texturées.

 

Novembre 2009 

Réunion des cadres d’entreprises et responsables de services (administratifs, techniques, commerciaux …). Ils décident de s’opposer à la direction à propos du gel PIP.

Monsieur Couty est informé, il organise une 2nd réunion avec les cadres dirigeants et Mas. Il faut cesser d’utiliser le gel PIP suite aux difficultés signalées par les commerciaux, il y a des doutes sur l’origine des problèmes.

"Monsieur Mas s’oppose et ne veut rien entendre et refuse de mentionner le gel PIP. Il revendiquait son gel et maintenant refuse d’en parler."

 

Libération des lots

Au cours de cette réunion, Monsieur Gossart demande à Monsieur Mas qui est responsable s'il y a des problèmes ? "Mademoiselle Font et Monsieur Couty, elle a signé les lots depuis juin 2004"

Donc, à partir de cette date, elle refuse de signer les lots.

Monsieur Couty propose de faire un document pour la dédouaner depuis la libération des lots et la dégager de toute responsabilité. Monsieur Couty signera à sa place.

L’adjointe de Mademoiselle Font craint des risques pour les patientes surtout pour les TX.

Mademoiselle Font espérait que l’entreprise passerait en redressement judiciaire en décembre, mais le tribunal maintient la procédure de sauvegarde.

Elle n’a rien dit à l’AFFSAPS en décembre 2009 concernant cette décision de ne plus signer la libération des lots.

Dans les échanges de mails entre L’AFFSAPS et Mademoiselle Font, seul le Nusil est mentionné.

Les proportions de Nusil n’étaient pas respectées.

Le dossier de lot contient les enregistrements de tous les paramètres de fabrication, une page est signée par elle dans le dossier remis à l’AFSSAPS.

Ce dossier était établit avant son arrivée … ne semble pas savoir ce qu’elle signe !

"Elle a souhaité ne pas bloquer le dossier TÜV pour garder le marquage "CE" afin de ne pas empêcher la commercialisation."  

 

Pourquoi cela a duré 10 ans ?

Même plus, depuis 1997 !!! c’était une "culture d’entreprise".

Le procureur nous dit que Mademoiselle Font est marraine de la fille de Monsieur Gossé qui a démissionné … Pourquoi ne pas l’avoir suivi ? Pas de réponse !

 

Au cours de sa garde à vue, on lui a demandé quel implant elle aurait choisit pour elle : elle répond, "un avec du gel Nusil, parce qu'il était réglementaire !"

Elle a succédé à Monsieur Burel, partit à la retraite selon elle. Lui dit avoir été licencié  parce qu’il s’opposait à cause du gel … c’est lui qui l’a informée.

 

Monsieur Burel apparaît dans l’organigramme d’une nouvelle société "France Implant Technologie" avec Nicolas Lucciardi, le fils de Monsieur Mas, et Damien Gimenez, ancien directeur de production. Ce dernier est revenu après sa retraite comme consultant pour rentabiliser la production. Elle pensait y travailler ...

"Ils étaient tous informés."

 

 


 

 

Monsieur Gossart

 

Remplissage des prothèses

"Le mélange de Nusil et de gel PIP ne réticule pas, donc impossible de les mélanger." 

Directeur de la production depuis le 1er septembre 2006.

3 à 4 mois pour arrivage du Nusil, 2 mois après la commande.

Lots spécifiques en Nusil pour la France et PIP pour l’étranger.

Au départ, aucun souci moral. En 2007, premières ruptures.

Dès novembre 2005, il voulait  se mettre en conformité … passage au Nusil en janvier 2006 pour les MX et les asymétriques.  

Monsieur Couty est d’accord mais il faudra convaincre Monsieur Mas.

En janvier 2006, MX et asymétriques en Nusil.

 

Couche barrière

Intégrée lors de la réintroduction du gel en 2001, pas dans le dossier de conception.

Avant 5 couches semi-barrières du fait des produits utilisés.

Supprimée en février 2007, trop de rebus, coulures, hétérogénéité de l’épaisseur de l’enveloppe, essai sans couche barrière.

