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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 06:01

Implant mammaire

 

L'affaire des prothèses frauduleuses de la société PIP, Poly Implant Prothèses, est l'occasion de voir un grand nombre d'informations circuler sur le net.

 

Ainsi, il me semble intéressant de vous mettre à disposition 2 articles parus sur le site de la communauté des professionnels de santé.

 

Le premier passe en revue toutes les informations qu'une femme souhaitant recourir à la pose d'implants mammaires devrait avoir avant son intervention. (ici)

 

Je ne suis pas sure que toutes les femmes soient correctement informées,

cette affaire a été l'occasion de le vérifier.


En effet, bon nombre pensait que les implants été garantis à vie et ignorait qu'il conviendrait de changer les prothèses environ tous les 10 ans.

De plus, beaucoup ne se faisait pas suivre régulièrement, alors qu'il est préconisé un contrôle annuel, voire bi-annuel des prothèses. 

 

Le second explique les moyens de surveillance à mettre en place pour ces femmes porteuses de prothèses. (ici)

 

Aujourd'hui, au vu des résultats des explantations de prothèses PIP, il est clairement établi que les examens radiologiques ne sont pas fiables à 100%.

 

Certaines femmes ont des examens normaux alors qu'à l'intervention les implants se révèlent rompus, d'autres au contraire étaient annoncés rupturés alors qu'ils sont retrouvés intacts.

 

Ceci confirme, s'il en était besoin, les recommandations émises par les autorités sanitaires et les sociétés savantes lors de la 1ère réunion du comité de suivi des femmes porteuses de prothèses PIP : sans urgence, toutes les porteuses de PIP devront être explantées. 

 

Le principe de précaution, mieux, le principe de prévention doit être appliqué. 

 

Autre problème apparu avec ce scandale sanitaire, comment prévenir toutes les femmes ?

 

Le nombre potentiel de Victimes de cette fraude, serait de 30 000, or, un peu plus de 2000 femmes se sont fait connaître.

 

Ce scandale sanitaire a été rendu publique le 30 mars 2010, or à chaque nouvel évènement médiatisé, de nouvelles femmes découvrent cette affaire et n'étaient pas informées.

 

Les chirurgiens ne disposent pas toujours des dernières coordonnées de leurs patientes, la sécurité sociale n'a aucun moyen de tracer les interventions esthétiques ...

 

Les Etats Unis, après la Suède, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Angleterre, l’Allemagne, la Finlande, la Slovaquie, le Danemark et le Canada, étudient la mise en place d'un registre national des implants. (ici)

 

Ce type de registre serait très utile pour suivre et prévenir

tout porteur de dispositif médical.

 

 

 Article écrit par Victime de prothèses PIP


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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 09:12

 

Prothèse PIP

 

La Direction Générale de la santé devrait annoncer, en toute logique, d'ici la fin de la semaine le retrait de toutes les prothèses PIP. Cependant aucune décision n'a encore été prise à ce jour.

 

Le Pr GRALL (Directeur Général de la Santé) l'a encore rappelé lors d'un appel téléphonique à Murielle AJELLO,

(Présidente du MDFPIP) ce matin même.

 

La DGS attend les recommandations de l'INCa suite à la saisine faite

lors de la réunion de mercredi dernier.

 

Cette décision est attendue, suite à la première réunion du Comité de suivi des femmes porteuses de prothèses PIP, en effet, aussi bien les chirurgiens que l'INCa, Institut National du Cancer, préconisaient ce retrait.

 

Il s'agit d'appliquer "un principe de prévention, plus qu'un principe de précaution", comme l'a dit le Pr LANTIERI lors de cette réunion.

En effet, lorsque la prothèse est rompue, enlever le silicone répandu rend plus difficile l'explantation.

 

Cependant, aucune panique, le lien de cause à effet de ce silicone frauduleux et des cas de cancers déclarés n'est pas prouvé. 

 

Voyez vos chirurgiens et faites vos examens de contrôles. 

 

Ecoutez les annonces faites par Jean Yves GRALL

(Directeur Général de la Santé)

et le Pr LANTIERI sur notre "playlist" à droite de cet article.

 

Je ne manquerais pas de relayer les informations dès que je les aurais.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 14:28

MA MDFPIP

 

Avec Murielle AJELLO, Présidente du MDFPIP, j'étais invitée à cette réunion.

Nous vous livrons notre compte-rendu de ce premier comité de suivi pour les Victimes de prothèses PIP.

 

 


 

 

Première réunion du Comité de suivi pour les Victimes de prothèses PIP



Mercredi 14 décembre 2011 de 17h à 18h30.

 



Il est composé de :
•l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), de 
•l’Institut de veille sanitaire (InVS), de l’Institut national du cancer (InCA), 
•la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), 
•des représentants de la Société Française de Sénologie et de Pathologie Mammaire (SFSPM), 
•la Société Française du Cancer (SFC), 
•la Société Française de Cancérologie Privée (SFCP), 
•la Société Française d'Hématologie (SFH), 
•la Société Française de Chirurgie Oncologique (SFCO), 
•la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOFCPRE), 
•Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SNCPRE), 
•Conseil national de l’Ordre des Médecins, 
•l’Association de défense des porteuses de prothèses de la marque P.I.P. (PPP), 
•du Mouvement de Défense des Femmes Porteuses d’Implants et de Prothèses (MDFPIP) 
•la Ligue Nationale de lutte contre le cancer.

Le Pr Jean-Yves GRALL, Directeur Général de la Santé (DGS), ouvre la réunion en remerciant les participants d’avoir répondu à l’invitation. La DGS est consciente des dommages et des inquiétudes des femmes et souhaite leur redonner confiance et les rassurer.

Les préjudices subis par les femmes porteuses de prothèses PIP pourront faire l’objet d’une demande d’indemnisation devant la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI). Pour les femmes ayant eu une reconstruction mammaire après mastectomie pour cancer, elles pourront faire valoir leurs droits devant la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI) relevant de l'Oniam.

Mr GHISLAIN, AFSSAPS, fait un rappel de l’affaire, depuis le 30 mars 2010 et des préconisations faites par l’Agence au fur et à mesure des évènements.
Lors de la visite des locaux de PIP, il a été extrêmement difficile de trouver les éléments prouvant la fraude.
- 30 000 femmes concernées
- 1 500 femmes ont présentés des incidents graves
- 1 051 ruptures constatées lors des retraits

- 386 autres évènements, réactions inflammatoires, siliconomes, adénomégalies, etc, ...

- 523 retraits préventifs, 1,4% de ruptures non détectées avant intervention. Mise à jour tous les 2 mois. 

Il est demandé aux professionnels de déclarer toutes les explantations et l’état des prothèses ainsi que les symptômes dont pourraient se plaindre les porteuses.

