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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 22:09

Mise au point

Depuis hier, je reçois beaucoup de messages à propos de ces indemnisations (ici

Cette décision ne concerne que les Victimes, pour la plupart étrangères, qui avaient assigné le certificateur TÜV Rheinland au tribunal civil.(ici)

Une autre procédure comparable avait abouti à la même décision.(ici)

Cependant, ce sont des indemnisations provisoires, la procédure d'appel est toujours en cours, c'est pour cette raison que le certificateur voulait attendre pour payer.

C'est un pas de plus, mais rien n'est définitif et si l'appel casse cette décision, ces femmes pourraient être obligées de rembourser ... Donc, attendons la décision de la cour d'appel avant de nous réjouir.

Restent en cours la cassation dans la procédure pour "tromperie aggravée" et l'instruction pour "blessures involontaires" au pénal.

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 

 

 

 

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 22:50

 

7 ans déjà que nous avons fait connaissance avec ce triste individu !

 

Ce scandale sanitaire sans précédent nous a révélé de nombreuses failles dans notre système de santé quant à la mise sur le marché des dispositifs médicaux et le manque de sécurité du système de certification.

 

Certification CE

 

Elle ne garantit rien, l'entreprise choisit son organisme certificateur, le paie et définit avec lui le mode de certification.

Pas de visite inopinée, pas de contrôle des matières premières achetées, de la comptabilité, pas d'échantillons prélevés pour analyse ... Autant de procédures qui auraient permis de découvrir cette fraude, qui a malheureusement duré plus de 10 ans !

Et c'est le même parcours pour tous les dispositifs médicaux, tout le monde peut être concerné.

Le 4 avril prochain, devrait sortir enfin, les modalités des nouvelles règles de certification ... 7 ans de réunion et de concertation pour accoucher d'une souris probablement, pas sur qu'il y ait de grands bouleversements.

 

Information des femmes

 

Beaucoup ont découvert à cette occasion que les prothèses avaient une durée de vie limitée, qu'il fallait une surveillance médicale, des contrôles et qu'il fallait les changer régulièrement ... Trop souvent, les chirurgiens omettaient d'informer les femmes sur les survenues de complications, même sans parler des PIP, et le pire, c'est qu'ils ne s'étaient donné aucun moyen de prévenir les femmes en cas de problèmes !

Nous avons travaillé avec les autorités sanitaires et les chirurgiens pur une meilleure information des candidates à l'implantation et la création d'un registre regroupant les coordonnées des porteuses et les caractéristiques des implants.

Mais, pas sur que les informations soient données de façon exhaustives et explicites ... Aucun contrôle possible.

Pourtant les complications sont nombreuses et peuvent arriver quelle que soit la marque : Rupture, inflammation, infection, coque, siliconome et maintenant le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires.    

Quant au registre, il était opérationnel en novembre dernier, mais il manquait l'autorisation de la CNIL, commission nationale informatique et liberté. ... Pas de nouvelles depuis !

 

Alertes et ANSM

 

Autre découverte, les évènements indésirables étaient sous déclarés à l'AFFSAPS devenue ANSM. Or, cette agence ne réagit que sur alerte ... Pas de déclaration, pas d'alerte, pas de réaction !

Même si des chirurgiens ont déclaré des problèmes récurrents et inquiétants, il n'y a pas eu de contrôle ni de décision prise à l'égard de cette entreprise qui fraudait. 

Il a été rappelé aux chirurgiens leur obligation de déclarer les incidents, mais aucun contrôle ni sanction prévus.

 

Suivi médical des femmes

 

Depuis le début de cette affaire, nous réclamons un suivi médical au long cours des porteuses de prothèses, car de nombreuses femmes souffrent de diverses pathologies non étiquetées et sont dans des parcours d'errance médicale, sans diagnostic ni traitement efficace.

Sans ces enquêtes épidémiologiques, aucun moyen de rattacher leurs complications aux implants ... D'autant plus dommageable, qu'il n'y a pas que les PIP qui posent problème !

Nous avons cru que cette enquête verrait le jour avec "Lucie", qui devait suivre pendant 10 ans toutes les porteuses de prothèses mammaires, mais faute d'une bonne implication des chirurgiens, les femmes volontaires étaient trop peu nombreuses pour que des effets néfastes puissent être réellement démontrés et Lucie a été abandonnée.

