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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 22:37

prévenus pip

 

Plaidoirie de Maître Mamelli,

défenseur de Claude Couty.

 

Le réquisitoire est sévère dans la forme, le procureur a parlé d'arme de destruction massive, de mèche ... les peines sont trop lourdes.

Les réquisitions doivent être compréhensibles.

Le choix du parquet est triple : tromperie, blessures et homicides involontaires et patrimoine financier. Ce choix est légitime mais élargir le choix de la prévention est illisible et intolérable.

 

La notion de dangerosité est au coeur du risque sanitaire, il n'est pas possible de le traiter ici et dans la procédure de blessures et homicides involontaires.

 

Explosion de la thèse de l'aggravation, le caractère dangereux est infondé.

 

Vous avez retenu un préjudice économique et d'anxiété, pourquoi pas de préjudice corporel, parce qu'il n'y a pas de validité de la dangerosité. Vous cherchez le fondement de l'aggravation, pas plus.

L'escroquerie n'a pas été évoquée par le procureur car pas acceptable.

 

Le TÜV n'a jamais remis en cause l'assurance qualité.

L'ANSM et le TÜV n'ont pas leur place aux côtés des parties civiles.

 

Vous avez parlé de débats contradictoires, mais il n'y a pas eu d'accès réels aux informations. C'est un jugement dans l'urgence, il n'y a pas eu d'instruction. Cette procédure n'est pas valide.

 

Sur le fond, Monsieur Couty reconnaît la tromperie.

 

C'est un financier, il a des compétences dans ce domaine et a été recruté car il connaissait les procédures anglosaxones. Il touchait 110 000€ brut par an et n'était pas intéressé au chiffre d'affaire et n'avait pas de prime de résultats. Il a été imposé à Monsieur Mas.

 

En 7 mois, il a obtenu 3 augmentations de capital : 1 million de dollars, puis 1 millions d'euros et enfin 1,5 millions d'euros.

 

Le 30/10/2003, il constate un erreur au niveau du calcul du taux horaire due à une surévaluation du stock. Il ne peut pas présenter une fausse évaluation des stocks dons il fait une provision sur 2003-2004 pour dépréciation des stocks, ce qui équivaut à une perte pour l'entreprise.

 

Il prend connaissance de l'existence de 2 gels car il y a 2 prix de revient mais il ignore qu'un est non conforme.

 

Monsieur Mas profite de Monsieur Couty.

 

Monsieur Couty constate une baisse du chiffre d'affaire, il envisage un plan de restructuration avec des licenciements, pour lui ils ne représentent aucun risque de divulgation d'une quelconque information.

 

Mais Monsieur Mas en est conscient et s'oppose.  

 

Monsieur Couty pense que l'entreprise peut se redresser et se sépare de Monsieur Mas, il a été décrit comme un dictateur, un parrain. il est mis à la retraite et il y a un changement statutaire de l'entreprise. De SA, on passe à un directoire avec un conseil de surveillance.

En compensation, l'assemblée générale lui octroie des jetons de présence très confortables.

Mas le vit très mal, il parle de putsch.

 

Le président du directoire est Monsieur Couty, le directeur général Monsieur Gimenez, l'ex directeur de la production, présent dans l'entreprise depuis le début et grand absent de ce procès.

Tous les deux ont délégation de signatures pour tout, Monsieur Couty représente la société devant les tiers en plus. Il touche 44 000€ brut en plus par an, ce qui met sa rémunération à 150 000€ brut par an.

 

Le conseil de surveillance est composé de Monsieur Mas, de Milo Finance et de la société Héritage.

 

2 conséquences : L'article 20 des statuts, interdit aux membres du conseil de surveillance de s'immiscer dans la gestion de l'entreprise et l'article 15 dit que les membres du directoire sont révocable par l'assemblée générale.

 

Mas peut se séparer de Couty mais pas l'inverse.

 

Mas tentera de reprendre la direction de l'entreprise mais laisse la responsabilité à Couty. pas de changement dans la gouvernance de l'entreprise.

 

Monsieur Couty ne sait toujours pas pour le gel.


Le 29/08/2005, Monsieur Couty demande à la société ANABASE, spécialisée dans les dispositifs médicaux, de faire un audit sur les méthodes de l'entreprise.