8 cas de cancers déclarés :
- 1 lymphome anaplasique à grandes cellules, femme décédée en novembre 2011
- 5 adénocarcinomes mammaires
- 1 lymphome amygdalien
- 1 leucémie aigüe myéloblastique

Cependant, il a bien été rappelé qu’aucun lien de causalité ne peut être établi à ce jour entre les prothèses PIP et ces cancers, comme il ne saurait non plus exclure cette causalité. Cependant, il est aussi rappelé que l’adénocarcinome touchera 1 femme sur 8 ou 10 que celle-ci soit prothésée ou pas. Ce cancer est une des pathologies courantes chez les femmes (comme le cancer de la prostate pour les hommes).

Il est recommandé un suivi médical et des échographies de surveillance.

Les évaluations faites sur les prothèses ont mis en évidence la fragilité de l’enveloppe des implants, donc des ruptures possibles, le fort pouvoir irritant du gel. Il n’a pas été retrouvé d’effets génotoxiques.

En avril 2011, l’AFSSAPS, préconise une surveillance rapprochée clinique et échographique tous les 6 mois avec une surveillance des ganglions et de la glande mammaire. En cas de rupture ou de suspicion de rupture, il est préconisé le retrait des implants.

Une saisine de l’INCa a été faite afin d’établir si l’explantation systématique doit être recommandée, de définir les modalités de suivi, les éléments techniques de l’explantation (biopsie systématique ou pas), analyse des prélèvements centralisée, suivi post explantation et possibilité de repose de nouvelles prothèses. L’INCa doit donner ses conclusions sous 8 jours.

Mme BUZIN, INCa : Un groupe de travail a été constitué, composé de cancérologues, de chirurgiens, d’anatomopathologistes, de radiologues et d’épidémiologistes. Il devra donner des réponses aux questions dans les 2 contextes, esthétique et post cancer. Infopath, réseau d’anatomopathologistes spécialisé dans les cancers rares a été sollicité. Il regroupe 70% des cas de lymphomes en France. Il ne sera pas donné de recommandations type HAS, par manque de recul, ce ne sera qu’un consensus d’experts.

Mr GHISLAIN, AFSSAPS, rappelle que les suédois ont signalés 2 cas de lymphomes à grandes cellules mais pas sur des implants PIP.

Président de l’Ordre des Médecins rappelle que des ruptures existent aussi avec d’autres prothèses.

Pr LANTIERI, précise qu’il y a selon les prothèses de 3 à 10% de rupture mais sans aucun effet secondaire. Il explique également la grande difficulté à enlever le « gel PIP » après rupture, ce silicone migre vers les ganglions et les tissus.

Il préfèrerait que l’on parle d’un principe de prévention plutôt que d’un principe de précaution. Ce qui implique le retrait avant tout signe de détérioration des prothèses car cela permet une intervention plus simple. En effet, il constate que le mode de rupture des prothèses PIP est particulier et engendre beaucoup de difficultés dans les interventions et donc de risques.

De plus, la surveillance est difficile, les ruptures ne sont pas toujours détectées par l’imagerie et il faut prendre en compte l’angoisse des femmes. La prise en charge décidée par Mme BACHELOT est une bonne chose. Il estime qu’il faut donner des moyens aux hôpitaux publics pour explanter rapidement ces femmes, surtout les cas compliqués.

Il préconise quant à lui de privilégier la reconstruction sans prothèse. Il estime aussi que ses confrères du privé pourraient se passer de leurs honoraires dans le cadre de la prise en charge de leurs patientes PIP.

Dr Jean-Claude GUIMBERTEAU, président de la SoFCPRE, rappelle que la SoFCPRE a créé une cellule de vigilance en son sein depuis le mois de mai 2011. Elle est chargée de centraliser les déclarations d’incidents et de les transmettre au service de matériovigilance de l’AFSSAPS.

Il rappelle la nécessité de différencier le lymphome des adénocarcinomes. En France,   47 000 cancers du sein par an, soit 15 sur 10 000, tous les ans. Cela représente environ 100 cas de cancer chez des femmes qui portent des prothèses. Il faudra donc s’attendre à 12 cas environ de cancer chez les porteuses de PIP.

Il conseille l’explantation sans urgence, c’est un devoir de santé publique et il faudrait imposer les tarifs opposables. Il demande au conseil de l’ordre de faire cette annonce aux praticiens. 

Dr Sébastien GARSON, secrétaire général du SNCPRE, il faut enlever ces prothèses et minimiser les coûts. Il juge nécessaire de prévoir l’organisation en amont avant toute annonce pour faire face au grand nombre de patientes. 

Il demande la création d’un code CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux) spécifique afin de tracer et de suivre ces femmes. De plus, cette codification particulière permettra un meilleur contrôle du nombre de victimes et préviendra toute réclamation ultérieure de la part de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie.

Un forfait comprenant l’explantation et la repose de prothèses est à l’étude (sur l’idée émise par le MDFPIP depuis mars 2011 – voir les différents discours de Murielle AJELLO lors des 3 congrès de chirurgie auxquels a participé le MDFPIP). Cette proposition doit se faire en liaison avec les plasticiens, les cliniques et la FHP et à envisager avec une prise en charge des mutuelles si cela devient un acte conventionné.

Ce qui semble aussi poser problème est l’année d’implantation des prothèses. Faut-il considérer de la même façon les femmes implantées en 2001 que celles implantées jusqu’en 2010 ?

Dr COURTOIS, association PPP, est d’accord avec le Pr LANTIERI. Il signale que les honoraires demandés qui vont de 1000 à 6000€. Il demande des efforts et des réponses claires.

Il signale que 2 laboratoires ont fait des propositions concernant les prothèses de remplacement. Cereplas offre la prothèse s’il y a rupture et vend à 300€ ses prothèses lorsqu’il n’y a pas de rupture. Sebbin propose les prothèses à 250€ (soit 2 pour le prix d’une).

Alexandra BLACHERE, Présidente de l’association PPP, demande la raison de la distinction entre les femmes ayant des prothèses suite à un cancer et celles ayant eu recours à la chirurgie esthétique. Il lui sera répondu de manière unanime que seule la partie médicale peut être prise en charge par la Sécurité Sociale.

Elle rappelle aussi la responsabilité de l’AFSSAPS dans la fraude de la société Poly Implant prothèse, estimant que celle-ci n’a pas fait son travail. Il lui sera répondu unanimement que l’AFSSAPS a agi dans les règles qui lui sont imposées légalement. En revanche, elle ne saurait être responsable des agissements et du mode de fonctionnement des organismes de contrôle diligentés par les laboratoires.

Elle demandera aussi si lorsqu’une victime souhaite être explantée sans réimplantation, la reconstruction est prise en charge. Là encore, il lui sera expliqué que c’est une reconstruction esthétique et qu’elle ne peut donc pas être à la charge de la collectivité.

