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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 16:49

Minsitère de la Santé

 

L'association PPP a publié le compte-rendu du dernier comité de suivi émanant du ministère de la santé et je vous le transmet.

 


COMITE DE SUIVI DES FEMMES PORTEUSES DE PROTHESES MAMMAIRES PIP 

RÉUNION DU 10 décembre 2012



Introduction (DGS)

Le Directeur général de la santé ouvre la séance du comité de suivi en proposant d’effectuer un tour de table.

I. Adoption du compte rendu de la réunion du 7 juin 2012

Le compte rendu de la séance du 7 juin 2012 est adopté à l’unanimité.

II. Présentation des signalements (ANSM)

L’ANSM présente la revue des signalements à fin octobre 2012. Cette présentation a fait l’objet d’une mise en ligne sur le site de l’ANSM.

1) Explantations préventives

14 327 femmes ont fait l’objet d’une explantation à fin octobre 2012, dont 10 042 femmes qui ont été explantées préventivement selon les éléments rapportés à l’agence (soit 681 femmes de plus qu’à fin septembre 2012). 

2) Ruptures 

- 3 290 femmes ont eu une rupture de prothèse PIP, ayant fait l’objet d’un signalement à l’agence de 2001 à fin octobre 2012 (soit 102 femmes de plus qu'à fin septembre 2012). Ces ruptures sont notamment détectées grâce à la pratique croissante d’échographies systématiques de surveillance suivant les recommandations de l’Agence ou d’échographies réalisées lors des bilans préopératoires précédent l’explantation.

- 3 999 ruptures sont observées chez ces 3 290 femmes, certaines ayant eu plusieurs ruptures (soit 124 ruptures de plus qu'à fin septembre 2012). La médiane de survenue des ruptures est de 6 ans et 1 mois. 

3) Réactions inflammatoires

3 399 réactions inflammatoires ont été signalées chez 1 957 femmes porteuses de prothèses PIP, de 2001 à fin octobre 2012. La médiane de survenue des réactions inflammatoires est de 5 ans et 9 mois. 

4) Autres données

Un total de 57 cas d’adénocarcinomes mammaires ont été déclarés à l’agence chez des femmes porteuses de prothèse PIP (soit 1 cas de plus qu'à la fin mars 2012). Ces données ne remettent pas en question l’avis de l’Institut National du Cancer, (INCa) du 23 décembre 2011, qui statuait que « les données disponibles aujourd’hui permettent de conclure à l’absence de sur-risque d’adénocarcinome mammaire chez les femmes porteuses d’implants en comparaison avec la population générale. Il n’existe pas de donnée à ce jour pour conclure à un sur-risque d’adénocarcinome mammaire spécifique à la prothèse PIP en comparaison aux autres implants. »

L’ANSM précise que le taux d’explantation s’est stabilisé autour de 600 à 700 explantations par mois. Près de 50% des explantations ont été effectuées à fin octobre 2012, avec une baisse du nombre d’explantations cet été. 

Le SNCPRE mentionne qu’une bonne partie des explantations a eu lieu en ville avec des réactivations par à-coups en fonction de l’actualité. 

L’association PPP mentionne que les femmes qui n’ont pas été explantées sont celles qui rencontrent des difficultés financières. 

Le SNCPRE mentionne que le tarif planché est de 1 500 euros mais qu'il est possible de se tourner vers l’hôpital public où le tarif est proche de zéro. 

La SOFCPRE indique que le nombre de patientes reçues est en forte diminution. 

L’association PPP présente des témoignages de patientes sur l’accueil qui leur a été fait par certains chirurgiens. 

Le SNCPRE reconnaît qu'il s’agit de maladresses psychologiques et que les patientes auraient dû être mieux orientées en amont. 

Il est suggéré qu’une relance soit faite auprès des chirurgiens afin de leur rappeler de contacter leurs patientes. 

Dr. BOUCQ indique que les constatations faites lors de ses interventions corroborent les chiffres présentés par l’ANSM. Le pourcentage de rupture est de 13,9%. Il s’accorde sur la proposition de relance des chirurgiens. 