 

2008, gel PIP2

"Je travaillais sur le passage au Nusil avec Monsieur Couty alors que Monsieur Mas étudiait le passage au PIP2.

Un chirurgien le docteur Richard Abs, nous parle de liquéfaction du gel en venant à l’usine en 2008. Je lui fais visiter la salle blanche."

En mars 2008, Monsieur Mas reconnaît les problèmes avec le gel et notamment  sa tenue dans le temps. Il passe au PIP2, plus dur au toucher (changement de proportions dans la fabrication) avec Monsieur Isa.

 

"Il a souhaité quitter l’entreprise mais son licenciement a été refusé, n’a pas démissionné, cherchait du travail, était d’ailleurs en entretien d’embauche lors de la visite de l’AFSSAPS."

 

"Le gel Nusil a plus d’huile résiduelle, moins de monomères.

Il y a plus de transudation avec le gel PIP, donc augmentation des siliconomes mais pas de fragilisation de l’enveloppe selon lui.

Le gel Nusil n’est pas reconstitué selon les directives de Nusil mais en accord avec eux, mais pas en accord avec le dossier de conception" : Double non-conformité, proportions et enveloppe, en plus du gel !

 

Au cours des 3 auditions, il reconnaît l’augmentation des ruptures mais pas le danger du gel PIP.

C’est en 2007 qu’il a pris conscience du danger car il est informé de la présence de siliconomes par le service retours. Il signale que seule Mademoiselle Font déclarait les incidents à l’AFSSAPS.

 

Est-ce que la promesse de repasser au Nusil était fiable compte tenu des difficultés financières car le CE refusait les licenciements ?

"Gel PIP hors d’Europe, il souhaitait repasser au Nusil en Europe pour "sécuriser" la zone Europe" … Pourquoi "sécuriser" si pas de danger ? "Juste pour une affaire réglementaire ! "

 

Le dossier de lot de production a été remis à l’AFFSAPS en accord avec ceux qui étaient présents lors de la visite, personne ne s’est opposé.

 

Monsieur Isa, a déclaré que les mélanges étaient fait à "la louche". Monsieur Mas n’est pas un scientifique, il y avait des essais pour mélanger Nusil et gel PIP … Amateurisme et imprécision de fabrication … pas seulement problème moral, mais respect des procédures.

 

Il y avait 60 personnes à la fabrication. Monsieur Gossart avait 1 adjoint, Monsieur Favazzo, et 3 chefs d’équipe.

 

"Monsieur Favazzo a été "formé sur le tas", il est passé à tous les postes et pouvait gérer les chefs d’équipes car il avait été chef d’équipe lui même."

Il a déclaré lors de son audition qu’il y avait des étiquettes roses et de blanches sur les cuves, car les opérateurs pouvaient se tromper.

"Monsieur Gossart répond qu’il y avait 2 systèmes de remplissages, PIP à gauche et Nusil à droite."

 

Le gel est-il dangereux ? Pour lui, "le danger c’est l’explantation et la réintervention plus les siliconomes."   

 

 

Comex du 18 novembre 2005

Décision de passage au Nusil pour MX et asymétriques et tout Nusil en 2008.

"Il confirme que les MX sont remplies de Nusil à partir de 2006."

"Monsieur Brinon a été mis au courant à la fin de sa période d’essai par Monsieur Couty au cours d’u repas avec Monsieur Gossart, il voulait aussi du tout Nusil.

Monsieur Couty a refusé le départ de monsieur Gossart car il est compétent et veut aller dans le bons sens."

 

 


 

 

Monsieur Brinon

 

Remplissage des prothèses

"L’enveloppe n’était pas conforme.

Aux USA, le gel de silicone entraînait des siliconomes et il était question de maladies auto-immunes à long terme.

Le gel de silicone a été réintroduit à condition qu’il n’y ait pas d’apparition de maladie et l’arrêt de la migration des huiles qui génèrent inflammation et siliconome. Mais augmentation du prix de revient pour tous les fabricants pour obtenir ce gel plus cohésif.

 

En 2001, réintroduction des gels à condition de respecter ces modifications. En réutilisant le gel maison, PIP savait qu’il ne respectait pas la nouvelle règle."

