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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 23:46

Lymphome anaplasique à grandes cellules

associé à un implant mammaire LAGC- AIM

 

La FDA, agence sanitaire américaine, vient de publier un article qui recense 359 cas de ce lymphome anaplasique à grandes cellules dont 9 décès au 1er février 2017. (ici)

A noter que ces études sont basées sur des déclarations et peut-être inférieures à la réalité.

En décembre 2016, l'Australie a dénombré 51 cas dont 3 décès (ici) et en France, nous sommes à 32 cas dont 2 décès.

L'agence australienne, TGA, a estimé le risque de développer ce LAGC-AIM entre 1-sur-1000 et 1-sur-10.000 femmes avec des implants mammaires.

Pour celles qui ne lisent pas l'anglais, 2 articles en français. (ici) et (ici)

Ce lymphome est décrit depuis 2008, et la FDA a commencé à s'y intéresser en 2011. (ici). Je vous en parlais dans un précédent article. (ici)

L'Agence nationale de la sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) a demandé aux fabricants d'implants mammaires texturés d'effectuer des tests de biocompatibilité (tests pour déterminer comment les tissus vivants réagissent aux implants texturés) et de signaler leurs résultats en un an. (ici)
 

 

Concrètement, qu'y a -t-il de nouveau ?

 

Sur les 359 cas documentés aux USA, 231 rapports incluent la nature de l'implant et 312 le contenu.

Il se confirme que ce lymphome soit le plus souvent associé à des implants texturés 203 cas, qu'à des prothèses lisses, 28 cas.

Le contenu ne semble pas influer sur l'apparition de ce lymphome, 186 cas avec des prothèses remplies de silicone et 126 remplis de solution saline.

 

Quelles recommandations ?

 

Cependant, compte tenu de la rareté de ce cancer, la FDA et l'OMS ne recommandent pas d'explantation préventive en l'absence de signe clinique ou radiologique.

En France, l'INCa, Institut National du Cancer, ne préconise pas non plus le retrait, mais une surveillance normale pour toute porteuse de prothèses mammaires.

Une sur représentation de la marque Allergan est signalée en France. (ici)

Cette information concernant les marques de prothèses n'est pas donnée dans les autres pays.

Devant tout symptôme anormal, épanchement, douleur, augmentation du volume du sein, masse, ulcération de la peau, il est prudent de consulter, de pratiquer une échographie voire une IRM.

 

Traitements

 

La plupart du temps, l'explantation avec capsulectomie suffit, cependant certaines femmes ont du subir une chimiothérapie et/ou de la radiothérapie.

 

 

Rappels

 

Cette actualité souligne l'importance d'une information préalable sur le risque de ce cancer lié aux prothèses avant toute implantation.

Une surveillance annuelle est indispensable et une consultation en présence de tout signe anormal. Soyez vigilantes.

Une déclaration de matériovigilance est à faire devant tout évènement indésirable lié aux implants. En France, à l'ANSM, (ici), à l'étranger, à vos autorités de santé.

 

 

Article écrit par Victime de Prothèses PIP

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 06:32

Les rencontres des réseaux sociaux ...

 

Il y a quelque temps, j'ai reçu une invitation sur Facebook d'une femme, Sylvie Pioli, infirmière, qui m'invitait à aimer sa page.

Je suis allée voir et j'ai découvert une association très active : ici

Cyclosein (association loi 1901) réunit des personnes souhaitant :
- Sensibiliser les pouvoirs publics et la population à l’augmentation du risque de cancer du sein pour les travailleurs de nuit ;
- Améliorer la surveillance de ces personnes ;
- Soutenir la recherche médicale dans ce domaine ;
- Obtenir une reconnaissance comme maladie professionnelle.

Elles ont parcouru plus de 900kms en vélo en septembre dernier, entre le siège de l'association, Saint Mitre les Remparts, dans les Bouches du Rhône, et le ministère de la santé où elles espéraient rencontrer la ministre de la santé.(ici)

Tout au long de leur parcours, elles ont animé des réunions d'informations sur le lien entre cancer du sein et travail de nuit.

 

Elles se sont présentées au ministère avec un médecin du travail et la présidente d'une association d'hôtesses de l'air, militant pour la même cause, (ici) et une pétition comptant près de 4000 signatures.