 

Les conclusions indiquent que la culture de l'entreprise est sans référence objectives et réglementaires, sous Mas, il n'y a pas de moyens d'évolution, elle ne réagit pas à la conjoncture sur le fond, seulement sur la forme. Cette entreprise a grandit autour de son fondateur sans s'ouvrir sur l'extérieur et doit changer vite, se séparer de lui et valoriser les responsables de service. Les différents départements sont cloisonnés ... diviser pour régner !

 

Couty met en place le comité exécutif, COMEX, composé de Messieurs Couty, Gossart et Brinon et de Mademoiselle Font. Les 3 ingénieurs sont nommés directeurs.

 

Couty met en place les outils pour briser la "culture Mas". Il réunit les cadres, les sachants, les cerveaux de l'entreprise et a des retours très positifs.

 

Fin 2005, il apprend qu'un des 2 gels est non conforme. 

 Il sait que l'entreprise est en infraction.


Il a plusieurs possibilités. : Une qu'il exclu, la démission.

La réaction idéale, parfaite serait de stopper immédiatement cette fraude, mais cela mettrait en péril la société et les employés au chômage.

 

Il ne l'a pas fait et vient se faire juger ...

mais juger,

c'est savoir et comprendre. 

 

Savoir ce qu'il a fait et comprendre sa réaction de dirigeant. D'abord évaluer les risques, risque de dangerosité et risque pour l'entreprise.

 

Il s'appuie sur une équipe unanimement reconnue comme compétente.

 

Le taux de ruptures est insignifiant, Mademoiselle Font déclare la matériovigilance.

De 2002 à 2005, 13 à 20 signalements par an pour plus de 100 000 prothèses dont 20 000 en France. Les chiffres ne sont pas alarmants, Monsieur Couty croit Mademoiselle Font.

Monsieur Mas affirme que les tests de biocompatibilité sont aussi bons que ceux de Nusil. Il disait que son gel n'était pas homologué mais homologable, meilleur que Nusil et ni plus ni moins toxique que Nusil.

 

La non nocivité du gel est admise par tous dans l'entreprise. 

 

Tous étaient certains de n'avoir pas un gel dangereux et que ce n'était qu'un problème réglementaire.

La lettre envoyée par Monsieur Brinon fin octobre 2009 fait suite à l'arrivée de plaintes répétées et ressemble plus à un parachute pour se protéger. Soit il savait que le gel était inoffensif et dans ce cas, pas de problème, soit il aurait agit. Il a conseillé à sa mère de garder sa prothèse PIP car il le pensait inoffensif.

 

L'entreprise est bien tenue, le personnel est compétent,

donc aucun doute pour Monsieur Couty.

 

Les litiges aux USA et en Angleterre concernent des prothèses au sérum physiologique et à l'hydrogel. Pour lui, il n'y a pas de risque pour la santé. 

 

En tant que chef d'entreprise, il sait que la survie de PIP est soumise à la certification "CE", il en discute avec les cadres. La production 100% Nusil est difficilement envisageable, il faudrait un plan de restructuration et des licenciements.

 

Le COMEX du 18/11 /2005 décide de passer au Nusil pour les MX et les asymétriques, le reste des prothèses restera au gel PIP.

 

C'est une décision importante prise par Monsieur Couty, progressivement il est prévu de passer au tout Nusil, mais financièrement c'est impossible dans l'immédiat.

Il y a des échanges de mails avec Monsieur Gossart, les lisses passeront au Nusil en janvier 2007 et les TX en janvier 2008. Cela laisse 2 ans pour faire des économies.

 

Monsieur mas n'a pas voulu abandonné le gel PIP. Monsieur Couty a agit !

 

En 2007, la situation est critique, liquidation de l'actionnaire principal Milo Finance. Monsieur Couty se concentre sur ce problème financier. Monsieur Mas en profite pour revenir au premier plan, il reprend la direction opérationnelle de PIP, interrompt le Nusil et passe au PIP2.

 

Monsieur Mas n'a jamais admis son éviction.

 

Fin 2007 2008, Monsieur Couty ne peut pas démissionner, il a atteint un point de non retour, soit il sauve le navire, soit il coule avec, c'est la logique de la dernière chance. 

En 2008 2009, le taux de rupture augmente, mais ne l'alerte pas sur la dangerosité du gel, ceux qui savent, Brinon, Font et Bouzian, ne lui parlent que de problèmes d'enveloppe.

En 2008 2009, les résultats se détériorent, le coûts des litiges en Angleterre, 1,5 millions d'euros, plus la baisse du dollar qui touchent les commandes d'Amérique du sud aboutissent à un résultat négatif.