Murielle AJELLO, Présidente du MDFPIP, rappelle les chiffres de l’enquête faite auprès des porteuses de PIP : 80% des femmes souhaitent se faire explanter et parmi elles, 85% ont des problèmes financiers qui restreignent cette intervention. 18% signalent des pathologies connexes sans forcément de lien direct avec les prothèses (problèmes articulaires, douleurs, dépression …). Elle présente les problématiques financières rencontrées par les victimes avec les chirurgiens. Elle indique aussi que certains chirurgiens hospitaliers font payer des dépassements d’honoraires alors qu’ils pratiquent dans un cadre hospitalier et non privé.

Elle redemande que les informations sur le type d’examen à prescrire pour le contrôle des prothèses soient données aux généralistes, radiologues et gynécologues. En effet, ces praticiens prescrivent des mammographies alors que cet examen est fortement déconseillé du fait de la fragilité potentielle des prothèses PIP. De plus les victimes, pour des raisons pratiques ou financières, ne consultent pas forcément leur chirurgien pour leur suivi. Cette demande avait déjà été faite en mars 2011 lors des rendez-vous avec les représentants de la matériovigilance et le secrétaire général de la SoFCPRE.

De même, elle demande à l’AFSSAPS si les informations relatives au suivi et aux résultats des tests sur les prothèses PIP sont bien transmises à ses homologues étrangers. De même, elle rappelle que la société PIP a commercialisé ses produits sous d’autres dénominations en particulier à l’étranger et elle demande donc à ce que cette information soit elle aussi relayer au niveau international.

Pour ce qui est d’une codification spécifique CCAM, elle précise que cela faciliterait le suivi et la comptabilisation des victimes dans le temps. 

Elle demande, dans le cadre de la demande d’accord préalable, quelle est l’utilité de faire se déplacer les victimes chez le médecin-conseil des caisses de sécurité Sociale. En effet, elle remarque que si cela a pour vocation de contrôler le bien fondé de la prise en charge, il serait alors nécessaire que ce contrôle s’établisse sur des bases fiables. Elle explique que dans la convocation, il est demandé aux personnes de se présenter munies de leur carte Vitale et d’une pièce d’identité, ainsi que des documents médicaux en sa possession sans préciser la nature de ces documents (en l’occurrence la carte d’implants ou le compte-rendu opératoire faisant apparaître les références des prothèses). Il serait aussi judicieux que, hormis dans les cas d’urgence, cette visite se fasse avant l’explantation pour éviter aux victimes d’avoir à se déplacer dans les jours qui suivent leur intervention chirurgicale.

Elle se fait confirmer par le représentant de la Sécurité Sociale le fait que l’hospitalisation est bien intégralement prise en charge lors de l’explantation des prothèses PIP et ce même s’il y a réimplantation à l’immédiat. Il n’y a donc pas de raison de privilégier une opération en ambulatoire pour réduire les coûts restant à la charge des victimes (ce qui est souvent proposé par certains chirurgiens).

Par rapport à la fraude de PIP, elle indique qu’il existait un moyen de contrôle simple et peu onéreux. Il suffisait de demander aux services des impôts de contrôler la comptabilité de la société. En effet, dans les comptes doivent apparaître les achats de matières premières qu’il suffit de confronter aux quantités de produits finis commercialisés. Cette simple méthode de contrôle pourrait s’appliquer à tous les laboratoires fabricants de produits médicaux. Les services existent déjà et il suffit de les mobiliser, leur nombre au niveau national est suffisant pour couvrir l’ensemble des industriels en lien avec des produits de santé.

Mr GARBACHE, Sécurité Sociale, rappelle les conditions de prise en charge, données à tous les directeurs de caisses primaires d’assurance maladie :
- Si fuite ou rupture, prise en charge de l’explantation des deux prothèses ainsi que le changement de prothèses dans le cadre de suite d’un cancer. Seule l’explantation est prise en charge si c’est dans le cadre d’une chirurgie esthétique.
- Si le remplacement des prothèses a lieu dans le même temps opératoire, pour la chirurgie esthétique, l’hospitalisation est prise en charge mais pas l’acte de remplacement ni les implants.
- En cas d’absence de fuite ou de rupture, la prise en charge de l’explantation et l’hospitalisation reste acquise.

L’hospitalisation est prise en charge ce qui amène de meilleures conditions de prise en charge médicale, l’ambulatoire n’est donc pas obligatoire et ne se justifie pas pour diminuer les coûts de réimplantation.

Il précise qu’un des points à traiter sera le nouveau code CCAM, même GHS, pour repérer les PIP.

L’intervention reste un acte soumis à entente préalable avec une convocation des femmes dans les centres de la sécurité sociale. Il sera vérifier et remédier le cas échéant aux remarques faites par Mme AJELLO.

Une discussion sur la clarification des conditions de prise en charge des explantations des prothèses PIP s’est engagée entre la Sécurité Sociale et le SNCPRE. Il apparait que les recommandations de la Sécurité Sociale ne sont pas suffisamment claires et précises pour permettre aux chirurgiens de déclarer sereinement ces opérations. Il sera donc remédier à cela dans les plus brefs délais.

Joëlle MANIGHETTI, MDFPIP, demande quelle est la prise en charge des femmes opérées à l’étranger. Il lui est répondu qu’elle est la même que pour celles opérées sur le territoire français. C’est une prise en charge médicale qui ‘applique quel que soit le lieu dans lequel est intervenu l’opération.

Pr Jean-Yves GRALL, directeur général de la Santé clôt la séance en indiquant que le comité de suivi se réunira début janvier.

Une fois la séance levée, Murielle AJELLO, Joëlle MANIGHETTI, Messieurs GARBACHE, GUIMBERTEAU et GARSON ont continué à débattre sur les thèmes suivants :

- Évaluation du coût du suivi semestriel par la Sécurité Sociale : le MDFPIP a fait le calcul et rappelle qu’il serait nettement plus avantageux pour la collectivité de financer l’ensemble des interventions de réimplantation que de faire perdurer la situation.

- Comportements des chirurgiens face aux victimes : le MDFPIP rappelle les dérives engendrées par l’angoisse et le stress et dont certains praticiens profitent sans scrupule.

- Communication de sociétés savantes : le MDFPIP indique que les sociétés savantes ont opté pour le plus mauvais système de communication qui soit : le silence. Du coup, ceux qui prennent la parole sont largement écoutés même et surtout si leurs propos vont à l’encontre de toute prudence.

- Demande de désignation d’un expert dédié au MDFPIP : il sera désigné sous peu et pourra intervenir officiellement auprès du MDFPIP.