L’association PPP revient sur la prise en charge, et indique que le suivi de ces femmes est plus coûteux que le remboursement des frais de réimplantation des prothèses. 


III. Point sur la prise en charge des femmes (DGOS, CNAMTS)

1) Prise en charge sous l’angle de l’organisation des soins

La DGOS indique ne pas avoir connaissance de problèmes particuliers. Les chiffres dont elle dispose en matière d’explantations sont issus des fichiers de l’ATIH (agence technique de l’information sur l’hospitalisation) pour lesquels une extraction de prothèse PIP a été codée. La différence avec les chiffres dont dispose l’ANSM révèle une probable sous cotation du fichier spécifique PIP de la part des établissements utilisant le codage PMSI.


2) Prise en charge en matière de sécurité sociale 

La CNAM ne mentionne pas de difficultés. Elle indique que 8 800 demandes d’entente préalable ont été faites et quasiment aucun refus n’a été fait 

La CNAM ajoute avoir observé une augmentation récente du nombre d’appels téléphoniques reçus (192 en octobre contre 100 en septembre ; à noter qu'il y avait plus de 500 appels en janvier 2012). Une analyse est en cours pour en comprendre les raisons. 

La Ligue Nationale contre le Cancer soulève le cas particulier d’une prise en charge post-cancer ; ce cas a été régularisé. 


3) Remontée des problèmes de dépassements d’honoraires rencontrées par les patientes 

L’association PPP évoque que, d’après un sondage, il apparait que le coût de réimplantation a augmenté passant de 1000 à 2000 euros il y a 6 mois à 2000 à 3000 euros à l’heure actuelle. 

Le SNCPRE précise qu'il ne s’agit pas de dépassements d’honoraires mais de 2 actes concomitants explantation puis acte esthétique de repose des prothèses. 
Le SNCPRE mentionne également la possibilité de consulter un 2ème chirurgien. 

L’association PPP mentionne que l’Institut Curie renvoie vers le secteur privé pour les implantations comme pour les explantations, et souligne que le délai d’attente indiqué par l’Institut Curie est de 3 ans. 

La SOFCPRE indique qu'à sa connaissance, toutes les patientes ont été rappelées par l’Institut Curie et l’Institut Gustave Roussy. 

La Ligue Nationale contre le Cancer confirme le renvoi de patientes vers le privé ; la prise en charge se faisant souvent à l’extérieur. 

La Direction générale de l’offre de soins rappelle que la liste les hôpitaux pratiquant l’explantation est disponible sur le site du ministère chargé de la santéhttp://www.sante.gouv.fr/protheses-mamm ... s-ars.html 


IV. Point sur l’état d’avancement de l’étude épidémiologique chez les femmes explantées après rupture d’une prothèse PIP (DGS/INSERM) 

L’ANSM évoque une première étude ayant fait l’objet d’un appel à projet libre et dont les promoteurs sont l’Institut Gustave Roussy et l’Institut Curie. Cette étude concerne le suivi des femmes porteuses de prothèses ayant eu un cancer. Cette étude a été validée par le conseil scientifique de l’Agence. 

Par ailleurs, l’ANSM évoque une deuxième étude portant sur le devenir des femmes porteuses de prothèses PIP. Un travail préparatoire a été mené par l’INSERM et a conduit à plusieurs propositions. Le projet a été soumis au conseil scientifique de l’Agence la semaine dernière. Toutefois, en l’état actuel, le projet ne convient pas entièrement et nécessite une nouvelle intervention auprès de l’INSERM afin de mieux répondre à la demande des autorités. 

L’étude consiste en un suivi à court, moyen et long terme de 40 000 femmes, comprenant 20 000 femmes porteuses de prothèses PIP et 20 000 femmes porteuses de prothèses autres que PIP. Cette étude, qui repose sur les données de la CNAM, a été intégrée dans le budget prévisionnel 2013 de l’ANSM. L’étude se basera uniquement sur les fichiers SNIRAM et rien ne sera demandé aux femmes. Toute étude annexe a été éliminée du protocole. 