Le 01/10/2008, il déclenche une procédure d'alerte. Un procédure de sauvegarde est décidée le 04/05/2009.

 

Monsieur Mas continue avec le gel PIP et

s'oppose à la procédure de sauvegarde.

 

Le plan de restructuration est insuffisant, le redressement judiciaire impossible, quand tout s'écroule, Monsieur Couty libère le dernier lot pour payer les salaires, mais n'a toujours aucun doute quant à la dangerosité du gel.

Mademoiselle Font a été ébranlée mais n'informe pas Monsieur Couty qui n'a jamais imaginé un risque sanitaire.

 

Monsieur Couty admet la tromperie, c'est un échec, il n'a pas été à la hauteur.

 

C'est un homme avec ses forces et ses faiblesses, ses qualités et ses défauts, c'est une erreur à dimension humaine, il n'a pas de calculatrice à la place du cerveau. Que celui qui aurait eu la force de s'opposer lui jette la première pierre. 

 

 


 

 

François Mazon, avocat stagiaire chez Maître Baas,

défenseur de Monsieur Couty

 

Ingénieur en physique théorique, ancien numéro un de Cap Gemini, devenu avocat.

Il est surpris par les différences et les ressemblances entre la physique et le juridique ... mêmes concepts ... les lois.

Les études scientifiques sont vraies partout si elles sont validées, pour les lois juridiques, c'est différent.

 

Par contre, le doute est un moteur pour les sciences et une garantie pour le droit. Il y a la présomption d'innocence et s'il y a un doute, il doit bénéficier à l'accusé.


Il n'y a pas de certitude sur la dangerosité du gel,

il ne faut pas retenir l'aggravation. 

 

La dangerosité peut conduire à un mal ... donc toutes les prothèses sont dangereuses. Le corps se protège en formant une coque, si elle durcit, çà peut entraîner la rupture. Les prothèses sont texturées pour éviter le durcissement et la rupture.

 

Le fabricant américain Mentor explique en 53 pages, les 17 risques liés aux implants mammaires. 

Chez des chirurgiens, j'ai vu des prothèses rompues et des siliconomes avec d'autres prothèses que les PIP.

La dangerosité se base sur des études scientifiques, pas sur une somme de cas particuliers, les corps sont différents, les réactions aussi. 

 

Les conclusions du rapport de l'ANSM d'avril 2013, l'ensemble des analyses en France, en Angleterre, en Australie ne démontrent pas de risque pour la santé, il n'y a pas de toxicité ni de génotoxicité. C'est la meilleure nouvelle pour les femmes. 

 

Concernant les explantations, l'âge moyen en chirurgie esthétique est de 32 ans, l'espérance de vie est de 85 ans, les femmes savent qu'elles subiront plus d'une explantation.

 

Pour les explantations préventives, Monsieur Couty n'est pas responsable,

c'est le principe de précaution qui est le prévenu manquant.

 

La France, l'Allemagne et la République tchèque sont les seuls pays à recommander l'explantation préventive. ce risque est à attribuer au principe de précaution, pas aux prévenus.

 

Monsieur Couty est un homme blessé par les propos qu'il a entendu à son sujet. On parle de biais rétrospectif en science, rien ne laissait prévoir ce qui allait arriver, la réalité est plus complexe que la caricature.

 

Il cite Malraux : "Juger, c'est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l'on comprenait, on ne pourrait pas juger."

Mais juger, pas pour l'opinion, mais en droit. L'opinion publique est une prostituée qu'il ne faut pas laisser entrer, car si elle entre c'est la justice qui sort.  

 

 


 

 

Maître Bass,

défenseur de Monsieur Couty

 

Il est content d'être avocat, il est angoissé et exalté. ... Calme et assurance, peur et pression ... Il faut se dresser pour que la justice n'entende pas la vindicte et les sirènes.

On ne croit plus à la peine pour l'exemple plus de 30 ans après la suppression de la peine de mort. Quelle est l'utilité de l'avocat ? C'est une vraie question, j'ai peur d'une justice qui a coûté près d'un million d'euros. Il remercie la présidente et les assesseurs de leur écoute durant ce procès qui a duré un mois.

 

Quel sera le sort des nullités soulevées au début de ce procès ? Il dénonce l'incompétence du parquet à saisir ce tribunal et craint une justice rendue en fonction des euros dépensés.