Depuis l'abandon de Lucie, nous travaillons avec les autorités sanitaires à la mise en place d'une autre enquête ... Depuis plus d'un an, sans résultat concret à ce jour !

 

Contrôle des fabricants

 

Des inspections ont été menées dans les laboratoires, des manquements ont été mis en évidence, notamment, l'absence de tests de bi-compatibilité sur les implants texturés. Mais l'ANSM a laissé un an pour se mettre en conformité ... Et si ces tests n'étaient pas bons ? ... On continue à implanter pendant ce temps là !

 

Et la justice ?

 

Au pénal, il y a bien eu un grand et coûteux procès pour "tromperie aggravée" en 2013 avec une condamnation de 2 dirigeants et 3 cadres de PIP, mais il y a eu appel puis pourvoi en cassation ... Et bon nombre de femmes ne sont toujours pas indemnisées et celles qui l'ont été, c'est à minima par rapport à ce qu'avait accordé la justice, les condamnés n'étant pas solvables vu le nombre de Victimes dans le monde.

Une autre procédure pour "blessures involontaires" est toujours en cours d'instruction, mais qui sait si le procès aura lieu et dans quel délai.

Tous les véritables coupables ou co-responsables de cette fraude ne sont pas inquiétés de toute façon ...

Nous sommes condamnées à vie avec nos problèmes de santé, pendant que ces condamnés ne sont pas inquiétés et sont libres !

Des procédures au civil ont également eu lieu, contre le certificateur TÜV, mais toujours en appel ou en cassation.

Le temps de la justice est très long !

Sans les fameuses "class action", aucune chance réelle d'être indemnisées rapidement et à la hauteur de nos préjudices.

 

Et l'avenir ?

 

Au vu de toutes les complications que ces implants entraînent, toutes marques confondues, un moratoire serait le minimum, mais c'est sans compter avec les laboratoires et les chirurgiens esthétiques qui ne veulent pas abandonner ce marché lucratif et l'inertie de nos autorités sanitaires qui enregistrent, observent et attendent ...

 

Bref, pas vraiment de changement, 7 ans après la découverte de cette fraude, pourtant on parle de l'âge de raison !

 

Comme les autres Victimes des trop nombreux scandales sanitaires, l'actualité est malheureusement riche dans ce domaine, nous continuerons à nous battre pour obtenir justice et modifications de toutes les procédures qui ne nous garantissent aucune sécurité tant pour les dispositifs médicaux que pour les médicaments.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 

 

 

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 22:55

 

Le TÜV reconnu coupable d'avoir failli dans ses contrôles

 

Le tribunal de commerce de Toulon a condamné le certificateur allemand à payer 3000 €, à titre de provisions pour les préjudices subis, pour les 20 000 plaignantes de cette procédure. (ici)

Une procédure similaire avait déjà condamné le certificateur en novembre 2013 (ici) a indemniser 1600 femmes Victimes de ces implants frauduleux et 6 importateurs étrangers.

La cour d'appel d'Aix en Provence avait cassé le jugement en juillet 2015 (ici), estimant que le TÜV n'avait commis aucune faute et avait parfaitement rempli ses missions de contrôles. Un pourvoi en cassation est toujours en cours.

Aujourd'hui, ce sont 20 000 femmes, pour une grande majorité des Victimes étrangères et 8 importateurs, qui ont obtenu cette condamnation.

Pour rappel, le certificateur n'a jamais été reconnu coupable dans les procédures au pénal et a fait savoir qu'il faisait appel de cette condamnation.

Si le certificateur était condamné en appel, il sera probablement possible de se joindre à ces femmes.

 

A cette occasion, un rappel des procédures en cours

 

Au civil, ce sont les 2 procédures citées ci dessus.

Au pénal, la procédure pour "tromperie aggravée" jugée 2 fois, en première instance à Marseille en décembre 2013 (ici), puis en appel à Aix en Provence en mai 2016 (ici).

4 des 5 condamnés ont fait un pourvoi en cassation et nous attendons la décision de cette cour de cassation. Cette cour ne se prononce que sur le droit et pas sur les faits, cela ne changera rien sur les sommes allouées par la cour d'appel.

Normalement, peu de chance que ce procès soit cassé, c'est une manoeuvre des condamnés pour ne pas payer ni effectuer leurs peines de prison, mais les Victimes concernées en pâtissent et ne seront indemnisées qu'au terme de cette procédure !

