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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 20:15

http://img10.xooimage.com/files/c/a/c/stop-1b607f.gif

 

L'annonce du décès d'Edwige dans les médias hier a suscité de très nombreuses et très vives réactions.

J'ai reçu énormément de mails, de messages, d'appels téléphoniques de femmes affolées.

Avant de faire une telle annonce, qui plus est, sans aucune preuve médicale ni scientifique, il aurait fallu anticiper et prévoir la réaction de panique des porteuses de prothèses PIP.

 

Informer est une chose, exploiter en est une autre

et dans ce cas, c'est inqualifiable.

 

Chercher par tous les moyens à faire parler de ce scandale sanitaire partait d'un bon sentiment, mais pas de cette façon, pas en profitant de la fragilité des Victimes, c'est inhumain.

Heureusement, certains médias ont fait intervenir des médecins et des experts qui ont tenté de rassurer les femmes.

 

En parcourant, les forums, j'ai découvert la panique, l'affolement ... même les femmes explantées ont peur et veulent faire des examens de contrôles.

 

Les "bons penseurs" se régalent et traitent ces "bimbos" de tous les noms d'oiseaux et annoncent déjà l'augmentation du "trou" de la sécu à cause de ces blondes écervelées, qui n'ont que ce qu'elles méritent !

 

Au lieu de "servir la cause" des Victimes,

cela n'a fait que la discréditer

un peu plus.

 

Pour une fois, les autorités ont réagi très vite.

 

L'AFFSAPS a réactivé son n° vert  : 0800 636 636 afin de répondre aux femmes inquiètes et publié un communiqué. (voir ici)

 

Des réponses aux principales questions sont également sur le site, je vous les mets ci-dessous pour plus de facilité.

 

 


AFSSAPS

 

Actualité Implants mammaires PIP

 


Pour répondre aux interrogations du public, un numéro vert :

0800 636 636

(accessible le 25 novembre à partir de 17h30)

ouverture du lundi au samedi de 9h00/19h00, avec une ouverture exceptionnelle le dimanche 27 novembre sur les mêmes horaires

 


1. Est-ce qu’il existe un lien entre le risque de lymphome et le port d’implants mammaires?

L’autorité compétente américaine (FDA) ont relevé 60 cas de lymphomes non-Hodgkiniens dans le monde chez des femmes porteuses d’implants mammaires sur 5 à 10 millions de femmes implantées. La FDA a conclu qu’au vu de cette fréquence extrêmement faible, la sécurité de ces produits n’est pas à ce jour remise en question.

 

2. Qu’est ce qu’un lymphome?

Un lymphome n’est pas un cancer du sein mais une tumeur maligne du système lymphatique. Le système lymphatique assure la défense de l’organisme. Le lymphome peut apparaître dans différentes parties du corps telles que les ganglions mais aussi la peau, les os, le cerveau et de nombreuses localisations anatomiques dont les seins.

 

3. Est-ce que l’implantation de prothèses mammaires remplis de gel PIP augmente le risque de survenue du lymphome ?

Jusqu’à ce jour, l’Afssaps n’avait pas eu connaissance de signalement faisant état d’un lymphome survenu chez une patiente porteuse de prothèse mammaire PIP en France. Les résultats des expertises réalisées sur les prothèses PIP n’ont pas révélé d’effet génétoxique du gel de remplissage (effet sur l’ADN descellules).

Toutefois il a été trouvé un pouvoir irritant de ce gel que l’on ne retrouve pas avec les gels de silicone des autres prothèses qui peut conduire à des réactions inflammatoires chez certaines patientes.

Une évaluation est en cours à l’Afssaps afin de déterminer si une réaction inflammatoire engendrée par le caractère irritant du gel PIP est un facteur aggravant.

 

4. Quelles sont les actions envisagées par l’Afssaps ? Est-ce que cela change les recommandations de suivi données aux femmes porteuses d’implants PIP ?

L’agence est en train de recueillir des informations documentées sur le cas dramatique de la patiente porteuse d’implants PIP décédée des suites d’un lymphome. Une évaluation est en cours avec des experts afin de déterminer si les recommandations de suivi sont à modifier. Des informations complémentaires seront très vite communiquées sur ce sujet.

Cependant l’Agence rappelle l’importance de réaliser les mesures de suivi déjà préconisées chez les femmes porteuses d’implants en gel PIP :

- La surveillance échographique tous les 6 mois, pour repérer une éventuelle anomalie qui serait alors documentée

- L’attention à toute rupture, suspicion de rupture ou de suintement d’une prothèse qui doit conduire à son explantation, ainsi qu’à celle de la seconde prothèse.