 

Nous sommes tous partiaux, tous des parties, la défense, les parties civiles, le parquet, mais les auxiliaires de justice doivent concilier les 2, sans déraper, sans caricature ... (rappel du tweet de Laurent Gaudon)

 

La justice sera rendue par vous "Tribunal, seuls impartiaux", vous avez tout entendu, tout écouté et vous devrez trancher. Madame la présidente, vous avez fait preuve de force et de détermination, vous êtes la représentante de l'impartialité du tribunal. Nous nous sommes trompés, nous avions craint la partialité du tribunal et nous sommes rassurés.

 

Je suis le 3ème pour Monsieur Couty et c'est insupportable pour les parties civiles, leur douleur est noyée par les débats de la défense ... Je ne sais pas parler aux parties civiles ... Alain Molla aurait su vous parler, vous apaiser ... Vous êtes légitimes ici sans distinction.

 

Par contre, je sais dire aux parties qui n'ont rien à faire ici, l'Institut Curie, la ligue contre le cancer, l'AFSSAPS, les distributeurs (pas compétente pour juger ces délits sauf si ce délit est punissable dans ces états étrangers), le TÜV qui va trop loin ... transforme le mensonge en escroquerie ... Le ministère public n'en a pas parlé !

 

Le sort du TÜV ici va déterminer son sort dans l'instruction

pour blessures et homicides involontaires.

 

Le TÜV est -il sérieux quand en 1997 il donne une certification alors que le directeur de la production est soudeur à l'arc et le responsable de la qualité un commercial ? Il n'a pas fait de visites inopinées possibles, il a fait le minimum syndical ... Il certifie un produit pas une chaîne de production.

 

La plainte du TÜV est édifiante : "obtention frauduleuse d'un document administratif", il ne parle pas d'escroquerie. 

 

L'escroquerie jette le discrédit sur toute la production de PIP et rend impossible de dire l'ampleur de la tromperie.

Il y a 2 évidences, la tromperie n'est pas aggravée, çà ne veut pas dire que ce n'est pas grave, mais elle n'a pas touché les MX et les asymétriques dès janvier 2006.

Le rapport de l'ANSM d'avril 2013 ne montre pas de dangerosité.

L'explantation est un risque inhérent à tout dispositif médical implantable, il n'y a pas plus de danger qu'avec le Nusil.

 

L'article 213-2 du code de la consommation parle d'une utilisation rendue dangereuse pour la santé et prévoit la multiplication par 2 des peines, ce n'est pas le cas ici.

 

La prévention cite 3 défauts :

- matières non conformes

- certification "CE"

- analyse et test des matières non conforme

 

Il demande la relaxe pour le 3ème défaut, les MX et les asymétriques ne sont pas concernées à partir du 01/01/2006. 38 tonnes de Nusil ont été achetés à partir de 2006 pour le remplissage des prothèses. Les MX rompues portaient des traces d'instruments chirurgicaux. Il cite une liste de patientes qui portaient des MX et n'avaient pas de problèmes.

 

Il reste l'approximation de la production ... 3 employés ont dit "qu'on pouvait se tromper" ... Mais ce n'est pas une certitude. Il n'y a aucune preuve pour dire que les MX n'étaient pas remplies avec du Nusil.

 

Cela représente 7684 femmes qui n'ont pas été trompées et

qui n'ont pas d'anxiété.

 

Pour Monsieur Couty, c'est inhumain de finir sa carrière au coeur d'un grand scandale sanitaire. Au nom de quoi 2 ans de prison ferme ? Pourquoi balayer ce qu'il a fait ? Que savez-vous de Couty, de sa vie ? Lors du COMEX de 2005, c'est la première fois qu'on parle du gel PIP.

 

Il décrit ensuite les conditions carcérales insupportables, (cafards, agressions, viols ...) qu'il refuse pour Monsieur Couty. 

 

 


J'ai reçu un message de Maître Capucine Lanta de Berard pour l'association "Vivre comme avant" et les 700.000 adhérents de la "Ligue contre le Cancer". me signalant une erreur de retranscription :

 

Chère Madame,

Je me permets de vous signaler une erreur importante dans la retranscription des plaidoiries des avocats de la défense lors de l'audience du 16 mai dernier. 

Vous indiquez que Me BASS (défense de Monsieur COUTY) a considéré que la Ligue nationale contre le cancer n'était pas légitime en qualité de partie civile. Or au contraire Me Bass a souligné que les intérêts collectifs défendus par la Ligue étaient légitimes (la perte de confiance dans le système de santé) mais a critiqué la volonté de l'institut Curie de s'appuyer sur cette notion pour solliciter la réparation d'un préjudice commercial très important (512 000€ au total). 