Elles ont été reçues par 2 médecins, m'ont dit avoir été écoutées, mais pas certaines d'avoir été entendues ! ... Elles n'ont aucune nouvelle depuis ...

 

Très intéressée, j'ai cherché des articles et études sur le sujet.

 

J'ai des amies qui travaillent ou ont travaillé de nuit, mais j'avoue que je ne m'étais jamais posé la question de la relation entre le cancer du sein et ces horaires de travail.

 

La réglementation

 

Le travail de nuit est défini par une activité salariée entre 21h et 6h du matin, au moins 2 fois par semaine, mais ces horaires peuvent être aménagés dans les entreprises. Cette activité est assez répandue, au moins 20% des travailleurs, et est très encadrée. (ici) et (ici)

La Loi Travail du 08 août 2016 a considérablement modifié la réglementation. (ici)

 

Les conséquences sur la santé sont reconnues pour la plupart et

le salarié doit en être informé et surveillé médicalement.

 

Extrait d'un article intéressant (ici)

Les principaux risques du travail posté en équipes et de nuit

  • Les troubles du sommeil et de la vigilance

Les salariés en travail posté ou de nuit ont un organisme soumis à des changements importants au niveau des rythmes chrono-biologiques : ils ont un sommeil perturbé et raccourci, engendrant une fatigue qui peut s’avérer chronique, et par suite, favoriser la somnolence, la baisse de la vigilance responsable d’accidents du travail, surtout entre 2 et 5 h du matin et entre 13 et 15 h.

  • Les troubles somatiques

Les troubles digestifs sont très fréquents  : dyspepsies, douleurs abdominales et troubles du transit, risques d’ulcère gastroduodénal et d’obésité consécutifs aux horaires de repas irréguliers et mal équilibrés avec surconsommation de thé ou de café pour rester éveillé.

Le travail posté modifie le métabolisme des lipides et est un facteur de risque d’augmentation du taux de cholestérol et des triglycérides , ce qui, à long terme,  entraîne un risque accru de troubles cardiovasculaires   (hypertension artérielle …).

Les femmes enceintes travaillant de nuit risquent un retard de croissance ou une prématurité de l’enfant ou un avortement spontané.

  • Les troubles psychologiques

Le travail posté est générateur de stress, entrainant un risque accru de pathologie dépressive et de difficultés relationnelles, surtout parmi les travailleurs qui subissent cet état avec peine et chez les femmes qui éprouvent un sentiment de culpabilité vis-à vis de leur vie de famille et qui sont astreintes aux taches domestiques le jour.
Les horaires de nuit peuvent entraîner un sentiment d’isolement parfois accentué par un manque de communication et d’information entre les équipes de jour et celles de nuit, par manque de reconnaissance professionnelle : pas de participation aux décisions, pas de transfert d'informations, accès difficile à certains services (activités sociales du Comité d’Entreprise, représentants du personnel, formations professionnelles). De plus, dans certains cas, la permanence de nuit de l’établissement s’opère avec un effectif réduit, voire ne comprend qu’une seule personne. Cette situation d'isolement induit de l’anxiété, pose des problèmes de sécurité, tant pour la sécurisation des locaux (potentialité de violence externe) qu'en cas de malaise du salarié.
Il peut s’ensuivre des consommations excessives d’alcool ou d'autres substances psycho-actives (drogues diverses et, notamment, le cannabis, certains médicaments,…) qui sont fréquentes, induisant apathie ou irritabilité, troubles des réflexes, de la concentration, des performances visuelles, le tout constituant un facteur démultiplicateur des accidents du travail .

 

Mais la relation entre le travail de nuit et le cancer du sein n'est pas évoquée.

 

La première étude française qui en parle a été conduite par l'INSERM et baptisée CECILE, a recueilli des informations sur les femmes ayant eu un cancer du sein entre 2005 et 2007 dans 2 départements, Côte d'or et Ile et Vilaine. Elles ont été comparées à des femmes qui n'ont pas eu de cancer du sein. (ici)

Cette étude analyse plusieurs éléments communs retrouvés chez ces femmes, exposition environnementale aux pesticides, aux dioxines, liens éventuels avec les perturbateurs endocriniens, les solvants et les conditions de travail entre autre.