La méthodologie de l’étude proposée est de bonne qualité mais la faisabilité n’est pas encore assurée. Par conséquent, le protocole doit être révisé avant qu’une décision soit prise d’ici un mois sur la conduite de cette étude. 

La SOFCPRE confirme qu’elle ne dispose pas de registre fiable qui pourrait être utilisé dans le cadre d’une étude. 

L’association PPP mentionne qu'il n’y a pas de réparation suite au préjudice occasionné. 

Dr. Courtois rappelle la problématique de la responsabilité et de la nécessité de créer un fond de garantie des industries pharmaceutiques. 

L’association PPP évoque un courrier de la Ministre mentionnant des voies de recours possibles et fait partager un nouveau témoignage de femme lors d’un entretien à l’ONIAM. 

La DGS rappelle que les actes à visée esthétique ne rentrent pas dans les conditions d’indemnisation de l’ONIAM. Par ailleurs, le CIVI implique de déposer une demande auprès du Tribunal de Grande Instance. 

L’ANSM propose de renforcer l’information aux chirurgiens (quelque soit le secteur) afin que les femmes soient bien orientées. 

L’association PPP confirme que les informations reçues des professionnels ne sont pas claires. 

La Ligue Nationale contre le Cancer confirme l’utilité d’une notice disponible sur internet reprenant les différents organismes et leurs fonctions. 

Le SNCPRE confirme également la nécessité de synthétiser l’information.

La DGS prépare cette fiche. 


V. Points divers

La DGS indique qu’un questionnaire élaboré par la Commission européenne à destination des professionnels de santé est disponible sur internet à l’adresse suivante :
http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms ... al&lang=fr

L’association PPP soulève la problématique de la récupération du dossier médical pour les patientes (auprès des professionnels et des établissements), et ce malgré des relances successives. 
Les voies de recours auprès de l’Ordre des médecins et des comités d’usagers dans les établissements n’aboutissent pas non plus. 


Mme FAVROT remercie l’ensemble des participants à ce comité et présente les excuses du DGS qui a dû quitter la réunion.


 


Comme vous pouvez le constater, pas d'annonce importante

lors de ce comité de suivi ...

 

- Commentaires des données publiées chaque mois par l'ansm,

- Prise en charge ... pas d'avancées concernant les dépassements d'honoraires, relance des chirurgiens afin qu'ils contactent leurs patientes ... Bientôt 3 ans !

- Enquête de suivi, une première enquête a été faite par l'Institut Gustave Roussy et l'Institut Curie concernant les femmes implantées dans le cadre d'une reconstruction après cancer du sein. voir ici

Rien n'est encore défini clairement quant à l'enquête épidémiologique portant sur le suivi prospectif des femmes explantées. (INSERM)

Tel que défini, le recueil d'informations concernant les femmes semblent très difficile et à mon avis sera compliqué et incomplet !  En effet, il est dit : "Cette étude, qui repose sur les données de la CNAM..."

Or, toutes les femmes n'ayant pas été prises en charge ne seront pas prises en compte ...

 

Nous verrons dans un mois, lorsque les décisions seront prises ... attendons.

 

 

Article écrit par Victime de prothèse PIP

  

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 13:12

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Notre bilan d'octobre vient de sortir, voir ici.

 

Voilà la synthèse des données de matériovigilance concernant les prothèses PIP

à la fin octobre 2012.


Il est estimé que 30 000 femmes en France sont porteuses de prothèses mammaires en silicone PIP.


À la fin octobre 2012, les données transmises à l’ANSM indiquent que 14 327 femmes ont eu une explantation de leur prothèse,dont 10 042 à titre préventif.

 

Les événements indésirables sont fréquents et consistent principalement en :

> ruptures observées chez 3 290 femmes

> réactions inflammatoires chez 1 957 femmes

Ces événements indésirables sont de survenue précoce avec une médiane de survenue de 6 ans et 1 mois pour les ruptures et 5 ans et 9 mois pour les réactions inflammatoires.