Pour mémoire, la Ligue contre le cancer ne sollicitait que la réparation d'un préjudice d'ordre symbolique (1€).

Ci-dessous, la retranscription de la plaidoirie de Me Bass sur ce point :

"Je sais vous dire que les prétentions de l’institut Curie qui vient demander des milliers d’euros sur un préjudice commercial en se fondant sur la noble notion de « perte de confiance dans le système de santé » développée par la représentante de la Ligue contre le cancer, sont dénuées de fondement".

Bien cordialement,

CLB

 

 



 

Maître Rodriguez,

défenseur de Loïc Gossart.

 

Le sein c'est le paradis et c'est devenu l'enfer ... Les premiers mots sont pour les Victimes ... Elles voulaient ce procès pour être reconnues comme Victimes.

Loïc ressent beaucoup de tristesse, de honte, il est bouleversé ... C'est terrible pour ces pauvres femmes ici et les autres dans le monde, il n'a jamais nié le statut des Victimes ni leur demande légitime de ce procès hors normes. 

 

Le cadre de la procédure pénale n'est pas adaptée à ce type de procès,

notamment pour la partie indemnitaire.


Pour la partie contradictoire, il n'a pas eu le CD avant novembre 2012. Devais-je conclure à ce que je supputais qu'on reprochait à Loïc Gossart ?

 

Le 14 mai, le procureur n'est pas allé au bout ... Il parle d'un délai raisonnable, mais à quel prix ? Un million d'euros mais pas de fond d'indemnisation ... Les structures de ce tribunal quasi vides depuis le 3ème jour.

 

Ce n'est pas une bonne administration de la justice, c'est un saucissonnage du dossier ... de la schizophrénie ... tromperie et blessures involontaires pour les mêmes faits ! 

 

La société PIP n'est pas citée car en liquidation judiciaire et pas en mesure de payer, mais elle pouvait l'être ... ce n'est pas cohérent et pas sérieux.

 

Il fallait un procès rapide, il n'était pas possible de mettre 70 prévenus sur le banc des accusés mais il y a 7445 parties civiles et 370 avocats. 

 

Il n'y a pas si longtemps les Victimes n'avaient pas leur place pour exclure une vengeance privée, mais depuis 30 ans, elles ont une place accrue.

 

Ce procès pénal a été fait autour des Victimes ... voyez les structures. C'est un exutoire pour les Victimes selon le procureur Dallest, mais les huées et les applaudissements ne sont pas légitimes dans une enceinte judiciaire. 

 

Les décisions doivent être comprises par tous,

parties civiles, tribunal et prévenus.

 

Monsieur Gossart a fait son stage de fin d'études chez PIP, il s'y plaît et reste. Comment le traiter de lâche, d'arrogant, de méprisant ? ... Il est rongé de l'intérieur, il tremble de honte, a des regrets ... Il a une culpabilité morale et un sentiment d'injustice, il comprend qu'on lui demande des comptes, il n'est pas pénalement responsable mais moralement responsable.

 

Il veut bien rendre des comptes, mais a le droit, même s'il en a eu connaissance, de plaider la relaxe.

 

Les prévenus sont les dirigeants de la société PIP et les cadres dirigeants. Le code du travail définit les cadres dirigeants : ce sont des salariés qui ont l'indépendance, l'autonomie des prises de décision et une rémunération dans les niveaux les plus élevés.

 

Sa période de prévention va de septembre 2006 à mars 2010. Il gagnait 3000 € net par mois pendant 14 mois puis 4000 €, soit une moyenne de 3600 €. Il n'était pas intéressé aux ventes ... C'est ce que gagne un magistrat au bout de 6 à 7 ans de carrière.

 Il manageait 50 personnes et ce n'est pas un niveau élevé de rémunération. Il n'avait aucune délégation de pouvoir.

 

Son contrat de travail a été saisi dans le cadre de l'instruction, il avait le titre de cadre dirigeant, mais pas dans les faits.


Il a eu une mise en garde par Couty en 2008 pour des propos irrévérencieux envers Mas. Il avait un téléphone portable, mais a dépassé les 2 heures de communication et le contrôleur de gestion lui a demandé de rembourser l'excédent ... On lui a retiré 15 jours de congés payés sur sa paye d'octobre 2008 ... Où est son autonomie ?

 

Début 2009, il est directeur de la production, mais simple exécutant, son statut de cadre dirigeant est un statut fantoche, il n'a pas de délégation de pouvoir ...