En 2012, est évoqué le lien possible entre travail de nuit et cancer du sein, les auteurs parlent d'un sur risque de 30% ! (ici)

Mais ces résultats ne font pas l'unanimité, une étude allemande est analysée par l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ), il ne semble pas que les résultats de l'étude CECILE soient confirmés. (ici)

Une publication regroupant plusieurs études étrangères semble aller dans ce sens. (ici)

En juin 2016, l'ANSES publie un rapport volumineux dont voici un extrait des conclusions : (ici)

Les conclusions de cette expertise confirment les risques pour la santé liés au travail de nuit. Celui-ci est en effet susceptible de générer des effets sur la santé des travailleurs du fait de perturbations des rythmes biologiques. Lors du travail de nuit, il se produit une désynchronisation entre les rythmes circadiens calés sur un horaire de jour et le nouveau cycle activité-repos/veille-sommeil imposé par le travail de nuit. Cette désynchronisation est aussi favorisée par des conditions environnementales peu propices au sommeil : lumière du jour pendant le repos, température en journée plus élevée qu’habituellement la nuit, niveau de bruit plus élevé dans la journée, rythme social et obligations familiales.

 

Ainsi, les résultats de l’expertise mettent en évidence des effets du travail de nuit sur la santé, avec différents niveaux de preuve scientifique :

  • les effets sur la somnolence, la qualité de sommeil et la réduction du temps de sommeil total, et le syndrome métabolique sont avérés ;
  • les effets sur la santé psychique, les performances cognitives, l’obésité et la prise de poids, le diabète de type 2 et les maladies coronariennes (ischémie coronaire et infarctus du myocarde) sont probables ;
  • les effets sur les dyslipidémies (concentrations trop élevées de certains lipides dans le sang), l’hypertension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux ischémiques, sont possibles.

Considérant le cancer, l’expertise conclut à un effet probable du travail de nuit sur le risque de cancer. Il existe notamment des éléments en faveur d’un excès de risque de cancer du sein associé au travail de nuit qui serait dû aux perturbations des cycles biologiques. L’expertise souligne l’existence de mécanismes physiopathologiques qui peuvent expliquer les effets cancérogènes liés aux perturbations des rythmes biologiques.

Le travail de l’Agence montre également que la fréquence et la gravité des accidents survenant lors du travail de nuit sont généralement augmentées.

 

Bien sur, le travail de nuit ne constitue pas le seul élément favorisant le cancer du sein, d'autres facteurs ont été étudiés par l'NSERM.(ici) et d'autres pistes sont explorées. (ici)  

 

Toujours est-il que la perturbation de notre horloge biologique joue une rôle.

 

Je reviens à mes guerrières ...

 

Elles attendent toujours la mise en place d'un suivi médical spécifique, des études épidémiologiques sur les infirmières et hôtesses de l'air, une reconnaissance en maladie professionnelle ...

Le Danemark a reconnu et indemnisé 37 femmes dans ce cadre. (ici)

 

Curieux, nous attendons aussi ces enquêtes au long cours, mais depuis plus longtemps qu'elles !

 

Nous savons toutes qu'il faut être très patientes devant la lenteur de nos autorités sanitaires et nos politiques ... Mais nous sommes toutes déterminées à défendre nos causes respectives et nous ne lâcherons pas !

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 

 

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 17:21

 

Octobre, mois traditionnellement consacré au cancer du sein, dépistage, information, traitements ... Cette année, beaucoup de villes ont choisi les parapluies roses comme symbole, çà change du traditionnel ruban rose et çà peut renforcer l'image que le dépistage nous protège.

 

Je n'ai pas beaucoup écrit sur le cancer du sein cette année, octobre rose me donne l'occasion de faire le point sur le dépistage, les innovations en matière de traitements et de reconstructions.

 

Le dépistage ...

 

Toujours aussi controversé, environ 52% des femmes invitées à se faire dépister dans le cadre du programme national, celles de 50 à 74 ans,  y participent.