Certaines femmes, défendues par le cabinet Courtois et Coubris ont été contactées par le cabinet Lyon Caen et Thiriez pour des honoraires, seules celles qui ont une protection juridique sont concernées, pour les autres, les honoraires ne seront pas réclamés. En effet, ce sont des avocats spécialisés en cassation mandatés par le cabinet Courtois et Coubris qui suivent nos intérêts.

Nous devrions avoir un retour avant la fin de l'année, encore de la patience !

Quant à la procédure pour "blessures involontaires", la juge Anaïck Le Goff n'a toujours clos son instruction ... Donc, encore de la patience, mais c'est un mot qui nous est malheureusement familier.

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 22:27

 

Enfin, les indemnisations vont pouvoir commencer

mais pas pour toutes les Victimes !

 

Le 2 mai dernier était rendu le délibéré de l'appel du premier procès pour "tromperie aggravée" (ici)

 

4 des 5 condamnés ont fait un pourvoi en cassation, mais Hannelore Font ne l'a pas fait et sa condamnation est donc définitive.

Cependant, n'étant pas solvable, elle ne nous indemnisera pas et ce sont les organismes de l'état qui vont le faire.

 

Concrètement, toutes les femmes ayant été implantées pendant la période de prévention de Mme Font, soit la période du 1er juin 2004 au 29 mars 2010, peuvent présenter un dossier de demande d'indemnisation auprès du Service d'Aide aux Recouvrements des Victimes d'Infractions, SARVI, (ici) à partir du 9 juillet 2016.

 

Que devez vous faire ?

 

- Si vous avez un avocat, c'est lui qui se chargera de cette démarche, assurez vous auprès de lui que c'est bien le cas. Ne le faites pas vous même afin d'évitez les doublons, vous ne feriez que ralentir votre dossier.

- Si vous n'avez pas d'avocat, allez sur le site du SARVI, (ici) et téléchargez le document (ici)

Vous le remplissez, joignez les pièces demandées et vous les envoyez à l'adresse indiquée sur le formulaire.

 

Pour les autres Victimes ...

 

Malheureusement, il vous faudra attendre de savoir dans un premier temps si le pourvoi en cassation est recevable et si c'est le cas la décision de la cour de cassation ... Dans un délai de 12 à 18 mois !

 

Quant au procès pour "blessures involontaires", il est toujours en cours d'instruction et aucune date de procès n'est encore fixée.

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 

 

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 11:43

Merci à Rozen de m'avoir sollicitée pour cette 2ème tribune 

 

Prothèses PIP : les condamnations ne sont qu'une étape. Nous sommes victimes à vie

 
Temps de lecture Temps de lecture : 3 minutes

LE PLUS. Jean-Claude Mas, le fondateur de la société qui a vendu des prothèses PIP défectueuses pendant des années, a été condamné à quatre ans de prison par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence. Une première victoire pour les victimes de ces implants, dont Joëlle Manighetti fait partie, mais bien insuffisante. Elle témoigne.

 

 

 

Une prothèse PIP percée à Caracas, au Venezuela, le 25/01/12 (A.CUBILLOS/SIPA)

 

En novembre 2009, suite à un cancer, j'ai dû subir l'ablation d'un sein qui a été remplacé par uneprothèse PIP. J'ai fait partie des premières femmes à porter plainte quand ce scandale sanitaire mondial a éclaté, en mars 2010. 

 

Depuis mon précédent témoignage sur Le Plus, publié en 2012, j'ai dû être réopérée quatre fois, soit huit interventions en tout… Beaucoup d'adhérences dues à l'importante inflammation causée par le gel frauduleux. La dernière, datant de juin 2015, a permis un résultat esthétique à peu près satisfaisant, mais mon chirurgien m’a annoncé qu’il ne pourrait plus rien faire contre les douleurs. J’ai mal en permanence dans tout l'hémi-thorax gauche et quelque fois dans tout le bras.

 

Pour moi, et toutes les femmes victimes des prothèses PIP, les conséquences physiques, motrices et psychologiques ne seront jamais réparées.