 

Couche barrière

Selon lui, "en 2001 2002, la couche barrière n’est pas mise dans un but commercial, çà augmentait les rebus et le prix de revient, mais pour limiter la transudation."

 

Analyse aujourd’hui : "Lorsqu’il arrive il entend parler de ruptures, de transudation et de siliconomes, mais les ruptures sont un phénomène récurrent chez tous les fabricants. Chez PIP, ruptures avec le sérum physiologique et les gel de silicone.

Cependant, les chirurgiens se plaignent des complications loco-régionales des prothèses. Il a un doute et va voir une explantation.

 

Gel PIP2

"En 2008, Monsieur Mas lui demande de modifier la formule, il refuse.

Monsieur Mas donne l’ordre à Mustapha Isa en le contournant."

 

"Pour sa part, il fait un essai sur le relargage des huiles avec le gel PIP et le Nusil. Beaucoup plus important avec le gel PIP."

 

Pourquoi cela a duré 10 ans ?

"Il pense que le gel PIP ne serait jamais arrêté.

L’argent des bénéfices, au lieu d’être investi en R et D pour passer au tout Nusil, sert à acheter 2 superbes voitures pour Monsieur Mas et Monsieur Couty.

Or, il estime que les coûts non validés et la maîtrise des dépenses auraient permis, avec les économies générées, d’absorber le coût du passage au Nusil." 

 

"Il n’avait pas confiance en Monsieur Couty, ce n’est pas un homme de décision et il a permis la fraude.

Le directeur de production n’était pas compétent et ne s’est pas opposé, mais s’il avait été licencié, un autre aurait repris."

 

L’avocat du TÜV l’interroge : Monsieur Mas a pris conscience du risque et admet le problème qu’il connaissait dès la réintroduction du gel. "Le gel PIP relargue de l’huile et il demande à changer la formule en 2008. En utilisant ce gel, Monsieur Mas a pris un risque sanitaire."

 

L’avocate de l’AFSSAPS : Vous avez rencontré les inspecteurs de l’ AFFSAPS, un dossier de lot a été remis, vous n’avez pas dit à l’expert que les documents étaient mensongers.

"Il reconnaît qu’il connaissait les risques pénal et sanitaire. Monsieur Mas a dit aux inspecteurs que le directeur technique faisait des essais sur l’huile de silicone pour expliquer la présence des fûts de Brenntag. Pendant qu’ils se rendaient sue le site Monsieur Mas l’a appelé ne lui demandant de confirmer. Il a refusé et les a renvoyé sur ceux qui avaient cautionné pour qu’ils se dénoncent eux-mêmes."

 

"Il avait recruté une personne pour travailler sur les rebuts et la non qualité qui étaient importants."

Cette personne est partie et a déclaré que cela s’était mal passé. Monsieur Brinon répond "qu’il n’a pas pu atteindre ses objectifs car l’environnement n’était pas favorable. Les directeurs de la production et de la qualité n’ont pas accepté son arrivée. Le projet n’a pas pu fédérer. Il voulait réduire les coûts de non qualité, faire des économies et passer au tout Nusil."

 

Concernant la gravité pénale

"L’entreprise était bâtie sur un mensonge … Il a parlé à Monsieur Mas de la clinique du sport pour lui faire peur et le convaincre."

"A posteriori, il pense que le changement de gel n’aurait jamais eu lieu !"

Pour lui, "ceux qui ont mis en place cette fraude, direction générale, Claude Déji, directrice de la qualité, Mademoiselle Font, celui de la production, Monsieur Gimenez, celui R et D, Monsieur Gossé (Loïc Gossart a pris le relais) et Monsieur Mas sont les responsables et ils ne sont pas sur le banc des prévenus.

Il a tenu la direction technique de 2006 à 2010, gagnait plus de 5000€ par mois et se démarque de Messieurs Couty et Mas."

 


 

 

Monsieur Couty

 

Remplissage des prothèses

Il voulait améliorer la qualité de l’entreprise et a commandé un rapport à la société Anabase, sur le niveau de qualité de l’entreprise. Cette société avait suivi PIP pour les études cliniques aux USA.

"L’audit a été mené sur les service qualité, R et D, méthode (Mademoiselle Font, Messieurs Gossé et Gossart). Il en ressort que le personnel est compétent.