- L’Afssaps rappelle qu’un contact avec le chirurgien reste l’occasion de discuter de l’éventualité d’une explantation même sans signe clinique de détérioration de la prothèse.

Pour les femmes qui ont eu recours à l’explantation de leurs implants PIP, l’Afssaps ne recommande aucun suivi particulier.

 

5. Quelles sont les modalités de remboursement des examens et ré-interventions liés au port de prothèses à base de gel PIP ?

En conséquence des recommandations de l’Afssaps, les conditions de prise en charge par l’assurance maladie sont les suivantes :

- Les femmes porteuses d’implants PIP sont remboursées de leurs frais médicaux et chirurgicaux liés à l’explantation (échographies, analyses, retrait de l’implant, examens de contrôle post-opératoire).

- Les femmes qui relèvent d’une reconstruction après chirurgie du cancer du sein sont remboursées de la pose d’une nouvelle prothèse.

 


 

J'espère que tous les porteuses de prothèses PIP seront rassurées autant que possible et que très vite des solutions acceptables pour TOUTES seront trouvées.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 09:51

http://csimg.webmarchand.com/srv/FR/2900072764/T/340x340/C/FFFFFF/url/coeur-pur.jpg

 

Edwige nous a quitté.

Je voudrais tout d'abord m'associer au chagrin immense de sa famille.

Sa famille va déposer plainte pour homicide involontaire.(voir ici)

Elle avait développé un lymphome au contact de sa prothèse PIP rompue. J'avais écrit un article à ce sujet lorsque j'avais appris la nouvelle,(voir ici). 

 

Cette affaire remet à la une ce lamentable scandale sanitaire dont plus personne ne parlait, affaire Médiator oblige ! 

Des milliers de femmes ont eu et continuent d'avoir des problèmes de santé plus ou moins graves à cause de ces prothèses fabriquées en France et labellisées par l'Europe sans que cela n'émeuve personne, surtout pas nos décideurs.

 

Les seules recommandations sont de faire des échographies de contrôles tous les 6 mois, alors que les ruptures ne se voit pas toujours et les transudations, passage du gel dans l'organisme sans rupture, encore moins.

 

Aussi triste que soit cette nouvelle, il ne faut pas tromper les Victimes et surtout ne pas les affoler. Ce type de cancer est extrêmement rare et se développe à partir du système immunitaire. Il a été décrit 60 cas dans le monde de ce type de lymphome sur les 5 à 10 millions de porteuses de prothèses, y compris celles remplies de sérum physiologique.

 

Par contre, reparler de cette affaire et donner des réponses aux Victimes PIP, les prendre en charge correctement, en respectant le principe de précaution, c'est à dire leur permettre à TOUTES de pouvoir enlever ces prothèses, c'est toujours notre combat. 

 

Nous n'avons toujours pas été entendues quant à la prise en charge financière totale de TOUTES les porteuses, notamment concernant les femmes ayant eu recours à la chirurgie esthétique. C'est un autre scandale. 

 

Le procès n'a toujours pas eu lieu, nous ne sommes pas encore officiellement reconnues comme Victimes.

 

Aucun fond d'indemnisation n'a été mis en place. 

 

Nous attendons toujours de l'AFFSAPS le résultat des visites de contrôles des autres laboratoires fabriquant des prothèses mammaires sur notre territoire.

 

Je refuse d' "exploiter" ce décès, par respect pour Edwige et sa famille, mais  reparler de cette fraude inqualifiable et remettre ce scandale sanitaire à la une de l'actualité est le moins que l'on puisse faire.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 18:03

Le médiateur de la République

 

J'ai posté ce message sur le site du Médiateur de la République : :0038:

http://www.lemediateuretvous.fr/fr/securite-sanitaire-des-dispositifs-medicaux-101886

 



Le 30 mars 2010, l'AFFSAPS retirait du maché les prothèses mammaires fabriquées par la société française Poly Implant Prothèses. Ces prothèses étaient certifiées CE.

Cette société basée près de Toulon a remplacé délibérément le gel médical destiné au remplissage de ces prothèses par du gel industriel non prévu pour être implanté dans le corps humain. Elle a fraudé et trompé tous les contrôles sanitaires pendant près de 10 ans.

L'AFFSAPS revoit ses procédures de contrôles afin qu'un tel scandale ne puisse plus se reproduire.

Une estimation parlait de 30000 femmes potentiellement victimes de ce scandale sanitaire sans précédent, 80% suite à une chirurgie esthétique, 20% suite à une reconstruction mammaire après ablation d'un sein pour cancer.