 

Alors complice, où çà commence et où çà finit ?

 

Le directeur informatique qui efface les données ...

Le directeur commercial à l'export, qui touchait 6500 € par mois et était intéressé aux ventes ...

Les opérateurs qui remplissaient les prothèses ...

Le contrôleur de qualité qui vérifiait les matières premières et vérifiait les produits finis (ce salarié est partie civile et défendu par Maître Ravaz) ...

Monsieur Gimenez, directeur partie à la retraite en 2006, n'a produit que du PIP,  rappelé en 2009 parce que le service production coûte trop cher. Il a fait un audit et préconise de revenir au tout PIP. Il était au Costa Rica avec Monsieur Burel et Monsieur Mas ...

 

Il y a beaucoup d'absents complices ... certains sont des salauds,

d'autres des héros.

 

Pourquoi seulement 3 cadres alors que toute la société savait ?

La formule du gel PIP existe, elle est transmise d'opérateur à opérateur.

 

Complicité pour avoir escroqué ... Il faut un élément intentionnel, l'avoir fait sciemment et volontairement.

 

Il devient directeur de la production en septembre 2006. Il a participé au COMEX de 2005, il a accepté ce poste parce que la décision de revenir au tout Nusil avait été prise lors de ce COMEX. Monsieur Mas s'y oppose et il comprend courant 2008 que jamais Mas ne repassera au Nusil lorsqu'il passe au PIP2.

 

Monsieur Gossart veut changer la production, mécaniser ... cela entraînerait des suppressions d'emplois et le CE résiste, les familles ... Ils font allégeance à Mas.

 

En 2008, il décide de partir, Monsieur Couty refuse la rupture négociée car il fait du bon travail et il va dans le bon sens. Il fait un mail demandant a être reconnu comme simple exécutant et cherche un autre emploi.  

 

Il demande la relaxe car il n'a pas participé à la tromperie, a fait connaître son désaccord, n'a pas adhérer sciemment et ceux qui l'ont fait ne sont pas là !

 

Il n'avait pas conscience de la dangerosité, c'était comme çà depuis toujours ... Il pensait qu'il y avait toujours des arrangements avec la réglementation dans l'industrie, il n'a pas connu autre chose.

 

"On a pas intégré que le gel n'était pas dangereux, donc on travaillait sur l'enveloppe ... d'ailleurs, on ne pouvait pas travailler sur le gel de toute façon !"  

 

les MX et les asymétriques ne sont pas concernées, elles sont en Nusil, Madame Blachère a été dure avec Monsieur Gossart, mais elle portait des MX. On ne peut pas leur enlever çà. Il faut la relaxe au moins sur çà ! 

 

Pour les intérêts civils. L'article 1384 du code civil parle de la complicité dans le cadre du travail. Il a agit sur ordre, n'était pas intéressé aux ventes.

 

La cour de cassation a tranché sur le préjudice d'angoisse, il doit être rattaché au préjudice corporel donc pas dans la procédure de tromperie mais dans celle pour blessures involontaires.

La période de prévention est à respecter, pas de traçabilité informatique, il y a un doute sur la période, donc il faut compter à partir de 2007 seulement.

 

Il ne faut pas de peine exemplaire mais une peine juste.

 

 

 


 

Encore une journée pénible pour les Victimes ... Entendre que ces 2 hommes n'étaient pas au courant, qu'ils ont fait ce qu'ils ont pu ... Que le gel n'est pas dangereux ... Que c'est l'enveloppe qui posait problème ... Qu'il faut écarter les femmes portant les MX et les asymétriques à partir de 2006 ... Que tous les coupables ne sont pas là ... Des demandes de relaxe ... Et ils prétendent être rongés par le remord et nous comprendre ...

 

Pour ma part, j'ai beaucoup de mal à accepter leurs excuses !

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 

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commentaires

Georgette 20/05/2013 18:13

bonjour, Pour moi il n'y à aucune excuses !
il est un peu tard pour penser aux conditions carcérale ( agressions, cafard, ect ) et nous les femmes nous sommes obligées de rester avec ce doute jusque la fin de nos jours
qu'ils se mettent à la place d'une jeune femme de 20 ,30 , ou 40 ans et même a 70 ça fait mal !!! rien ne compensera rien !! c'est comme la perte d'un être cher..... Rien ne remplacera , alors
leurs pleurs sur eux ne me fait rien
puisque ils savaient !

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