Il fallait se détacher du fondateur Monsieur Mas et s’attaquer au gel.

Comex n° 8 en 2005, MX et asymétriques en Nusil dès 2006."

 

Couche barrière

Il a lu et entendu parler lors du Comex, cause des rebuts. Monsieur Mas la supprime en 2007.

 

Libération de lot en 2009 

Altercations pendant les réunions. Mademoiselle Font ne voulait plus signer à cause des remontées alarmistes. "Il a signé un lot de prothèses lisses pour le Vénézuela pour payer le salaire des salariés en décembre 2009."

 

"Il assume la fraude et confirme en avoir tété informé en 2005."

 

Incidence financière

"Concernant l’achat de voitures : un prêt de 50 000€ pour la voiture de Monsieur Mas et un leasing de 600€ par mois pour la sienne."

 

"Les TX revenaient à 42€ et les MX à 52€. 80% pour l’export, revendues 100€ pièce à l’étranger, 20% pour l’Europe."

 

Le Nusil acheté de 2005 à 2009 était pour les MX. Quand il n’y avait plus de Nusil, on fabriquait des TX avec le gel PIP. Les commerciaux attendaient car il n’était pas possible de mélanger le Nusil et le gel PIP.

Il reconnaît la gravité des faits.

 

Avocat de l’AFSSAPS : Vous avez signé le lot du 30/12/2009. Vous reconnaîssez qu’il n’était pas conforme ? "Oui."

Qui a décidé de faire des faux documents ? "Ils existaient avant son arrivée !"

 

Procureur : Monsieur Gossart exécutait les ordres de Monsieur Couty selon Monsieur Brinon, vrai ou pas ?

"La ventilation entre Nusil et PIP se faisait en fonction du chiffre d’affaire. Les MX étaient fabriquées en fonction des demandes, surtout en France. Accord pour achat des matières premières en fonction de la trésorerie."

 

Indemnisation des patientes : Fin 2008 début 2009, beaucoup de demandes. "Mis en place à cause de l’augmentation du nombre de ruptures."

 

"Sur les 3 dernières années, 70% de gel PIP, selon Mademoiselle Font. C’est un échec, il libère le lot alors qu’il connaît le problème, mais il fallait payer les salaires."

 

La présidente : Pourquoi une démarche qualité alors que le gel n'est pas conforme ?

"Voulait une démarche qualité pour changer le gel d’après les cadres. En 2006, ils voulaient passer au tout Nusil en l’absence de Monsieur Mas, mais impossible au niveau de la trésorerie qui est très tendue."

 

La commande de Brenntag fin décembre 2009 dont à parlé Malika Bouzian n’a pas été validée. Elle a été faite par l’adjoint de Monsieur Gossart.

 

Monsieur Couty précise "qu'il a donné son accord à Monsieur Brinon pour recruter un collaborateur qualité."


 


 

 

Monsieur Mas

 

Remplissage des prothèses

"Difficile de remplacer le gel PIP par du Nusil, différence au niveau des tests de pénétrabilité. Pas possible de mélanger les 2, çà ne prend pas.

Erreur au remplissage impossible."

 

"Janvier 2006 MX et asymétriques en Nusil, les anatomiques étaient déjà au Nusil depuis 2005."

 

25% de Nusil et 75% de gel PIP : déclaration en garde à vue.

"MX en France, c’est une nouvelle gamme, à l’export plus chères donc n’en vendait pas."

 

"Il maintient que le gel PIP n’est pas dangereux. Il précise même à une avocate qu'il en reproduirait si c'était possible ! 

Il explique qu’il est perfectionniste et que les modifications étaient pour améliorer les prothèses."

 

Incidence financière

60 à 70 000€ pour indemniser les patientes … pourquoi si le gel n’est pas dangereux ? "Normal, c’est la garantie. 3 paires de prothèses gratuites au distributeur pour indemniser jusqu’à 5 ans, une seule paire à 10 ans."

 

Le téléphone de Monsieur Mas sonne, c’est la deuxième fois ! Il fait celui qui ne sait pas s’en servir …

 

"Il reconnaît la fraude et a signé une lettre à l’AFSSAPS."