Ce gel ne serait pas dangereux pour la santé d'après les études menées à la demande de l'AFSSAPS, mais serait irritant, provoquerait des réactions inflammatoires importantes, des retards de cicatrisation. Le gel de silicone frauduleux suinte à travers la membrane de la prothèse et peut provoquer des ruptures précoces de cette dernière.

Ce gel n'est pas cohésif et se répand dans le corps des femmes, provoquant la création d'amas de silicone que le corps ne peut pas éliminer, les siliconomes.

Or, à ce jour, seulement 15OO plaintes ont été déposées par ces femmes. Visiblement, toutes les victimes ne sont pas informées. Il faudrait une vaste campagne d'information afin que toutes les femmes porteuses de ces prothèses ait un suivi médical rapproché ainsi qu'une ablation de ces prothèses.

Une problème économique se pose également : la chirurgie esthétique n'est pas prise en charge et s'est normal, mais ces femmes n'ont pas payé pour qu'on leur implante du matériel frauduleux.Elles avaient confiance dans le matériel certifié CE proposé par les chirurgiens. Or, certaines gardent ces prothèses parce qu'elles n'ont pas les moyens de payer une nouvelle intervention.En effet, à ce jour, seule l'explantation de ces prothèses frauduleuses est prise en charge par la sécurité sociale.

De plus, il n'y aura probablement pas d'indemnisations pour les victimes, la société PIP étant en liquidation judiciaire et son assurance refusant de couvrir la fraude. Or certaines femmes ont subi plusieurs interventions et de nombreux préjudices à cause de ces prothèses !

J'ai crée un blog pour informer ces femmes :
http://porteuses-de-protheses-mammaires-pip.over-blog.com

Si vous connaissez des femmes porteuses de prothèses mammaires, demandez leur de vérifier sur leur carte la marque de leurs prothèses et si ce sont des PIP, conseillez leur de porter plainte et d'aller faire contrôler leurs prothèses.





Allez voter "pour" afin de le faire voir le plus longtemps possible ! :0031:

Réagissez, témoignez, faites vous entendre ... :0038:

http://www.lemediateuretvous.fr/fr/securite-sanitaire-des-dispositifs-medicaux-101886

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:00

Un nouvel article sur le "santé blog", le blog des professionnels de santé, concernant les recommandations de la FDA, Food and Drug Administration, organisme américain.

Cet article intéressant, insiste sur l'importance d'un suivi régulier et le changement des prothèses tous les 10 ans. :0040:

 

 


IMPLANTS MAMMAIRES: A remplacer tous les 10 ans, dit la FDA – Food and Drug Administration

Les implants mammaires doivent être remplacés tous les dix ans et doivent être surveillés par IRM réguliers, alerte aujourd'hui, l'Agence américaine du médicament (FDA), qui se veut plus claire sur les risques associés à la pose d'implants, dont le risque de “rupture silencieuse”. Des recommandations qui concernent les 5 à 10 millions de femmes à travers le monde qui ont déjà eu recours à ces implants, soit en chirurgie esthétique, soit dans le cadre d'une reconstruction après mastectomie.
Les implants mammaires sont des dispositifs médicaux implantés dans le tissu mammaire ou sous le muscle de la poitrine pour augmenter la taille des seins ou pour reconstruire le tissu mammaire après une mastectomie. Aux Etats-Unis, 2 types d'implants mammaires sont autorisés, ceux remplis de solution saline et de gel de silicone, tous deux ayant une enveloppe extérieure en silicone. La FDA avait déjà alerté, en janvier dernier sur une association possible entre implants mammaires et une forme rare de cancer, le lymphome anaplasique à grandes cellules (ALCL).
Aujourd'hui, la Food and Drug administration se veut plus claire sur les risques associés à la pose d'implants mammaires et publie de nouvelles recommandations: Les implants mammaires sont associées à des complications locales importantes, et plus les dispositifs implantés restent en place longtemps, plus le risque de complications est élevé, prévient l'Agence américaine.
Les complications locales et les effets indésirables incluent la contracture capsulaire, la nécessité d'une nouvelle intervention, le retrait ou encore la rupture de l'implant- comme on l'avait vu en France avec les prothèses PIP. Beaucoup de femmes peuvent également ressentir une douleur aux seins, avoir des rides, une asymétrie, des cicatrices persistantes et des infections.