 

Seulement 52% ! Pourquoi ? Beaucoup de polémiques, surdiagnostic, risque de cancers induits ... Pourtant, en 10 ans, 150 000 cancers du sein ont été détectés grâce au programme de dépistage organisé, et la mortalité liée à cette maladie aurait diminué de 15 à 21 %. Des bénéfices qui pourraient être bien plus importants si la participation était améliorée. (voir l'article complet ici)

 

Avantages et riques de la mammographie, extrait d'un article (ici)

Pratiquement tout test ou intervention comporte à la fois des avantages et des risques. Ce qui compte, c’est d’en être informée afin de prendre en toute connaissance de cause une décision appropriée pour vous. Aucun test de dépistage n’est absolument infaillible, mais les données scientifiques nous indiquent que les mammographies contribuent à réduire les taux de mortalité des femmes atteintes de cancer.

Avantages

Taux de survie supérieurs : dans la plupart des cas, plus le cancer est détecté rapidement, meilleures sont les chances de survie. La recherche démontre que les femmes qui passent régulièrement des mammographies survivent davantage au cancer du sein.

Meilleure qualité de vie : la détection précoce peut également permettre de diminuer la durée du traitement et la convalescence. Les études ont prouvé que les tumeurs cancéreuses du sein détectées chez les femmes qui passent régulièrement des mammographies sont en moyenne plus petites et plus faciles à traiter.

Risques

Faux résultats positifs : lorsque les résultats d’un test semblent indiquer la présence d’un cancer alors qu’il n’en est rien. De faux résultats positifs peuvent engendrer de l’anxiété, du stress et éventuellement d’autres tests douloureux et inutiles pour infirmer les résultats initiaux (c’est-à-dire pour s’assurer que vous n’avez pas le cancer malgré ce que pouvait suggérer le test de dépistage). Par exemple, la recherche a démontré que le dépistage du cancer du sein chez les plus jeunes femmes peut mener à beaucoup plus de faux résultats positifs. Il subsiste encore un doute à savoir si les mammographies régulières chez les femmes de moins de 50 ans permettent de sauver des vies.

Faux résultats négatifs : lorsqu’un cancer effectivement présent n’est pas détecté par le test. De faux résultats négatifs peuvent vous amener, vous ou votre médecin, à ignorer d’autres symptômes provoqués par le cancer, retardant ainsi le diagnostic et le traitement.

Surdiagnostic : certains cancers peuvent ne jamais causer de symptômes, ni diminuer l’espérance ou la qualité de vie. D’après la recherche, toutefois, on sait que la plupart des cancers du sein sont dommageables et que la maladie devrait être détectée et traitée le plus rapidement possible.

Exposition accrue à des procédures toxiques, par exemple de très faibles doses de rayonnement lors de radiographies.
 

Une étude intéressante regroupant l'avis d'expert de 16 pays a été publiée en janvier dernier. (ici)

Le gouvernement avait lancé en octobre dernier une large concertation dont je vous avais parlé (ici), nous avions jusqu'en mars pour y participer, une réunion de concertation s'est déroulée en mai dernier (ici) et j'ai appris récemment que le comité d'orientation a rendu son rapport à la ministre de la santé et qu'un nouveau programme de dépistage serait proposé prochainement.

 

Depuis le 1er septembre 2016, la prise en charge du dépistage a été élargie aux femmes dites "à haut risque". (ici)

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le dépistage sucite de nombreux débats et que la question est loin d'être tranchée, notamment concernant l'âge de début du dépistage, la suite à donner en matière de traitement et de prise en charge ... Ce qui est important à mon avis, c'est que les femmes soient toutes correctement informées et participent ou pas en connaissance de cause.

 

Le traitement ...

 

La prise en charge est en principe partout la même avec la décision prise en réunion de concertation pluridisciplinaire, regroupant radiologues, chirurgiens, anatomopathologistes, oncologues, radiothérapeutes, s'appuyant sur des protocoles de traitement identiques.

 

Or, il n'en est rien en réalité ... La prise en charge n'est de toute évidence pas la même dans un centre de luttre contre le cancer, un hôpital et une clinique privée.

 

Pourquoi certaines femmes sont fixées en une journée alors que d'autre doivent attendre des semaines voire plus, avec toute l'angoisse que cela génère ... Le "diagnostic en un jour" est une réelle avancée, pratiquée depuis 2004 à Gustave Roussy (ici). Pourquoi ne pas le généraliser ?

 

Avec le recul, je pense que la meilleure prise en charge reste celle faite dans les centres de lutte contre le cancer (ici), thérapeutiques innovantes, recherche, équipes pluridisciplinaires, concertations ... Mais ce n'est que mon avis, certaines préfèreront la proximité, le confort d'une clinique près de chez soi ... Le principal est d'être en accord avec ses choix et de les assumer.