 

Ces condamnations ne sont qu'une première étape

 

Aujourd’hui, il est satisfaisant de savoir que la Cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé le jugement du tribunal correctionnel de Marseille, condamnant le fondateur de PIP, Jean-Claude Mas, ainsi que quatre ex-cadres, pour "escroquerie et tromperie aggravée"

 

Dans le cadre de cette première procédure – deux autres étant toujours en cours, une pour "blessures involontaires" et une autre pour le volet financier –, Jean-Claude Mas a été condamné à quatre ans de prison ferme, soit le maximum prévu par la loi dans ce cas. Mais cela ne représente qu’une très petite satisfaction au regard des préjudices que des milliers de femmes ont subi en France et dans le monde.

 

Ces condamnations ne représentent pour nous que la première étape d’une procédure très longue.

 

On nous accuse de porter plainte pour toucher de l’argent, mais nous ne serons  indemnisées par les organismes d'État et à la fin des procédures, qu’à hauteur de 3.000 euros maximum par victime. Et quand bien même cette somme serait multipliée par 10, elle ne réparera jamais ce qu’on a subi et ce que l’on continue à subir. Pour nous, les conséquences sont à vie.

 

À quand un moratoire sur ces prothèses ?

 

Au-delà des indemnisations de victimes, il faut faire en sorte que de tels scandales ne se reproduisent plus. La fraude a été rendue possible par plusieurs failles dans le système actuel, or malgré quelques bonnes volontés, rien n’a changé depuis.

 

Tout d’abord, les procédures de certification des dispositifs médicaux ne sont pas assez strictes et n'apportent aucune garantie de sécurité. Une des rares évolutions en quelques années : un "certificateur" peut désormais rendre visite de manière inopinée à un fabricant en cas de doute sur l’honnêteté d’une entreprise. 

 

Nos autorités de santé ne réagissent que sur alerte, c'est-à-dire sur les déclarations d'événements indésirables faites par les chirurgiens, or dans l'affaire PIP, justement, il n'y a eu que très peu de signalements faits par les praticiens.

 

Alors que l’on demande un moratoire sur ces prothèses depuis des années, aucune décision n’est prise par les autorités sanitaires. Il n’y aurait pas suffisamment d’études prouvant leur danger selon la Haute autorité de santé… Pourquoi ne pas faire des études sérieuses et suspendre la mise sur le marché en attendant les résultats ?

 

Pour un registre des porteuses d'implants

 

Nous ne disposons toujours pas de registre des porteurs de dispositifs médicaux. Si cela avait existé, les femmes portant des prothèses PIP auraient pu être alertées bien plus tôt. Certaines d’entre elles ignorent encore aujourd’hui quel est le type et la marque de prothèses qu’elles portent, elles n'ont eu ni compte-rendu opératoire ni carte de porteuse d'implant.

 

En septembre 2015, un décret est paru concernant "l’information préalable à une intervention de chirurgie esthétique et information relative aux dispositifs médicaux implantés". Il prévoit notamment que le praticien informe ses patients "des risques et des éventuelles conséquences et complications, notamment la durée de vie limitée du produit et l'a nécessité de ré-intervention qui en découle, ainsi que des effets indésirables attendus". Mais avait-on réellement besoin d’un décret pour ça ? N’est-ce pas le minimum que tout acteur de santé se doit de faire vis-à-vis de ses patients ?

 

Mais aucun contrôle n'est prévu ni sanction en cas de manquement.

 

Nous sommes condamnées à vie

 

Quid, enfin, du suivi médical au long cours pour toutes les femmes porteuses d'implants mammaires, notamment pour comparer les complications dues aux prothèses PIP à celles induites par d’autres dispositifs ? Aujourd’hui, personne ne sait quelles conséquences ce produit peut avoir sur nos organismes.

 

En d’autres termes, et malgré ces premières condamnations, rien ne bouge.

 

Nous sommes condamnées à vie à subir des dommages dont les diagnostics sont difficiles à porter et les traitements incertains.

 

 

 

Propos recueillis par Rozenn Le Carboulec. (ici)

Édité par Rozenn Le Carboulec  Auteur parrainé par Louise Auvitu

 

 

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP  

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 21:12

 

Hier, j'étais en colère contre les journalistes (ici)

 

Toutes mes excuses à Var Matin

 

Seule vidéo retrouvée avec mes propos et ceux d'Alexandra Blachère, présidente de l'association  PPP à la sortie du tribunal sur tout ce qui reste encore à corriger.