Murielle AJELLO
Présidente du MDFPIP


Joëlle MANIGHETTI
Secrétaire par intérim du MDFPIP

 

 


 

Si vous avez la moindre question concernant les points évoqués lors de cette réunion de travail, n'hésitez pas à m'en faire part, message ou commentaire, je ne manquerais pas d'y répondre.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 21:08

AFSSAPS

 

L'AFSSAPS vient de mettre en ligne le compte-rendu du premier comité de suivi des femmes porteuses de prothèses PIP. (ici)

 

Vous y trouverez les recommandations de suivi, les prises en charge ainsi qu'un tableau récapitulatif des cancers déclarés à ce jour. 

 

Je vous rappelle, que pour le moment, aucune preuve scientifique ou médicale n'a permis d'établir un lien entre ces cancers et les prothèses PIP.  

 

Les professionnels de santé préconisent le retrait des prothèses afin de respecter le "principe de prévention" : il est en effet plus facile d'enlever les prothèses avant la rupture et la diffusion du gel dans l'organisme.


Sans signe apparent de rupture, il n'y a toutefois pas urgence.


Afin de connaître précisément les effets indésirables de ces prothèses, les professionnels, les associations de patientes et les femmes elles-même, sont invités à signaler tout incident lié à ces implants. (voir ici)

De même les chirurgiens doivent déclarer toutes les explantations en précisant l'état des prothèses explantées.

 

Une prochaine réunion aura lieu début janvier 2012.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 08:52

Prothèse PIP

 

 

Je serais aujourd'hui au ministère de la santé avec Murielle Ajello, Présidente du MDFPIP et Alexandra Blachère, Présidente de PPP.

 

Après près de 18 mois de silence, les autorités sanitaires se réveillent !

 

Il aura fallu l'annonce de 2 décès et de 4 cas de cancers chez des porteuses de ces prothèses frauduleuses pour ramener ce scandale sanitaire sans précédent sur le devant de l'actualité.

 

Le lien de cause à effet, n'est pas prouvé scientifiquement, mais les femmes déjà inquiètes sont maintenant très angoissées et réclament une prise en charge adaptée pour TOUTES. 

 

Un comité de suivi se réunira cet après-midi à 17h, il réunira, autorités ministérielle et sanitaires, chirurgiens plasticiens, oncologues et associations de Victimes.

 

Espérons que ce comité ne sera pas qu'un "effet d'annonce" et qu'il sera suivi de décisions.

Je ne manquerais pas de vous tenir informés.


 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

  

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 17:27

AFSSAPS

 

L'AFSSAPS vient de mettre en ligne de nouvelles recommandations pour les femmes porteuses de prothèses PIP.

 


Renforcement des recommandations concernant

les prothèses mammaires PIP -

Communiqué

08/12/2011

Un cas de cancer du sein (adénocarcinome) a été déclaré le 5 décembre 2011 à l’Afssaps chez une patiente portant des prothèses PIP depuis plusieurs années. Il y a quelques jours, un autre cas de cancer (lymphome anaplasique à grandes cellules) avait provoqué le décès d’une femme porteuse de prothèses PIP. 
Compte tenu des anomalies documentées des prothèses PIP, qui ont conduit à leur retrait en mars 2010, ces informations nouvelles justifient un renforcement des recommandations adressées par l’Afssaps :
  • les patientes porteuses de prothèses PIP doivent bénéficier systématiquement d’un examen clinique et des examens radiologiques appropriés.
  • toute rupture, suspicion de rupture ou de suintement d’une prothèse doit conduire à son explantation, ainsi qu’à celle de la seconde prothèse.
  • une explantation préventive de cette prothèse même sans signe clinique de détérioration de l’implant doit être discutée avec les femmes concernées.
Compte tenu de ces cas nouveaux, le Ministère de la santé a saisi les agences sanitaires compétentes et les sociétés savantes afin d’élaborer des recommandations spécifiques pour les professionnels concernant les modalités de diagnostic, d’explantation éventuelle et de surveillance, qui seront mises à disposition dans le mois.
Xavier BERTRAND, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, et Nora BERRA, secrétaire d’Etat chargée de la Santé, ont demandé au Directeur général de la santé de mettre en place un comité de suivi réunissant l’ensemble des parties prenantes (autorités sanitaires, professionnels de santé, sociétés savantes, associations de patients …).
.

Pour répondre aux interrogations sur ce sujet, les autorités sanitaires rappellent qu’un numéro vert  a été mis en place : 
  
 N° : 0800 636 636 
 (Ouverture du lundi au samedi de 9h00/19h00

 


 

Pour plus d'informations, rendez-vous ici.

Courrier aux professionels de santé : ici.

 


Questions/réponses mises à jour


Actualité Cancer du sein et Implants mammaires PIP 

 

1. Qu’est ce qu’un lymphome?

Un lymphome est une tumeur maligne du système lymphatique. Le système lymphatique assure la défense de l’organisme. Le lymphome peut apparaître dans différentes parties du corps telles que les ganglions mais aussi la peau, les os, le cerveau et de nombreuses localisations anatomiques dont les seins.

Le lymphome anaplasique à grande cellules est une forme très rare de lymphome : d’après les registres américains du cancer (SEER), il est estimé qu’une femme sur 500 000 est atteinte de ce type de lymphome chaque année aux Etats-Unis. La localisation au sein de cette forme de lymphome est encore plus rare, estimée aux Etats-Unis de 3 cas par an sur 100 millions de femmes.

2. Est-ce qu’il existe un lien entre le risque de lymphome du sein et le port d’implants mammaires ?

L’agence américaine FDA a recensé en janvier 2011, 60 cas de lymphomes anaplasique à grandes cellules associés à une prothèse mammaire rapportés dans le monde dont 34 localisés dans le sein et documentés (dont 17 aux Etats-Unis). Considérant que près de 4 millions de femmes ont été implantées avec des prothèses mammaires aux Etats-Unis entre 1998 et 2009, la FDA estime que la fréquence observée des lymphomes anaplasiques à grandes cellules chez des femmes porteuses d’implants mammaires est plus élevée que celle estimée à partir des données d’épidémiologie dans la population générale aux Etats-Unis.

3. Est-ce que l’implantation de prothèses mammaires remplies de gel PIP augmente le risque de survenue de lymphome du sein ?

Jusqu’à ce jour, l’Afssaps n’avait pas eu connaissance de signalement faisant état d’un lymphome survenu chez une patiente porteuse de prothèse mammaire PIP en France. Les résultats des expertises réalisées sur les prothèses PIP n’ont pas révélé d’effet génotoxique (effet sur l’ADN des cellules) du gel de remplissage. Toutefois il a été trouvé un pouvoir irritant de ce gel que l’on ne retrouve pas avec les gels de silicone des autres prothèses qui peut conduire à des réactions inflammatoires chez certaines patientes.

Ce cas signalé en France constitue en soi une donnée à considérer sur le plan épidémiologique puisque survenant chez une femme parmi les 30 000 porteuses des prothèses PIP retirées du marché.