 

Un point sur les traitements avec le Dr Suzette Delaloge de l'Institut Gustave Roussy, dont la renommée et les compétences ne sont plus à démontrer.

Selon le type de votre cancer, il faudra de la chirurgie, plus ou moins invasive, avant ou après chimiothérapie, plus ou moins radiothérapie ... Période difficile pour nombre d'entre nous, tourbillon dans lequel on est vite absorbée.

 

Des innovations en la matière, notamment concernant la chimiothérapie, des tests pour savoir si elle est utile ou pas. Quand on connait les effets positifs bien sur, mais également négatifs, pouvoir y échapper peut être sympathique. (ici)

 

De plus, ces tests sont maintenant pris en charge. (ici)

 

L'hormonothérapie ...

 

Ensuite, viendra le temps des traitements pour éviter les rechutes (ici) ... Leur efficacité est prouvée. (ici) ... Pas toujours faciles à accepter dans le temps au vu des nombreux effets secondaires. (ici)

Une étude montre que si la femme est plus sereine face aux effets secondaires, elle les ressentira moins. (ici) ... Etablir une relation de confiance entre la femme et le praticien est primordiale pour une bonne observance du traitement. (ici)

 

En tout état de cause, parlez en avec votre oncologue et n'arrêtez jamais le traitement sans lui dire.

 

Dernière étape, la reconstruction ...

 

Certaines n'ont pas pu bénéficier de chirurgie conservatrice et ont du subir une mastectomie, ablation totale du sein, plus exactement de la glande mammaire.

 

La reconstruction peut être proposée soit dans le même temps opératoire, soit après la fin des traitements de chimiothérapie et/ou de radiothérapie.

 

Opter pour une reconstruction ou pas est une décision très personnelle et qui doit être bien réfléchie, basée sur un maximum d'informations concernant les avantages et les inconvénients. (ici)

 

Une première en matière de mastectomie, un robot permet une mastectomie avec reconstruction immédiate sans cicatrice sur le sein. (ici) ... Encore au stade de la recherche, il faudra attendre pour que toutes les femmes puissent en bénéficier.

 

Il existe diverses techniques de reconstruction, la plus simple étant la reconstruction par prothèse.

Mais, depuis le scandale des prothèses PIP, les reconstructions autologues, c'est à dire avec les propres tissus de la patiente se sont développées. Ainsi, un sein peut être reconstruit simplement avec de la graisse prélevée par liposuccion sur les cuisses ou le ventre de la patiente, par lambeau abdominal (DIEP) ou par lambeau de grand dorsal. (ici)

 

Personnellement, ayant été Victime de cette fraude, je me suis beaucoup documentée sur les implants mammaires et j'en suis arrivée au fait que cette technique ne devrait plus être proposée. Voir mon dernier article à ce sujet (ici)

 

Ces derniers jours, les néerlandaises se battent contre les fabricants de prothèses mammaires, lire et écouter ce reportage. (ici)

 

J'espère vous avoir apporté un maximum d'informations, prenez soin de vous et n'hésitez pas à commenter ou à m'envoyer un message.

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 

 

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 22:23

 

 

 

Le droit à l'oubli ...

 

De quoi s'agit-il ? Tout simplement, le droit pour tout ancien malade atteint d'un cancer de pouvoir reprendre le cours d'une vie normale ... C'est à dire avoir des projets, pouvoir emprunter comme tout le monde sans assurance exorbitante !

 

Le plan cancer 3 était plein de promesses à cet égard ... Mais finalement, l'accord qui a été signé récemment est loin de ce qui avait été annoncé ! (ici

 

Rose magazine se bat depuis 4 ans pour ce droit à l'oubli et a mis en ligne une pétition, signez et faites signer. (ici

 

2 députés ont déposé des amendements à la "Loi Santé" de notre ministre Marisol Touraine, voir (ici) ... Vous pouvez agir en écrivant à vos députés, Celine vous explique tout et vous propose un modèle de lettre à leur envoyer pour qu'ils votent ces textes. (ici)  

 

Pour que tout ancien malade puisse tourner la page et vivre normalement ...

 

Agissez !