Une politique active d’explantation préventive dont ont bénéficié 10 042 femmes, réalisée en France, reste recommandée compte tenu de la fréquence et de la précocité des évènements indésirables observés anormalement chez les porteuses d’implants PIP

 

3 399 réactions inflammatoires ont été signalées chez 1 957 femmes porteuses de prothèses PIP, de 2001 à fin octobre 2012.

Les réactions inflammatoires signalées sont :

Des coques de stade 3 ou 4 : 1 614 cas

Des siliconomes : 594 cas

Des inflammations ou infections : 428 cas

Des adénopathies : 456 cas

Des lymphorées : 292 cas

Des nécroses : 6 cas

Des indurations : 1 cas

Des nodules : 8 cas

 

Je vous laisse le soin de lire attentivement les détails de ce bilan dont vous avez maintenant l'habitude.

 

Demain, lundi 10 décembre le comité de suivi se réunira.


J'ai transmis les 2 bilans du sondage réalisé. Voir ici et ici.

 

J'espère que les autorités sanitaires et les chirurgiens prendront enfin en compte la mesure des besoins des victimes, tant en matière de coût des prises en charge qu'en tant que soutien psychologique indispensable.

 

Les femmes ont exprimé un grand besoin d'écoute, d'informations, de soutien,

de compréhension et surtout d'aides financières.

 

Je suis consciente que 188 réponses rapportées au nombre de victimes potentielles, c'est peu, mais la plupart se sentent abandonnées et ne répondent plus aux appels, elles sont fatiguées de se battre, sont persuadées que la vérité leur est cachée et qu'elles ne représentent qu'un marché financier parmi d'autres.

 

J'espère de tout coeur que les membres du comité de suivi leur prouveront le contraire par des mesures concrètes.

 

 

Article écrit pat Victime de prothèse PIP 

  

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 11:51

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Notre bulletin mensuel d'évènements indésirables vient d'arriver !

 

C'est une habitude que nous avons depuis fin 2011, engagement pris lors de la création du comité de suivi. (ici)

 

A noter qu'aucun comité n'a eu lieu depuis juin dernier ...

 

Rien de bien nouveau ... les chiffres évoluent ... mais pas les prises en charge !

 

Synthèse des données de matériovigilance

 

concernant les prothèses PIP à la fin septembre 2012

 

Il est estimé que 30 000 femmes en France sont porteuses de prothèses mammaires en silicone PIP.

 

À la fin septembre 2012, les données transmises à l’ANSM indiquent que 13 504 femmes ont eu une explantation de leur prothèse, dont 9 426 à titre préventif.

 

Les événements indésirables sont fréquents et consistent principalement en :

 

> ruptures observées chez 3 188 femmes

> réactions inflammatoires chez 1 862 femmes

 

Ces événements indésirables sont de survenue précoce avec une médiane de survenue de 5 ans et 11 mois pour les ruptures et 5 ans et 4 mois pour les réactions inflammatoires.

 

Une politique active d’explantation préventive dont ont bénéficié 9 426 femmes, réalisée en France, reste recommandée compte tenu de la fréquence et de la précocité des évènements indésirables observés anormalement chez les porteuses d’implants PIP.

 

3 240 réactions inflammatoires ont été signalées chez 1 862 femmes porteuses de prothèses PIP, de 2001 à fin septembre 2012 .

Les réactions inflammatoires signalées sont :

Des coques de stade 3 ou 4 : 1 561 cas

Des siliconomes : 558 cas

Des inflammations ou infections : 403 cas

Des adénopathies : 442 cas

Des lymphorées : 268 cas

Des nécroses : 6 cas

Des indurations : 1 cas

Des nodules : 1 cas

 

Je ne ferais pas plus de commentaires sur cette publication mensuelle ... Je vous laisse regarder les chiffres ... Je suis un peu amère, surtout après l'annonce de la mise en liberté de Jean Claude Mas hier!

 

La justice et les autorités sanitaires nous lâchent ... 