4. Est-ce que l’implantation de prothèses mammaires d’un autre type augmente le risque de survenue du lymphome du sein ?

La FDA a conclu en janvier 2011 à l’impossibilité actuelle de relier avec fiabilité ce type de lymphome à un type de prothèse, en précisant que la cause physio pathologique de cet évènement grave n’est pas établie à ce jour et en concluant qu’au vu de la fréquence extrêmement faible de ce type de lymphome et des éléments collectés à ce jour sur les implants mammaires, la sécurité de ces produits n’est pas remise en question.

5. Qu’est ce qu’un cancer du sein ?

Un cancer du sein est une tumeur maligne de la glande mammaire. Le cancer du sein est le premier des cancers féminins avec environ 50 000 nouveaux cas par an. Les cancers du sein les plus fréquents sont les adénocarcinomes (95%).

Les deux tiers des cancers du sein surviennent après 50 ans.

6. Que peut-on dire du cas de cancer du sein récemment signalé ?

Les cancers du sein peuvent apparaître chez toutes les femmes porteuses de prothèses ou non. Compte tenu des anomalies des prothèses PIP, une attention toute particulière doit être portée aux femmes porteuses de ces implants.

8. Est ce que cela change les recommandations de suivi données aux femmes porteuses d’implants PIP ?

Ces informations nouvelles conduisent l’Afssaps à renforcer des recommandations transmises à l’ensemble du corps médical pour lui permettre de répondre à chaque situation individuelle aux femmes et aux professionnels :

- les patientes porteuses de prothèses PIP doivent consulter leur médecin ou chirurgien et bénéficier systématiquement d’un examen clinique et des examens radiologiques appropriés.

- toute rupture, suspicion de rupture ou de suintement d’une prothèse doit conduire à son explantation, ainsi qu’à celle de la seconde prothèse.

- les patientes discuteront avec leur chirurgien de l’explantation préventive de cette prothèse même sans signe clinique de détérioration de l’implant.

9. Quelles sont les modalités de remboursement des examens et ré interventions liés au port de prothèses à base de gel PIP ?

En conséquence des recommandations de l’Afssaps, les conditions de prise en charge par l’Assurance maladie sont les suivantes :

 - toutes les femmes porteuses d’implants PIP seront remboursées de leurs frais médicaux et chirurgicaux liés à l’explantation (échographies, analyses, retrait de l’implant, examens de contrôle post-opératoire).

- les femmes qui relèvent d’une reconstruction après chirurgie du cancer du sein seront également remboursées de la pose d’une nouvelle prothèse.

Les informations nécessaires sont disponibles sur le site internet de l’Assurance maladie :

http://www.ameli.fr/assures/soins-et-remboursements/combien-serez-vous-rembourse/implants-mammaires.php

 



Il convient de ne pas céder à la psychose et de prendre contact avec votre médecin ou votre chirurgien afin de prendre les mesures les plus appropriées dans votre cas. 

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 16:36

Allaitement1

 

Ces derniers jours, les prothèses mammaires PIP ont refait parler d'elles.

L'affolement et l'angoisse des porteuses, qui s'était plus ou moins atténués avec le temps depuis l'annonce en mars 2010 de ce scandale sanitaire, ont été exacerbés par le décès d'Edwige.

 

Une catégorie de femmes a encore été plus touchée :

les femmes qui allaitent ou ont allaité leur enfant en portant ces prothèses.

 

En effet, sur le document d'information édité par la Société Française de Chirurgie Plastique Réparatrice et Esthétique, on peut lire que les prothèses ne posent pas de problème pour l'allaitement : 

 

"Grossesse/allaitement :

Après une mise en place de prothèses mammaires, une grossesse est envisageable sans aucun danger, ni pour la patiente ni pour l’enfant mais il est recommandé d’attendre au moins six mois après l’intervention. Pour ce qui concerne l’allaitement, il n’est pas non plus dangereux et reste possible dans la plupart des cas."

 

Les femmes allaitaient donc leurs enfants en toute quiétude. 

  

L'AFSSAPS, lors de l'annonce du retrait des prothèses PIP a émis des recommandations dans son "questions/réponses"

 

"14. Une femme porteuse de ces implants peut-elle allaiter son enfant sans risques ?

Dans la mesure où il n’est pas possible d’exclure le passage du gel à l’extérieur de l’implant, l’AFSSAPS recommande aux femmes porteuses d’implants mammaires PIP à base de gel de silicone de ne pas allaiter leurs enfants."

 

Les mamans ont cessé voire pas commencé à allaiter leur enfant,

non sans regrets.

 

Mais depuis l'annonce du décès, l'angoisse et surtout la culpabilité refont surface.

Les femmes sont complètement paniquées à l'idée d'avoir pu nuire à leur enfant.

 

Un article, (voir ici), très bien écrit et documenté devrait redonner plus de sérénité aux mamans.

 

Notamment, il nous apprend que le taux de silicone dans le lait de vache est 10 fois plus important que dans le lait maternel de femmes portant des implants au silicone ou pas, et que le lait industriel en contient quant à lui 100 fois plus !

 

D'autre part, une étude portant sur un grand nombre de femmes porteuses d'implants mammaires montre que la santé des enfants allaités n'est pas affectée par la présence de ces prothèses.

 

"Cette étude épidémiologique danoise, qui a comparé la santé des enfants de 1 135 femmes porteuses d’implants mammaires et de 7 071 femmes qui n’en portaient pas, n’a retrouvé strictement aucune corrélation entre les implants mammaires en silicone et une quelconque pathologie chez les enfants nés après la pose de ces implants chez leur mère. En revanche, les résultats de cette étude montrent que les mères qui ont eu une chirurgie mammaire à visée esthétique amènent plus souvent leur enfant à l’hôpital pour des troubles œsophagiens, problème habituellement suivi par une simple consultation médicale."

 

Certes, ces études parlent de prothèses au silicone médical et non frauduleux comme dans les PIP, mais la conclusion de l'article est plutôt positive :

 

"Si les implants PIP semblent induire davantage de problèmes chez les femmes porteuses que des implants de meilleure qualité, il n’existe aucune raison de supposer que le silicone de ces implants puisse passer davantage dans le lait que celui des implants de meilleure qualité, ni qu'il soit plus susceptible de poser un problème pour l’enfant allaité."

 

Aucune étude, si sérieuse et scientifique soit-elle, ne pourra complètement rassurer les Victimes de ces prothèses frauduleuses, mais puisse cet article déculpabiliser les mamans et leur permettre d'élever dans une plus grande sérénité leurs enfants. 

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP



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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:16

AFSSAPS

 

Depuis le décès d'Edwige, la semaine dernière, les autorités sanitaires ainsi que les chirurgiens s'efforcent d'apporter le plus d'informations pour les porteuses de prothèses PIP. 