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 22:43

 

 

L'actualité est bien triste dans beaucoup de domaines et j'ai envie de partager avec vous une belle initiative. 

 

Elles s'appellent Agathe et Nathalie, 

 

Elles ont un super projet, participer à un raid féminin en 4X4 dans le désert marocain.

La course aura lieu du 9 au 13 mai prochain au départ d'Agadir. Présentation du raid ici

 

Tous les bénéfices collectés sont destinés à la lutte contre le cancer féminin et reversés à Europa Donna (ici) et Rose Magazine (ici).

 

Leur véhicule portera aussi le DRAPEAU de la mutation génétique BRCA dont Nathalie est porteuse.

 

Ce gène, dont on parle beaucoup avec les témoignages de l'actrice Angélina Jolie, voir quelques explications (ici)

 

Il faut les soutenir ... Visitez leur page (ici) et leur site (ici

 

Bonne course Mesdames et bravo à vous.

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 17:37

Feeminite.jpg

 

Aujourd'hui, l'actualité est triste ...

Mais la vie continue et plutôt que de parler de mort,

je voudrais vous parler d'espoir.

 

Il y a quelque temps, sur les réseaux sociaux, comme on dit, j'ai lu le post d'une jeune femme, atteinte d'un cancer du sein, qui parlait d'un beau projet ... Aujourd'hui, elle a concrétisé son idée et une association est née "Féeminité".

 

 


Voilà sa présentation :

 

Bonjour, j'ai été touchée par le cancer du sein en 2013...

Les problèmes qui se sont présentés immédiatement ont été financiers, difficile de prendre soin de soi, d'acheter une perruque, de se payer les produits pour la peau, les foulards, turbans, bonnets en n'ayant pas un sou devant soi...

Heureusement on m'a aidé ! Hélas, tout le monde n'a pas cette chance.

Mes cheveux repoussant, je me suis demandée quoi faire de mon matériel ? Et une idée a germé... Pourquoi ne pas en faire profiter d'autres femmes... Féeminité est née pour ça !


 


 

Son but, fournir du matériel et des accessoires gratuitement, à des femmes touchées par le cancer et en situation de précarité financière.

 

Vous allez me dire, les femmes sont prises en charge par la sécurité sociale ... Oui, pour les soins médicaux, les traitements, les interventions chirurgicales ... Mais les dépassements d'honoraires, les frais annexes et les soins de confort et de bien être ne sont pas pris en charge et toute femme qui est passée par là sait combien c'est important et bon pour le moral. 

 

Voilà pourquoi, je soutiens cette association et je vous demande, si vous êtes convaincues comme moi, de la soutenir. 

 

Que pouvez-vous faire concrètement ?

 

Et bien, c'est très simple ... Un don par le biais d'une adhésion à l'association, (bulletin d'adhésion plus bas), ou si vous le pouvez, un envoi de matériel que vous n'utilisez plus ... Perruques, foulards, prothèses ... L'adresse est sur le bulletin d'inscription.

 

bulletin-d-adhesion-feeminite.jpg

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la page Facebook de l'association (ici), il n'est pas nécessaire d'être inscrit sur Facebook pour y avoir accès.

Le site de l'association : http://www.feeminite.com/

 

 

Article écrit par Victime de Prothèse PIP

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 15:42

bando ruban-rose

 

Nous y voilà ... Octobre Rose et ses tradionnelles campagnes d'information et de dépistage du cancer du sein !


La polémique existe toujours sur le dépistage ...

 

Faut-il se faire dépister ? A quel âge ? Quels sont les risques ? Quels sont les avantages ? Et encore beaucoup d'autres questions ...

 

Cette décision vous appartient !


Une chose est établie ... Plus on dépiste tôt, plus on a de chance de découvrir le cancer à un stade précoce, sans envahissement et donc de s'en sortir avec des traitements moins agressifs et mieux supportés.

Les cancers radio-induits sont extrêmement rares ... Bien évidemment, il ne faut pas être celle sur qui çà tombe. 


Personnellement, c'est la mammographie de dépistage qui a découvert

mon cancer de 7 mm, profond et donc non palpable.


L'Institut National du Cancer, INCa, donne clairement toutes les explications ici pour que vous vous fassiez votre opinion et preniez votre décision en toute connaissance de cause ...  