 

 

Par contre, rien de nouveau sur les prises en charge correctes et équitables pour toutes les femmes, rien de nouveau sur les procédures de mise sur le marché ni sur les procédures de contrôles, pas plus que pour l'enquête épidémiologique de suivi au long cours des femmes qui ont porté ces prothèses.


3 ans bientôt et toujours aucune mesure concrète après ce lamentable scandale sanitaire.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 11:18

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L'ANSM a publié hier après-midi le désormais habituel bilan des évènements indésirables liés aux prothèses PIP. (ici)

 

Pas de commentaires particuliers, si ce n'est que les retraits continuent, ci dessous la synthèse : .

 

Il est estimé que 30 000 femmes en France sont porteuses de prothèses mammaires en silicone PIP.

À la fin juillet 2012, les données transmises à l’ANSM indiquent que 12 345 femmes ont eu une explantation de leur prothèse, dont 8 460 à titre préventif.

Les événements indésirables sont fréquents et consistentprincipalement en :

- Ruptures observées chez 3 013 femmes

- Réactions inflammatoires chez 1 689 femmes

Ces événements indésirables sont de survenue précoce avec une médiane de survenue de 5 ans et 11 mois pour les ruptures et 5 ans et 7 mois pour les réactions inflammatoires.

Une politique active d’explantation préventive est réalisée en France, dont ont bénéficié 8 460 femmes.

L’explantation préventive reste recommandée compte tenu de la fréquence et de la précocité des événements indésirables observés anormalement chez les porteuses d’implants PIP.

 

 

2 892 réactions inflammatoires ont été signalées chez 1 689 femmes porteuses de prothèses PIP, de 2001 à fin juillet 2012.

Les réactions inflammatoires signalées sont :

Des coques de stade 3 ou 4 1 401 cas

Des siliconomes 474 cas

Des inflammations ou infections 372 cas

Des adénopathies 411 cas

Des lymphorées 226 cas

Des nécroses 6 cas

Des indurations 1 cas

Des nodules 1 cas

 

Les institutions sanitaires se contentent de nous fournir ces chiffres tous les mois en pensant que nous allons nous en contenter.

 

Mais, rien n'est réglé ...

 

- Les femmes rencontrent toujours des difficultés pour une prise en charge digne de ce nom à moindre coût

- Un suivi devait être organisé, il n'en est toujours rien à ce jour !

- On estime à 30 000 porteuses, mais rien de plus précis, pas de nouvelles du registre ... toutes les porteuses sont-elles informées ?

 

 

Une nouvelle ministre de la santé est en place, prendra le dossier

plus au sérieux que son prédécesseur ?

 

Bientôt 3 ans et pas de nouvelles avancées !

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP



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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 15:44

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Ce matin, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé a publié un nouveau bilan des évènements indésirables liés aux prothèses PIP (ici)

 

Rien de bien nouveau, si ce n'est que les explantations préventives continuent et que le taux de rupture est toujours anormalement élevé.

 

Cette fois ci, pas de détails sur les pathologies associées !



Synthèse des données de matériovigilance concernant les prothèses PIP à la fin juin 2012

Il est estimé que 30 000 femmes en France sont porteuses de prothèses mammaires en silicone PIP.

À la fin juin 2012, les données transmises à l’ANSM indiquent que

11 256 femmes ont eu une explantation de leur prothèse, dont 7 511 à titre préventif.

Les événements indésirables sont fréquents et consistent principalement en :

- Ruptures observées chez 2 862 femmes

- Réactions inflammatoires chez 1 584 femmes

Ces événements indésirables sont de survenue précoce avec une médiane de survenue de 5 ans et 9 mois pour les ruptures et 5 ans et 5 mois pour les réactions inflammatoires.

Une politique active d’explantation préventive est réalisée en France, dont ont bénéficié 7 511 femmes.

L’explantation préventive reste recommandée compte tenu de la fréquence et de la précocité des événements indésirables observés anormalement chez les porteuses d’implants PIP.



Ces bilans deviennent routiniers et ne nous apportent plus d'informations nouvelles !