 

Aujourd'hui, l'AFSSAPS a mis en ligne de nouvelles informations.(voir ici)

 

Un rappel des recommandations destinées aux porteuses de prothèses, aux praticiens et aux associations. (ici)

Des explications sur ce lymphome et les conditions de prise en charge. (ici)

 

Des questions/réponses avaient déjà été diffusées il y a quelques jours. (ici

 

 

Je vous rappelle que RIEN ne permet aujourd'hui de relier

le décès d'Edwige aux prothèses PIP.


Ne cedez pas à la panique, prenez contact avec votre chirurgien, afin d'étudier avec lui la meilleure prise en charge de votre cas.

Seuls les professionnels de la santé sont capables de vous donner des informations fiables.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP 



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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 17:29

                    SNCPRE bis SOFCPRE

 

 

Suite au décès d'Edwige, les sociétés savantes de chirurgiens se sont regroupées afin de publier un communiqué commun.

 

Concrètement, ils rappellent que scientifiquement, le type de lymphome qui a emporté Edwige n'est probablement pas lié aux prothèses PIP.

 

Comme je l'avais déjà écrit dans un article, (voir ici), cette tumeur est extrêment rare et la seule chose que l'on puisse dire, c'est qu'elle a été décrite dans une soixantaine de cas dans le monde au contact de prothèses mammaires, qu'elles soient remplies de silicone ou de sérum physiologique.

 

Ils recommandent aux médias la plus grande prudence dans leurs annonces afin de ne pas affoler inutilement les porteuses de prothèses PIP.

 

La recommandation est de changer dès que possible, mais sans urgence, les prothèses PIP.

 

Les sociétés savantes, conscientes des difficultés financières rencontrées par les patientes, notamment en chirurgie esthétique pure, demandent à leurs adhérents de faire preuve de compassion vis à vis des femmes victimes de cette escroquerie afin que le financement ne soit pas un obstacle à une ré-intervention.

 

Je vous invite à lire ce communiqué ci-dessous.

       


 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 


DE LA SOCIETE FRANCAISE DE CHIRURGIE PLASTIQUE RECONSTRUCTRICE ET ESTHETIQUE (SoFCPRE) et du SYNDICAT NATIONAL de CHIRURGIE PLASTIQUE RECONSTRUCTRICE ET ESTHETIQUE (SNCPRE) CONCERNANT LA CRISE DES PROTHESES PIP


Le jeudi 24 novembre 2011, la communication dans la presse et les médias du décès d’une patiente atteinte d’un lymphome malin alors qu’elle était porteuse de prothèses P.I.P. a entraîné une inquiétude importante chez les patientes porteuses d’implants, et chez les chirurgiens plasticiens français.


Après avoir compris la douleur et la peine des proches de cette patiente, auxquels la SoFCPRE et le SNCPRE adressent leurs plus sincères condoléances, la SoFCPRE et le SNCPRE tiennent à faire un communiqué. En effet dans cette période d’inquiétude, il convient de faire une analyse objective de la situation, basée sur un raisonnement et des faits scientifiques dans un esprit de transparence, de vigilance et de responsabilité, afin d’avoir la meilleure attitude possible pour les patientes porteuses de prothèses.

 

En pratique, ce cas douloureux est complexe car il se situe à la jonction de 2 problèmes difficiles : La survenue potentielle et discutée de lymphomes sur prothèses, et l’affaire des prothèses P.I.P découverte en cours d’année 2010, non encore jugée, mais où l’escroquerie apparaît hautement probable.

 

Concernant la possibilité de survenue de lymphome sur prothèse : une soixantaine de cas ont été rapportés dans la littérature internationale, faisant état d’association de cellules lymphomateuses avec des prothèses mammaires. Les lymphomes primitifs du sein sont des tumeurs rares représentant environ 0,5 % des tumeurs du sein et il est difficile de savoir s’il s’agit d’une coïncidence ou d’une association. Une communication a été faite sur ce sujet durant le dernier congrès de la SoFCPRE et fera prochainement l’objet d’un article dans les Annales de Chirurgie Plastique et Esthétique. L’analyse de la littérature montre le caractère exceptionnel de ces lymphomes associés à une prothèse.

 

En effet, 60 cas ont été répertoriés par la FDA pour plus 6 millions de patientes porteuses de prothèses, et 75 cas ont été répertoriés au niveau mondial pour environ 10 millions de patientes porteuses de prothèses selon la Confédération internationale des Sociétés de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (IPRAS).

 

En outre, la littérature témoigne du caractère habituellement peu agressif puisque dans de nombreux cas publiés, il a suffi de réaliser une capsulectomie (ablation de la capsule qui entoure la prothèse) et un changement d’implant pour régler le problème. D’autres cas ont bénéficié d’une chimiothérapie ou de radiothérapie. Sur les 75 cas qu’elle a retrouvés, l’IPRAS a recensé 5 décès, toutes les autres patientes ont guéri après traitement. Ce qui permet d’établir le risque de lymphome à grande cellule à 1 pour 130 000 et le risque de dégénérescence maligne à 1 pour 2 000 000. Les prothèses PIP ne sont pas spécifiquement concernées dans les cas à l’étranger. La cause des 5 décès recensés est encore inconnue et résulte vraisemblablement de l’association de plusieurs facteurs rares, dont vraisemblablement une prédisposition génétique.

 

Si l’analyse histologique complémentaire et la relecture des lames d’anatomopathologie, concernant le cas PIP considéré, confirmaient qu’il s’agit d’un lymphome malin anaplasique à grandes cellules (type histologique des lymphomes potentiellement associés aux prothèses), il s’agirait alors du premier cas français associant un lymphome malin à une prothèse mammaire et ayant entraîné un décès de la patiente. Dans ce cas, s’il restait isolé, il serait difficile d’avoir un avis définitif de causalité entre la survenue du lymphome et la prothèse PIP car le lymphome anaplasique à grandes cellules (tumeur maligne du système lymphatique) peut survenir sans prothèse et en n’importe quel endroit de l’organisme. Il apparaît fondamental de bien recenser l’éventuelle apparition d’autres cas de lymphomes chez des patientes ayant eu des prothèses.

 

A cet égard, la SoFCPRE a fort heureusement mis en place en cours d’année dernière une cellule de vigilance, et demande expressément à tous les chirurgiens français de déclarer à cette cellule et à l’AFSSAPS tout cas de lymphome sur prothèses.
 

Enfin il est important de noter qu’environ 1/3 des cas publiés sont survenus sur des prothèses gonflées au sérum physiologique, si bien que la responsabilité du gel de silicone pourrait ne pas être directement impliquée, mais plutôt celle de l’enveloppe.