 

"Il en profite pour demander aux patientes de l’excuser lui et la société PIP…"

 

"En 2001, toutes les prothèses étaient remplies de Nusil ... Il avait des problèmes et est repassé au gel PIP."

 

Encore son téléphone !!!

 

Maître Courtois : L’audit du 29/08/05 transmis en septembre 2005. Le rapport de Paul Delorme : "Il parle de pseudo études et de pseudo protocoles. Il berne les chirurgiens et prédit de sérieux ennuis à court terme."

Le gel a une  meilleure cohésivité, c’est un argument de vente ?

Monsieur Mas a fait une expérience, couper une prothèse en 2 dans un congrès pour montrer la cohésivité du gel. Une commerciale n’a pas pu reproduire l’expérience … Réponse de Monsieur Mas, "elle est  maladroite ou je suis prestidigitateur !"

 

Ne disait pas que ce n’était pas du Nusil, il a trompé aussi les chirurgiens. 

 

AFSSAPS : Ordres donnés quand AFSSAPS et TÜV viennent ; "Je donne l’ordre et tout le monde savait ce qu’il avait à faire, les containers étaient cachés" Ordre de tout dissimuler.

 

TÜV : Mademoiselle Font et Monsieur Couty  reconnaissent l’escroquerie en vers le TÜV et vous ? "Prématuré, on verra demain" !!!

 

Procureur : Vous étiez le seul frein au passage au tout Nusil ?

"Il n’était pas seul, mais n’a pas le moindre doute sur son gel."

Qui vous a alerté sur la dangerosité du gel ?

"C’était collégial, mais je ne me souviens pas. Je voulais devenir formulateur. 

C’était argumenté par l’angoisse par rapport à l’AFSSAPS et le TÜV, une peur réglementaire."

 

Il est allé au bloc opératoire : "Je pense aux victimes, je pense à elles !"

 

"Les prothèses mammaires implantables, c’est un dogme, le corps étranger n’est pas accepté, il est toléré. Le corps va essayer de le dégrader en formant une capsule pour l’entourer. Toutes les prothèses donnent des capsules et des siliconomes"

 

En 1983, pas de réglementation, pas de problème … La réglementation est-elle un problème ?

 

Avocat de Monsieur Gossart : Altercations fréquentes, "pas favorable de le passer en production alors qu’il était en méthode à la place de Monsieur Gimenez."

 

Avocat de Monsieur Brinon : Vous travailliez sur le gel PIP2 avec Mustapha Isa. Monsieur Brinon a fait des tests de relargage du gel. "Il n’est pas d’accord sur la méthodologie, il n’a rien prouvé !"

 

Avocat de Monsieur Couty : Pourquoi n’êtes vous pas arrivé à passer au tout Nusil ?

"MX vendues plus chères. 80% des ventes se faisaient en zone dollars et le dollar a chuté."

Vous avez été un obstacle à ce plan. "J’ai été violé en 2005 !"

 

Tests

Mademoiselle Font a affirmé qu’il n’y avait pas de tests sur le gel PIP en dehors du système qualité.

"Malika Bouzian a été traumatisée quand l’AFSSAPS est venue, elle n’a pas trouvé les tests de biocompatibilité."

Messieurs Gossart et Couty disent avoir entendu parlé des tests sans les avoir vus. Pour Monsieur Gossart les tests n’étaient pas validés.

 

 


 

Cette journée nous a montré une société constituée de cadres dirigeants , tous au courant, incapables de prendre une décision et se rejetant mutuellement les responsabilités ... Affilgeant pour une socité qui était quand même au 3ème rang mondial !

 

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 


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commentaires

Victime de prothèses PIP 02/05/2013 10:35

Vous avez raison Georgette, nous nous demandons toutes s'ils ont réellement pris conscience du mal qu'ils nous ont fait ... J'ai de gros doutes !

Georgette 29/04/2013 12:50

quand je lis tout ça ! j'ai envie de vomir !!!
es-ce que ces gens ont une conscience ? et pourront - ils vivre avec ! j'espère qu'ils vont en souffrir comme toutes ces Femmes et plus !

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