Aujourd'hui, on parle beaucoup de dépistage adapté au risque personnel, voir ici. En effet, nous ne présentons pas toutes les mêmes risques de développer un cancer du sein.

Les réponses aux questions que vous vous posez sont surement sur le site de l'association " Le cancer du sein, parlons en". ici

 

Ne soyez pas étonnée si votre médecin traitant vous propose un dépistage ... Des fenêtres "pop up" apparaîtront sur votre dossier si vous êtes dans la catéorie d'âge ciblée ... 50-74 ans. Voir ici

 

De nombeuses animations, courses, spectacles auront lieu tout le mois dans toute la France ... Je serais à Vincennes dimanche matin (ici).... Marche au profit de l'Institut Gustave Roussy (ici)

 

Je vous rappelle à ce sujet ma page de collecte ici.

 

Une radio dédiée à l'Institut Curie, (iciémet dès aujourd'hui et pendant 5 semaines. 

 

Enfin, pour toutes celles qui ont été touchées par ce cancer et qui ont été reconstruites avec une ou des prothèses, quelle que soit la marque, il est important de participer à l'enquête de suivi épidémiologique "A la recherche de Lucie" qui va suivre 100 000 femmes pendant 10 ans afin d'étudier l'impact de ces dispositifs médicaux sur notre santé.

 

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Article écrit par Victime de prothèse PIP

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 18:22

logo_has.JPG

 

Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme ...

Une femme sur 8 sera touchée !

 

Depuis plusieurs années le dépistage est proposé aux femmes de 50 à 74 ans ... Mais depuis quelques temps, le nombre de femmes de moins de 50 ans confrontées à ce cancer semble en augmentation et des voix s'élèvent pour demander d'étendre le dépistage aux femmes plus jeunes.

 

La Haute Autorité de Santé a publié cette semaine, les nouvelles recommandations en matière de dépistage (ici)

 

Les facteurs de risques supposés et qui n'ont jamais été prouvés ...

Donc écartés !


  • Certains aliments (thé, café, etc.) ou les prothèses en silicone = facteurs de risque prétendus mais dont l’analyse de la littérature montre qu’ils n’en sont pas,

  • L’utilisation de déodorants, la taille des seins, une densité mammaire élevée après la ménopause = facteurs de risque pour lesquels les données scientifiques disponibles ne sont pas suffisamment fiables pour les définir comme tels,

  • Le traitement hormonal substitutif, la prise de contraception hormonale, certaines lésions mammaires, une grossesse tardive, une obésité après la ménopause = facteurs de risque associés à une augmentation modérée voire modeste du risque de survenue du cancer du sein.

 

Par contre, si vous avez :

 

  • Antécédent personnel de cancer du sein invasif ou de carcinome canalaire in situ,

  • Antécédent d’hyperplasie canalaire atypique, d’hyperplasie lobulaire atypique ou de carcinome lobulaire in situ,

  • Antécédent de radiothérapie thoracique (irradiation thoracique médicale à haute dose pour maladie de Hodgkin),

  • Antécédents familiaux de cancer du sein avec score d’indication à la consultation d’oncogénétique ≥ 3 selon le score d’Eisinger* en l’absence de mutation génétique identifiée dans la famille. 

 

Alors, les modalités spécifiques de dépistage sont définies pour vous.

 

Prenez connaissance des questions/réponses (ici

 

Une aimation est proposée également pour répondre à vos questions.

 

vignette_animation_cancer_du_sein.jpg

 

 

Par contre, il serait judicieux de réduire vos expositions à des produits identifiés comme causant des cancers mammaires chez l'animal et auxqelles les femmes sont largement exposées.


 

17 produits chimiques sont connus pour causer ces tumeurs chez l'animal :  Il s'agit notamment de produits chimiques présents dans l'essence, le diesel et autres gaz d'échappement des véhicules (benzène, butadiène…), les retardateurs de flamme, les textiles anti-tâches ou les détachants (perchlo), certaines mousses d’ameublement (styrène), les décapants pour peinture (chlorure de méthylène et autres solvants), et sous-produits de désinfection dans l'eau potable.