La FDA rappelle la nécessité d'un suivi régulier avec le médecin, comportant des examens par IRM périodiques pour détecter les «ruptures silencieuses» de l'implant. Il s'agit aussi d'informer immédiatement son médecin en cas de symptômes inhabituels, comme la douleur, l'asymétrie, l'enflure ou la dureté des seins.
Les implants mammaires ne sont pas posés à vie. Plus vous garderez vos implants, plus vous aurez à vous les faire remplacer, prévient la FDA, qui recommande également aux femmes concernées de participer aux études en cours qui permettent de détecter les complications possibles sur le long terme.Les professionnels de santé, quant à eux, sont invités à fournir aux femmes concernées, outre une demande de consentement éclairé toute l'information “critique” nécessaire pour prendre une décision éclairée et à déclarer les événements indésirables associés.
Source: FDA Update on the Safety of Silicone Gel-Filled Breast Implants (2011) (PDF - 1478KB)Update on the Safety of Silicone Gel-Filled Breast Implants (2011) - Executive Summary 



N'oubliez pas que l'implantation de prothèses mammaires n'est pas un acte anodin et qu'il vous engage pour de nombreuses années.
Informez vous avant de prendre cette décision, d'autres solutions existent.
Article écrit par Victime de prothèses PIP

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 22:01
CongresParis1CongresParis
Le MDFPIP était invité au congrès de la Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens à Paris le week-end dernier.
La Présidente, Murielle AJELLO, a une nouvelle fois parlé du vécu et de la prise en charge des victimes des prothèses mammaires Poly Implants Prothèses aux chirurgiens.
Le rapport d'enquête a été présenté et a suscité un vif intérêt auprès des praticiens.

Cette association de victimes a toujours voulu être une force de proposition et un de ses objectifs est en passe d'être atteint : obtenir de la part des chirurgiens une réelle collaboration pour une prise en charge optimale des victimes.
Le MDFPIP propose d'élaborer des règles pour délivrer une certification des chirurgiens. Ces derniers sont prêts à collaborer et à soutenir les victimes dans leur demande.
Les praticiens sont d'accord pour demander avec le MDFPIP la prise en charge de la réimplantation au même titre que l'explantation.
Ci-dessous, le compte-rendu de cette visite présenté par la secrétaire du MDFPIP. 

Compte-rendu de l’intervention du MDFPIP du 18 juin 2011 lors du
Congrès de la SOFCEP –
Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens –
à Paris du 17 et 18 juin 2011 

– Palais des Congrès – 

Présentation des résultats de l’enquête auprès des victimes de l’affaire PIP et des propositions du MDFPIP



Membres du bureau présents : Murielle AJELLO, présidente – Delphine PASTOR, secrétaire.

Ordre du jour
- Présentation des résultats
- Présentation des propositions du MDFPIP
- Prise de contacts pour organisation de tables rondes futures
__________________________________________________________________________



1/ Préambule

Samedi 18 juin 2011 à 08h30 : départ pour Paris (trajet : 4h00)
12h30 : arrivée Gare de Lyon
13h00 : accueil, exposition (fabricants et laboratoires)
13h30 : déjeuner
14h30 – 17h00 : travail sur la certification
17h00 – 18h00 : pause et visite du salon
18h00 : le service technique prend en charge notre fichier de présentation PowerPoint
18h40 : conférence et intervention du MDFPIP
20h15 : retour Toulon (arrivée 00h30)

2/ Accueil

Nous avons été accueillies par le Dr Rami SELINGER, Président de la SOFCEP et Le Dr Gérard FLAGEUL Chirurgien des Hôpitaux de Paris. Expert agréé par la Cour de Cassation et membre de ISAPS (International Society of Aesthetic and Plastic Surgery).

18h40 – 19h00 : Allocution de Mme Ajello et débat

3/ Présentation et discours de Murielle Ajello, présidente du MDFPIP

Il nous a été accordé, exceptionnellement, le droit de filmer. La vidéo ainsi que le texte de l'allocution sont visibles dans la partie réservée aux adhérents sur le site du MDFPIP.

 
4/ Débat

Les échanges et le désir de travailler ensemble, au plus vite, se sont installés immédiatement.

Points abordés par le Dr Selinger, le Dr Flageul, les intervenants et Mme Ajello : 
- Remerciements
- Rencontre fondamentale
- Prise de conscience de 2 choses : 
1) les femmes porteuses de prothèses PIP sont victimes et doivent être reconnues comme telles (angoisse, autocontrôle, risque éventuel,…). 
2) l’attitude de certains confrères qui vient aggraver cette situation : les chirurgiens ont été trompés et se voient aujourd’hui saturés par la gestion des victimes (un chirurgien qui a implanté plus de 500 prothèses PIP, se voit aujourd’hui obligé de ne traiter que les patientes concernées par l’affaire).