 

Nous sommes toujours en attente de l'enquête épidémiologique de suivi au long cours des femmes portant ou ayant porté des prothèses PIP, en comparaison des femmes ayant des prothèses d'autres marques.

 

Il n'y a que cette enquête qui pourra déterminer

les risques éventuels liés à ce gel frauduleux !

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 12:03

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L'ansm vient de mettre en ligne les évènements liés aux prothèses PIP (ici)

 

- 2 638 femmes ont eu une rupture de prothèse PIP

- 3 169 ruptures sont observées chez ces 2 638 femmes, certaines ayant eu plusieurs

ruptures (soit 467 ruptures de plus qu’à fin avril).

 

- 2 392 réactions inflammatoires ont été signalées chez 1 436 femmes porteuses de prothèses PIP, de 2001 à fin mai 2012.

Les réactions inflammatoires signalées sont :

Des coques de stade 3 ou 4 : 1 186 cas

Des siliconomes : 368 cas

Des inflammations ou infections : 305 cas

Des adénopathies : 339 cas

Des lymphorées : 186 cas

Des nécroses : 6 cas

Des indurations : 1 cas

Des nodules : 1 cas

 

 

Au total,

3 584 femmes ont eu une réaction inflammatoire ou/et une rupture de leur prothèse PIP, ayant fait l’objet d’un signalement de matériovigilance à l’ANSM.

 

 

6 467 femmes ont été explantées préventivement à fin mai 2012 selon les éléments rapportés à l’Agence (soit 1 210 femmes de plus qu’à fin avril 2012) dont 4 998 femmes (77 %) pour lesquelles les prothèses ont été trouvées intactes lors de l’explantation et chez lesquelles aucun signe clinique n’a été observé.

 

 

Un total de 53 cas d’adénocarcinomes mammaires ont été déclarés à l’Agence chez des femmes porteuses de prothèse PIP (soit 5 cas de plus qu’à la fin avril 2012).

 

 

Dans son rapport du 1er février 2012, le comité scientifique mobilisé par la Commission Européenne estime de la même façon qu’il n’y a pas de données permettant d’apprécier un surrisque de lymphome ou de cancer du sein chez les porteuses de prothèses PIP

 

 

Par ailleurs, deux rapports provenant du Royaume-Uni ont été rendus publics :

 

- Un rapport de l’Agence britannique (MHRA) publié le 14 mai 2012, corrobore globalement les données du rapport Français du 01/02/2012,

 

- Un rapport du National Health Service (NHS) a été publié le 18 juin 2012, et mentionne notamment que :

 

- " Les implants PIP ont un taux de rupture et de fuite de gel plus élevés (de l’ordre de 2 à 6 fois) que les autres implants dans les 5 années suivant l’implantation ",

 

- " Tous les tests de cytotoxicité et de génotoxicité sont négatifs ",

 

- " Les analyses chimiques montrent qu’il existe des niveaux plus élevés de siloxanes dans les implants PIP, variables selon les lots, mais que la présence de ces siloxanes n’est pas considéré comme constituant un risque significatif pour la santé, même dans le cas d’une rupture complète d’un implant PIP ",

 

- " Il n’y a pas d’autres impuretés organiques ni d’impuretés importantes inorganiques dans les implants PIP ",

 

- " Les implants PIP ne sont pas associés à un risque plus élevé de cancer du sein ou d’autres formes de cancer que les autres implants mammaires ",

 

- " Les analyses chimiques et toxicologiques réalisées dans le monde entier sur une grande variété d’implants PIP n’ont pas mis en évidence de risque significatif pour la santé humaine ".

 

Il est estimé que 30 000 femmes en France sont porteuses de prothèses mammaires en silicone PIP.

À la fin mai 2012, les données transmises à l’ANSM indiquent que 10 037 femmes ont eu une explantation de leur prothèse, dont 6 467 à titre préventif.

 

Les événements indésirables sont fréquents et consistent principalement en :

- ruptures observées chez 2 638 femmes

- réactions inflammatoires chez 1 436 femmes

Ces événements indésirables sont de survenue précoce avec une médiane de survenue de 5 ans et 8 mois pour les ruptures et 5 ans et 2 mois pour les réactions inflammatoires.