Avec tous mes remerciements.

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 23:24

 

 

Jugement confirmé !

 

La cour d'appel a rendu sa décision dans le procès pour "tromperie aggravée et escroquerie", le jugement du tribunal de Marseille (ici) a été confirmé.

 

Dans un premier temps, nous avons été satisfaites de ce jugement, la "tromperie aggravée" et "l'escroquerie" sont reconnues une seconde fois par la justice.

Notre statut de Victime, confirmé, nous pensions pouvoir passer à autre chose en attendant le prochain procès pour "blessures involontaires" toujours en cours d'instruction.

Même si beaucoup reste à faire,(ici) c'est une première étape.

 

Mais nous avons très vite déchanté ...

4 des 5 condamnés se pourvoient en cassation !

 

Chacun a ses raisons, extraits d'un article de Var Matin, Sonia Bonin :

« Des problèmes de droit ont été évacués et pas traités comme il se doit », a argumenté Me Yves Haddad, défenseur de Jean Claude Mas, condamné à 4 ans de prison ferme.

« Le dossier scindé et la tromperie aggravée insuffisamment motivée », observe Me Dominique Stephan, pour le directeur général de PIP, Claude Couty, (3 ans dont 2 avec sursis). 

Pour le directeur production, Loïc Gossart (2 ans dont 1 avec sursis), Me Roland Rodriguez fustige qu’on fasse supporter « une fraude généralisée d’entreprise sur des cadres. Dans quelle mesure peut-on imputer à une poignée, une responsabilité pénale, en qualité de complice de son employeur ? » Aujourd’hui, les trois cadres doivent payer solidairement des millions d’euros, alors qu’ils « n’avaient aucun intéressement et ne touchaient que leur salaire ». Du côté du directeur recherche et développement, Thierry Brinon (18 mois avec sursis), c’est un autre angle d’attaque : « On nous reproche une complicité, mais par abstention [sans qu’un acte positif ne soit commis], s’exclame Me Hélène Bourdelois. C’est un point très discutable.

 

Seule Hannelore Font, (2 ans dont 1 avec sursis), accepte sa condamnation, son avocat Me Jean Boudot rappelle qu'elle « n’avait pas fait appel du premier jugement.

 

Mais pour nous,  cela veut dire attendre encore et toujours ...

 

Que va-t-il se passer ? Voir toutes les étapes ici 

 

Dans quelques mois, nous saurons si ces pourvois sont justifiés et recevables et en fonction de cette décision, de nouvelles audiences seront peut-être nécessaires.

 

En tout état de cause, le jugement rendu est suspendu, pas d'exécution des peines sauf pour Hannelore Font, et pas d'indemnisations pour le moment.

 

Bien évidemment, je vous tiendrais au courant des différentes avancées du dossier.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 22:19

Monsieur Mas,

 

Lors des procès de Marseille en mai 2013 et d'Aix en novembre 2015, vous vous êtes excusé auprès des femmes Victimes de votre fraude.

 

A Aix, vous nous avez même déclaré que vous n'aviez pas parlé pour nous protéger.

 

Hier, vous avez été reconnu coupable pour la seconde fois, par 2 cours différentes.

Votre avocat a déclaré à l'issue du verdict qu'aucun des condamnés ne paiera !

Alors, pourquoi vous obstinez à multiplier les procédures qui empêchent les femmes de demander à être indemnisées par les organismes de l'état ?

 

Vous ne pensez qu'a vous épargner le retour en prison et cherchez à gagner du temps coûte que coûte, au mépris de toutes ces femmes que vous avez condamné à vie !

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 10:13

 

J'en ai assez !

 

Depuis plus de 6 ans, j'ai appris à connaître le "monde" des médias ... J'ai participé à des émissions de télévision, répondu à des interviews pour des radios, des journaux ou des magazines ...

 

Au début, lorsque l'on a découvert cette affaire, c'était la colère, l'indignation ... Et les interrogations, comment et pourquoi ce scandale avait été possible ?

 

Ensuite, les journalistes se sont intéressés aux femmes victimes de cette fraude, aux conséquences physiques, psychologiques et financières, à leurs séquelles ...

Beaucoup ont témoigné et ont été salies, celles qui avaient eu recours à la chirugie esthétique principalement, les femmes reconstruites après un cancer du sein étaient beaucoup plus respectables ! 