 

Concernant la très probable escroquerie des prothèses PIP, l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des produits de santé) a mis en évidence en 2010 une augmentation du nombre de ruptures de prothèses concernant la marque des prothèses PIP (Poly Implant Prothèse). Ce taux de rupture anormal des prothèses PIP a conduit à une inspection par l’AFSSAPS sur le site de la Société PIP qui a mis en évidence de sérieux dysfonctionnements aboutissant à la décision de retrait des prothèses de cette marque, par une décision du 29 mars 2010.

 

Dès le début de cette crise , la SoFCPRE, scandalisée par cette tromperie industrielle, a adopté une attitude responsable et efficace : elle a rapidement élaboré un plan d’action immédiat qu’elle a adressé aux chirurgiens plasticiens français, a élaboré un « questions-réponses », pour les patientes, de façon à permettre des réponses claires et précises aux patientes appelant auprès des secrétariats des chirurgiens plasticiens, enfin elle a proposé un modèle de lettre pour les patientes que les chirurgiens ayant implanté des prothèses PIP, devaient adresser à leurs patientes.

 

Durant toute cette période de crise, la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique a travaillé de façon exemplaire avec l’AFSSAPS en essayant de définir une conduite à tenir précise et raisonnée dans un esprit de responsabilité avec comme souci l’intérêt des patientes.

 

D’après les éléments dont on dispose actuellement, il semble que certains lots de prothèses PIP soient de qualité satisfaisante et d’autres de mauvaise qualité, puisque pour ceux-ci le gel de silicone de qualité médicale a été remplacé par un gel de silicone de moindre qualité, ce qui engendre un risque de rupture prématurée. Malheureusement, personne ne dispose de fichier permettant de connaître les patientes porteuses de prothèses satisfaisantes et celles porteuses de prothèses défectueuses.

 

En 2010 La SoFCPRE avait recommandé une surveillance accrue des patientes porteuses de prothèses PIP, et un changement sans urgence des prothèses. Du fait de la survenue de ce cas de lymphome, le principe de précaution peut faire poser la question de proposer le changement systématique des prothèses de marque PIP à moyen terme. Concernant les autres marques de prothèses, il n’y a actuellement, à la connaissance de la SoFCPRE, aucune alerte par rapport aux autres prothèses. Les autres fabricants présents sur le marché avaient spontanément adressé en 2010 des courriers justifiant la qualité de leur produit et en particulier la qualité du gel utilisé. Face aux conséquences de l'escroquerie de PIP, la SoFCPRE a voulu dès le printemps 2010 que soit augmentée la sécurité des dispositifs médicaux.

 

Elle s'est donc rapprochée de l'AFSSAPS pour proposer son aide et a créé sa Cellule de Vigilance qui permet désormais une analyse au cas par cas et au fur à mesure des déclarations des plasticiens. Ceci pour permettre d’obtenir une alerte très précoce en cas de survenue d’un produit défectueux.

 

La SoFCPRE et le SNCPRE recommandent :


Pour les patientes : Dans tous les cas et en particulier si elles constatent un signe anormal, les patientes porteuses de prothèses PIP doivent consulter leur chirurgien pour envisager concrètement leur suivi, leur éventuel changement de prothèses même en l’absence de signe de détérioration de la prothèse, ou l’attitude la plus adaptée. Pour les patientes ne souhaitant pas envisager de changement de prothèses, un suivi clinique et échographique tous les 6 mois est recommandé, avec changement de prothèse au moindre doute. Pour les patientes qui ont eu recours à l’explantation de leurs prothèses PIP, l’AFSSAPS ne recommande pas de suivi particulier. En cas de survenue d’un éventuel syndrome tumoral au niveau du sein ou de la région axillaire, la patiente doit consulter et faire pratiquer une échographie avec microbiopsie de la zone tumorale.

 

Pour les médias : la SoFCPRE et le SNCPRE recommandent la prudence sur ce sujet difficile et sensible. Une vigilance renforcée a été mise en place, et il convient de ne pas donner des informations contradictoires ou scientifiquement erronées source d’inquiétude et de panique pour les patientes. En effet seul l’intérêt des patientes doit guider notre attitude, qui doit être la plus sérieuse et la plus sereine possible. Le sein étant un organe très symbolique, l’anxiété des patientes peut être très importante, et il ne paraît pas souhaitable d’augmenter le traumatisme psychologique des patientes par une attitude peu responsable. De nombreuses coïncidences vont survenir chez les 30 000 patientes ayant eu des prothèses PIP : 1 sur 10 développera un cancer du sein (comme le reste de la population), d’autres auront des maladies cardiovasculaires ou des accidents de la circulation. Il conviendra de remettre tous ces évènements ou accidents de la vie en perspective avec la population normale dans le cadre d’études de cohorte, sans diaboliser de façon outrancière et non scientifique ces évènements associés aux patientes porteuses ou anciennes porteuses de prothèses PIP.

 

Pour les chirurgiens : La SoFCPRE et le SNCPRE recommandent une vigilance accrue. Tout épanchement péri-prothétique anormal devra faire l’objet d’une analyse avec ponction sous échographie et analyse cytologique recherchant des cellules lymphomateuses de type cellules lymphomateuses anaplasiques à grandes cellules porteuses de l’Ag CD30. Tout syndrome tumoral sur un sein devra faire l’objet d’un contrôle échographique avec micro-biopsie sous échographie pour vérification histologique. La SoFCPRE et le SNCPRE demandent instamment à tous les chirurgiens français de déclarer toute association entre un lymphome et une prothèse mammaire afin d’avoir un recueil exhaustif des données.

 

Concernant les prothèses PIP : la SoFCPRE recommande un suivi rapproché et un changement des prothèses, à réaliser sans urgence. Ce changement doit maintenant être concrètement envisagé entre la patiente et son chirurgien, et doit être planifié à moyen terme.

 

Concernant la prise en charge financière : pour la Chirurgie reconstructrice, l’Assurance Maladie prend en charge après entente préalable, l’ablation de l’implant et le renouvellement de l’implant. Concernant la Chirurgie Esthétique, l’Assurance Maladie prend en charge, après entente préalable, l’ablation de l’implant mais ne prend pas en charge la remise en place d’un nouvel implant, qui est à la charge de la patiente, notamment les frais de bloc et de clinique. Un accord doit être trouvé entre la patiente et son Chirurgien pour les honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste, qui devront être modérés pour faire face à cette situation exceptionnelle et non prévue, qui constitue une escroquerie scandaleuse, mettant en difficulté et en souci la patiente et son Chirurgien. Le fabriquant ayant fait faillite, les recours possibles contre lui seront certainement difficiles ; et le mieux est que chacun fasse un effort pour sortir de cette situation stressante et injuste (l’escroquerie étant injuste par nature) pour tout le monde. A cet égard, la SoFCPRE et le SNCPRE recommandent à leurs membres d'apprécier les situations de chaque patiente avec tout le tact et toute la mesure nécessaires.