 

Une politique active d’explantation préventive est réalisée en France, dont ont bénéficié 6 467 femmes.

L’explantation préventive reste recommandée compte tenu de la fréquence et de la précocité des événements indésirables observés anormalement chez les porteuses d’implants PIP.

 

Je vous rappelle que vous pouvez déclarer vous même

les évènements indésirables liés à ces prothèses (ici)

 

Voilà les principales conclusions de cette mise à jour ... restent quelques questions :


- Pourquoi toutes les autorités sanitaires ne se mettent pas d'accord sur une politique d'explantation commune ?


- Quels sont les produits qui ont réellement été testés en France ?


- Où en est l'enquête épidémiologique de suivi au long cours des femmes porteuses de ces implants ou explantées ? En effet, il est indispensable de suivre ces femmes afin de savoir quelles seront les véritables conséquences de cette fraude au niveau de notre santé et des évènements ou maladies pouvant apparaître à moyen ou long terme.


 

J'ai posé toutes ces questions aux autorités de santé de notre pays et j'attends leurs réponses, je ne manquerais pas de vous en informer dès qu'elles me parviendront ! 

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 19:19

sénat

 

Hier, mardi 5 juin, s'est tenu un point d'étape de la mission du Sénat sur les dispositifs médicaux implantables.

 

La mission a auditionné bon nombre d'intervenants dans tous les domaines touchant aux dispositifs médicaux ainsi qu'à la chirurgie et à la médecine esthétiques. Vous pouvez lire tous les comptes-rendus de ces auditions ici.

 

Les premières conclusions sont les suivantes : ici 


- Les membres de la commission déplorent "Les graves insuffisances du système de commercialisation des dispositifs médicaux implantables"


- Ils dénoncent également le fait que les fabricants puissent choisir eux mêmes les organismes certificateurs


- Concernant toute la filière esthétique, ils appellent à "la création d’un véritable parcours de soins esthétiques et au renforcement des dispositifs d’alerte et de mise en garde du public."

 

 

Cette mission s'est donné pour objectif de rendre ses conclusions début juillet dans un rapport détaillé.

 

Il ne nous reste plus qu'à attendre ...

 

Espérons que ces travaux permettront de pointer toutes les failles afin que des mesures soient prises et qu'un tel sandale sanitaire ne soit plus possible

 

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 09:47

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Le nouveau bilan des incidents liés aux prothèses PIP a été publié lundi sur le site de l'ANSM, anciennement AFSSAPS, voir ici.

 

2 252 femmes ont eu une rupture de prothèse PIP, ayant fait l’objet d’un signalement à l’agence de 2001 à fin avril 2012 (soit 320 femmes de plus qu’à fin mars 2012). Ces ruptures sont notamment détectées grâce à la pratique croissante d’échographies systématiques de surveillance suivant les recommandations de l’Afssaps 2 ou d’échographies réalisées lors des bilans préopératoires précédent l’explantation.

2 702 ruptures sont observées chez ces 2 252 femmes, certaines ayant eu plusieurs ruptures (soit 475 ruptures de plus qu’à fin mars).

 

 

1 904 réactions inflammatoires ont été signalées chez 1 380

femmes porteuses de prothèses PIP, de 2001 à fin avril 2012.

Les réactions inflammatoires signalées sont :

Des coques de stade 3 ou 4 : 895 cas

Des siliconomes : 295 cas

Des inflammations ou infections : 272 cas

Des adénopathies : 248 cas

Des lymphorées : 186 cas

Des nécroses : 6 cas

Des indurations : 1 cas

Des nodules : 1 cas

 

5 257 femmes ont été explantées préventivement à fin avril 2012 selon les éléments rapportés à l’Agence (soit 1 322 femmes de plus qu’à fin mars 2012) dont 4 185 femmes (80 %) pour lesquelles les prothèses ont été trouvées intactes lors de l’explantation et chez lesquelles aucun signe clinique n’a été observé.