 

Quelques mesures à prendre pour réduire son exposition :


·  Ne pas laisser le moteur tourner et couper rapidement le contact à l’arrêt pour réduire l'exposition aux fumées d’essence ou de diesel,

· Opter pour du matériel électrique de préférence (tondeuse et autres matériels de jardin),

·  Bien aérer pour limiter les fumées de cuisson et limiter la consommation d'aliments brûlés (barbecue).

·  Eviter les meubles avec mousse de polyuréthane ou traités avec des retardateurs de flamme

· Eviter les produits d’ameublement traités "anti-tâches" et le nettoyage par perchloréthylène,

·  Filtrer l’eau potable,

 

· Réduire l'exposition aux produits chimiques de l’air intérieur en optant pour un nettoyage avec des chiffons et serpillières humides.

 

Vous retrouverez l'intégralité de cet exposé dans cet article (ici)

 

 

Le dépistage reste très important, mais il est controversé du fait de l'exposition aux rayons durant la mammographie. Il faut faire la part des choses et se faire dépister si vraiment on présente un risque accru de développer cette maladie.

 

Il faut évaluer pour chaque femme le bénéfice/risque ... Parlez en avec votre médecin traitant ou votre gynécologue.


 

Article écrit par Victime de prothèse PIP 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 10:47

la ligue contre le cancer

 

Il vous reste moins d'un mois !


 

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Je vous rappelle l'enquête de la Ligue contre le cancer sur les frais qui restent à charge des femmes ayant subi une mastectomie ou ayant bénéficié d'une reconstruction.

 

Voir mon article du mois dernier : 


 http://porteuses-de-protheses-mammaires-pip.over-blog.com/article-enquete-de-la-ligue-contre-le-cancer-sur-les-mastectomies-et-les-reconstructions-123322975.html


 

Cette enquête est extrêmement importante et

permettra de pointer les abus et d'y mettre fin. 


 

Si vous êtes concernée ou si vous avez une amie dans ce cas, répondez vite avant le 15 juin.

 

Pour participer cliquez sur le lien : http://enquete.ligue-cancer.net/default.aspx?studyname=9034&src=7

 

 

Un grand merci à toutes celles qui participeront.


 

Article écrit par Victime de prothèse PIP 


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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 10:29

 

 

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Une enquête importante démarre aujourd'hui et pour deux mois.


 

L'affaire PIP a révélé un grand nombre de choses dans la prise en charge des femmes tant en chirurgie esthétique que dans les reconstructions après cancer du sein.

 

En effet, de nombreuses femmes, bien que prises en charge à 100% pour leur cancer, ont eu à payer des dépassements d'honoraires importants pour leurs interventions de reconstruction ou de changement de prothèses.

 

Avec les associations, nous avons dénoncé ce fait lors des comités de suivi et la Ligue contre le cancer voudrait faire un état des lieux de ces pratiques :

 

 

 

Cancer du sein, mastectomie et restes à charge : 

la Ligue contre le cancer enquête 

 

 

Certaines femmes ayant eu une mastectomie, à la suite d’un cancer du sein ou à titre préventif, font état de frais non remboursés laissés à leur charge. Quelles sont les femmes concernées ? Quels sont ces frais ? A combien s’élèvent-ils ? Quel impact ont-ils sur leur choix d’effectuer ou non une reconstruction mammaire? 


Afin de répondre à toutes ces questions et agir pour améliorer la situation des femmes affectées par ces "restes à charge", une étude est menée par la Ligue contre le cancer et l’institut BVA.


Le questionnaire est accessible en ligne du 14 avril au 15 juin 2014 


Si vous connaissez des femmes concernées qui n'ont pas internet, informez les.


Elles peuvent également se le procurer en format papier auprès de la Ligue dans leur département, dans les espaces d’informations dans les hôpitaux.

 

Il est indispensable que le plus grand nombre de femmes répondent à ce questionnaire afin d'améliorer l'accès aux reconstructions et limiter les "restes à charge". 


 

L'argent ne doit pas être un obstacle à la reconstruction si elle est souhaitée.


 

Pour répondre au questionnaire en ligne :  http://enquete.ligue-cancer.net/default.aspx?studyname=9034&src=7

 

 

Nous comptons sur votre participation.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 

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Cliquez sur ENQUÊTE ci-dessus, quelques minutes pour évaluer l'information reçue avant votre implantation de prothèses mammaires?

Quelle que soit la marque de vos implants.

 

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