Enfin, nous rappelons que si cette crise fait l’objet de la plus grande attention de la part de la SoFCPRE et du SNCPRE, l’intervention d’augmentation mammaire par prothèses reste une intervention sûre, qui donne habituellement de très bons résultats, et qui constitue une source de qualité de vie et de satisfaction pour la grande majorité des patientes..

 

 

Jean-Claude GUIMBERTEAU                      Bruno ALFANDARI

Président de la SoFCPRE                            Président du SNCPRE

 

 



D'ores et déjà, suite à la présentation faite par Murielle Ajello, Présidente du MDFPIP, lors du 56 ème congrès de la SoFCPRE, la semaine dernière, des chirurgiens ont fait des propositions pour une prise en charge à moindre coût des porteuses de prothèses PIP.

 

La publicité étant interdite pour les chirurgiens, nous ne pouvons publier leurs noms.

 

Cependant, nous vous invitons à en parler avec le votre et faute d'accord satisfaisant, de nous contacter afin que nous vous aidions dans la recherche d'un praticien.

 

 

Article écrit par Victime de Prothèses PIP


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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 20:15

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L'annonce du décès d'Edwige dans les médias hier a suscité de très nombreuses et très vives réactions.

J'ai reçu énormément de mails, de messages, d'appels téléphoniques de femmes affolées.

Avant de faire une telle annonce, qui plus est, sans aucune preuve médicale ni scientifique, il aurait fallu anticiper et prévoir la réaction de panique des porteuses de prothèses PIP.

 

Informer est une chose, exploiter en est une autre

et dans ce cas, c'est inqualifiable.

 

Chercher par tous les moyens à faire parler de ce scandale sanitaire partait d'un bon sentiment, mais pas de cette façon, pas en profitant de la fragilité des Victimes, c'est inhumain.

Heureusement, certains médias ont fait intervenir des médecins et des experts qui ont tenté de rassurer les femmes.

 

En parcourant, les forums, j'ai découvert la panique, l'affolement ... même les femmes explantées ont peur et veulent faire des examens de contrôles.

 

Les "bons penseurs" se régalent et traitent ces "bimbos" de tous les noms d'oiseaux et annoncent déjà l'augmentation du "trou" de la sécu à cause de ces blondes écervelées, qui n'ont que ce qu'elles méritent !

 

Au lieu de "servir la cause" des Victimes,

cela n'a fait que la discréditer

un peu plus.

 

Pour une fois, les autorités ont réagi très vite.

 

L'AFFSAPS a réactivé son n° vert  : 0800 636 636 afin de répondre aux femmes inquiètes et publié un communiqué. (voir ici)

 

Des réponses aux principales questions sont également sur le site, je vous les mets ci-dessous pour plus de facilité.

 

 


AFSSAPS

 

Actualité Implants mammaires PIP

 


Pour répondre aux interrogations du public, un numéro vert :

0800 636 636

(accessible le 25 novembre à partir de 17h30)

ouverture du lundi au samedi de 9h00/19h00, avec une ouverture exceptionnelle le dimanche 27 novembre sur les mêmes horaires

 


1. Est-ce qu’il existe un lien entre le risque de lymphome et le port d’implants mammaires?

L’autorité compétente américaine (FDA) ont relevé 60 cas de lymphomes non-Hodgkiniens dans le monde chez des femmes porteuses d’implants mammaires sur 5 à 10 millions de femmes implantées. La FDA a conclu qu’au vu de cette fréquence extrêmement faible, la sécurité de ces produits n’est pas à ce jour remise en question.

 

2. Qu’est ce qu’un lymphome?

Un lymphome n’est pas un cancer du sein mais une tumeur maligne du système lymphatique. Le système lymphatique assure la défense de l’organisme. Le lymphome peut apparaître dans différentes parties du corps telles que les ganglions mais aussi la peau, les os, le cerveau et de nombreuses localisations anatomiques dont les seins.

 

3. Est-ce que l’implantation de prothèses mammaires remplis de gel PIP augmente le risque de survenue du lymphome ?

Jusqu’à ce jour, l’Afssaps n’avait pas eu connaissance de signalement faisant état d’un lymphome survenu chez une patiente porteuse de prothèse mammaire PIP en France. Les résultats des expertises réalisées sur les prothèses PIP n’ont pas révélé d’effet génétoxique du gel de remplissage (effet sur l’ADN descellules).

Toutefois il a été trouvé un pouvoir irritant de ce gel que l’on ne retrouve pas avec les gels de silicone des autres prothèses qui peut conduire à des réactions inflammatoires chez certaines patientes.

Une évaluation est en cours à l’Afssaps afin de déterminer si une réaction inflammatoire engendrée par le caractère irritant du gel PIP est un facteur aggravant.

 

4. Quelles sont les actions envisagées par l’Afssaps ? Est-ce que cela change les recommandations de suivi données aux femmes porteuses d’implants PIP ?

L’agence est en train de recueillir des informations documentées sur le cas dramatique de la patiente porteuse d’implants PIP décédée des suites d’un lymphome. Une évaluation est en cours avec des experts afin de déterminer si les recommandations de suivi sont à modifier. Des informations complémentaires seront très vite communiquées sur ce sujet.

Cependant l’Agence rappelle l’importance de réaliser les mesures de suivi déjà préconisées chez les femmes porteuses d’implants en gel PIP :

- La surveillance échographique tous les 6 mois, pour repérer une éventuelle anomalie qui serait alors documentée

- L’attention à toute rupture, suspicion de rupture ou de suintement d’une prothèse qui doit conduire à son explantation, ainsi qu’à celle de la seconde prothèse.

- L’Afssaps rappelle qu’un contact avec le chirurgien reste l’occasion de discuter de l’éventualité d’une explantation même sans signe clinique de détérioration de la prothèse.

Pour les femmes qui ont eu recours à l’explantation de leurs implants PIP, l’Afssaps ne recommande aucun suivi particulier.

 

5. Quelles sont les modalités de remboursement des examens et ré-interventions liés au port de prothèses à base de gel PIP ?

En conséquence des recommandations de l’Afssaps, les conditions de prise en charge par l’assurance maladie sont les suivantes :

- Les femmes porteuses d’implants PIP sont remboursées de leurs frais médicaux et chirurgicaux liés à l’explantation (échographies, analyses, retrait de l’implant, examens de contrôle post-opératoire).

- Les femmes qui relèvent d’une reconstruction après chirurgie du cancer du sein sont remboursées de la pose d’une nouvelle prothèse.

 


 

J'espère que tous les porteuses de prothèses PIP seront rassurées autant que possible et que très vite des solutions acceptables pour TOUTES seront trouvées.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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