 

Un total de 48 cas d’adénocarcinomes mammaires ont été déclarés à l’Agence chez des

femmes porteuses de prothèse PIP (soit 3 cas de plus qu’à la fin mars 2012).

 

L'ANSM rappelle que les cas de cancers ne sont pas supérieurs à ceux attendus dans la population, ils ne semblent pas liés aux prothèses, selon les connaissances actuelles.

 

Le comité de suivi se réunit demain 7 juin ... Voilà ce que j'en attend :


- J'espère que les autorités vont enfin mettre en place l'enquête de suivi épidémiologique des femmes explantées.

En effet, aucune donnée n'est disponible actuellement concernant les effets à long terme de ce silicone impropre à une implantation dans le corps humain.

Aucune étude de biocompatibilité n'est disponible !

- De plus, que dire et conseiller aux femmes porteuses de siliconomes ? Faut-il les enlever ? Est-ce toujours possible ?

Certaines ont déjà subi plusieurs interventions pour ce motif ...

- Pourquoi si peu de femmes se sont déclarées ? ... Sont-elles toutes informées, ont-elles toutes accès facilement aux blocs opératoires ? A quel prix ?

- Où en sont les nouvelles procédures de mise sur le marché et les contrôles tout au long de la chaîne ... de la fabrication à la pose, sans oublier les déclarations d'évènements indésirables ?

 

Notre nouvelle ministre de la santé sera-telle présente ?

 

Je ne manquerais pas de vous tenir informées.

 


Article écrit par Victime de prothèses PIP


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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 10:28

Royaume-Uni.gif

 

Susan est le 2ème cas de lymphome anaplasique déclaré

chez une porteuse de prothèses PIP

 

Vous vous souvenez d'Edwige Ligonèche, morte en novembre dernier d'un cancer très rare développé au contact d'une de ses prothèses PIP. (voir article)

 

En Écosse, à Edimbourg, une femme est traitée pour ce même type de lymphome anaplasique extrêmement rare ... elle portait aussi des prothèses PIP depuis décembre 2006 dont une était rompue. (voir article)

 

Je vous rappelle que ce type de cancer est extrêmement rare. (voir article). Il a été décrit 60 cas dans le monde chez les porteuses de prothèses mammaires, salines ou au silicone, aucune PIP, ces 10 dernières années chez les 5 à 10 millions de femmes implantées. (voir article)

 

 

Il convient de ne pas céder à la panique, mais de rester vigilante

et surtout de consulter si vous avez encore ces prothèses.

 

 

Votre chirurgien, au vu de l'examen clinique, de vos résultats d'imagerie et de votre souhait saura vous conseiller et adapter la prise en charge à votre cas.

 

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 18:38

AFSSAPS

 

 

L'AFSSAPS vient de publier le dernier bilan de suivi des prothèses PIP. (ici)

 


- 2227 ruptures, dont 43% moins de 5 ans et 81% moins de 8 ans après la pose 

- 2254 réactions inflammatoires, dont 72% n'étaient pas associées à une rupture 

- 3935 femmes ont été explantées préventivement dont 81% avec des prothèses intactes et sans aucun signe clinique

- 45 cas d'adénocarcinome mammaire sans aucun sur-risque à noter par rapport à la population générale ni par rapport aux autres implants mammaires

- Pas de nouveau cas de lymphome

 

Les explantations se sont accélérées depuis le début de l'année.

 

Le taux de rupture est anormalement élevé et bien plus important que celui attendu. Ceci a été confirmé par une étude britannique. (ici

 

A noter que les femmes ayant eu recours à la chirurgie esthétique ont toujours des difficultés à trouver des chirurgiens qui pratiquent des tarifs avec "tact et mesure" !

 

N'hésitez pas à en consulter plusieurs.

 

Je vous rappelle que les Agences Régionales de Santé ont mis en ligne des listes d'établissements pouvant vous prendre en charge. (voir article)

 

A noter que les hôpitaux et les CHU pratiquent des tarifs raisonnables, ne faisant payer pour certains que le prix des implants.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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