 

Au fil du temps, beaucoup de failles ont été révélées, les problèmes de certification, l'absence d'alerte dues au non déclaration des évènements indésirables par les chirurgiens, l'absence de réactivité de nos autorités sanitaires et politiques, le manque d'information envers les femmes candidates à l'implantations de ces dispositifs médicaux ... 

 

Et aujourd'hui, nous sommes à plus de 6 ans après la découverte de ce scandale sanitaire mondial sans précédent ... et RIEN n'a vraiment changé, je le dénonce dans un de mes précédents articles (ici

 

Je dénonce tous ces problèmes lors de chacune de mes interviews,

mais les messages ne passent pas ... 

 

Hier encore, à la sortie de l'audience, j'ai évoqué tous ces dysfonctionnements et rien n'est passé !

 

Je sais qu'il ne reste que quelques minutes sur des heures d'enregistrement, mais pourquoi repasser mon histoire plutôt que les messages importants ?

 

Pourquoi me dire que c'est bien de rencontrer des gens qui dénoncent et ne pas diffuser ?

 

Malheureusement, aujourd'hui, seule la pression médiatique fait réagir, alors pourquoi ne pas l'utiliser ?

 

Je suis une battante et je le reste, j'espère vraiment que des journalistes vont enfin comprendre qu'il faut arrêter de faire du "sensationnel" et dénoncer les VRAIS problèmes.

 

Je ne manquerais pas, bien évidemment de commenter le délibéré d'hier, mais ce sera dans un autre article.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 07:12

 

Verdict lundi 2 mai à 14 h

 

La décision que nous attendons toutes depuis 6 ans sera connue lundi.

 

Un premier procès à eu lieu à Marseille en mai 2013 (ici), nous avons eu le délibéré en décembre 2013 (ici).

Les prévenus ayant fait appel de leurs condamnations, nous avons du attendre 2 ans pour l'organisation du procès en appel qui s'est tenu à Aix en Provence en novembre dernier, malheureusement quelques jours après les attentas de Paris, donc très peu médiatisé. (ici)

 

Ce procès pour "tromperie aggravée" n'est qu'une étape dans notre long combat. La procédure pour "blessures et homicides involontaires" est toujours en cours d'instruction et aucune date de procès n'est connue à ce jour.

 

La justice est lente et n'a plus d'argent. (ici)

 

C'est la raison pour laquelle, nous devons être très nombreuses pour l'annonce du verdict lundi prochain afin de ne pas tomber dans l'oubli.

 

Nous nous battons pour qu'un tel scandale ne puisse plus se reproduire.

 

Cette triste affaire a permis de pointer tous les dysfonctionnements qui ont rendu possible cette fraude.

 

Mais pratiquement RIEN n'a changé.

 

Les modifications des procédures de certifications piétinent, des voeux pieux à Bruxelles, mais rien de concret. (ici)

Lenteur administrative et tellement de dossiers à traiter, beaucoup de difficultés pour mettre d'accord 29 pays sur des problèmes qui ne les concernent pas tous au même degré.

 

Concernant concernant une meilleure information des femmes candidates à l'implantation de prothèses, il y a bien eu un décret, mais pratiquement, peu de choses ont vraiment changé (ici)

 

Toujours pas de nouvelles concernant notre suivi médical, 3 enquêtes prévues pour remplacer l'étude Lucie, mais pas de résultats à ce jour. (ici

 

Quant au registre annoncé par les chirurgiens depuis plus d'un an, aucune nouvelle !

 

Nos autorités sanitaires se réunissent beaucoup, (ici), ont beaucoup d'ambitions dans leur programme de travail, (ici), mais ont tellement de tâches et si peu de moyens en regard que les choses avancent très très lentement ! 

 

Et toujours pas de moratoire ! (ici)

 

Le dernier comité de suivi s'est réuni le 27 octobre dernier, (ici) et le prochain est annoncé pour juin 2016 ...

 

Tout ceci pour vous rappeler l'importance de rester mobilisées et de saisir chaque occasion de faire parler de cette affaire. 

 

J'espère vraiment que nous serons très nombreuses lundi prochain 2 mai à 14 heures salle des assises au Palais Verdun d'Aix en Provence.

 

 

Article écrit par Victime de prothèse PIP

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