Les chirurgiens ont été pris de court et n’ont pas eu le temps de se préparer et par le fait, se sont mis sur la défensive. 
- Les praticiens se posent les mêmes interrogations que les victimes.
- Mettre nos forces communes pour aller de l’avant : la certification et le référentiel de bonne pratique ont été bien accueillis. Nos prochaines rencontres feront l’objet des aspects abordés dans ce référentiel.
- Obtenir un soutien plus important de la part des institutions (problèmes de prise en charge, prise en charge de la réimplantation, négocier des prix préférentiels auprès des professionnels,…).
- Difficulté du MDFPIP à faire passer ses propositions auprès des institutions (ex. : Afssaps), causée principalement par les actions d’une autre association ; le MDFPIP doit se battre sur plusieurs fronts, besoin d’être épaulé par les praticiens afin d’appuyer nos propositions. 
- Le suivi trimestriel est une bonne chose mais angoissante, car la patiente vit avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. 
- Négocier un remboursement plus important et avoir à nos côtés des chirurgiens prêts à jouer le jeu. 
-Certains praticiens donnent une mauvaise image de la profession.
- Le président de la SOFCEP propose une réunion lors de leur comité SOFCEP, en y invitant également la SoFCPRE.
- Les interventions ont porté sur les dépassements d’honoraire sur l’ablation : Interdit - pas de dépassement d’honoraire pour l’ablation (pris en charge par les CPAM). Le praticien doit faire 2 devis : le premier pour l’explantation à 0 euros et le second pour l’opération esthétique au tarif normal.
- Les praticiens n’étaient pas informés de la mauvaise qualité des prothèses PIP, les centres anticancéreux n’ont pas souhaité empoisonner leurs patientes.
- Récupérer les prothèses : notre rappel a été entendu, beaucoup de praticiens sont d’accord pour restituer les prothèses à leur propriétaire.
- Les 2 sociétés savantes sont d’accord pour faire un maillage de chirurgiens pratiquant des tarifs avantageux.
- Rappel du rôle d’information du MDFPIP auprès des médecins généralistes et radiologues.

Notre message lors du précédent congrès (du 21 mai 2011) a été entendu et compris ; aussi, plus aucune confusion n’est faite entre les deux associations de défense de victimes existantes.

En conclusion :
Nous avons revu notre copie concernant la liste de chirurgiens qui accepteraient notre protocole tarifaire. 
Nous avons donc présenté notre projet de créer une Certification ; celle-ci s’appuyant sur un référentiel de bonne pratique (établi en collaboration entre victimes, praticiens et association MDFPIP). Les chirurgiens désirant devenir certifiés par le MDFPIP et respectant les bonnes pratiques décrites dans le référentiel, pourront en faire la demande auprès du MDFPIP. Une fois vérification faite par le MDFPIP du respect des conditions d’attribution du certificat, un logo sera apposé sur chaque support concerné par le praticien certifié (ex. : liste des chirurgiens sur leurs sites officiels et du MDFPIP, pages jaunes, carte de visite,…). 

Les sociétés savantes ont également approuvé notre souhait d’être accompagné au ministère de la santé afin d’appuyer nos propositions.

5/ Visite

Il nous a encore été accordé un accès total au congrès dont le salon des fabricants de produits médicaux (prothèses, implants,…) tels Arion, Eurosilicone, Sebbin, …

6/ Conclusion

Malgré le manque de praticiens dans la salle du congrès (dernier jour, dernière heure), nous avons pu échanger avec les principaux décideurs en position de faire avancer nos projets.

Le mot de la fin du Président de la SOFCEP, Dr SELINGER et du médiateur, Dr FLAGEUL :

« il faut nous réunir en région, MDFPIP, SOFCEP et SoFCPRE ».
 

Delphine PASTOR
Secrétaire du MDFPIP

 

 


 

Il s'agit d'une nouvelle avancée dans le déroulement de cette affaire, les praticiens se veulent aux côtés des victimes afin d'améliorer leur prise en charge.

Ils reconnaissent qu'un certain nombre d'entre eux n'ont pas été à la hauteur vis à vis des femmes porteuses de ces implants frauduleux.

Leur souhait est d'améliorer cette situation et de soutenir les femmes dans leurs demandes auprès des autorités sanitaires.

Cette collaboration est indispensable afin de permettre aux femmes qui le désirent le changement de leurs prothèses dans les meilleurs conditions en attendant que la justice face son oeuvre.

 

 

Article écrit par Victime de prothèse PIP 



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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 21:33

A la suite du symposium de printemps de Lyon du 21 mai dernier, Murielle AJELLO, Présidente du MDFPIP est à nouveau invitée au congrès des chirurgiens plasticiens qui aura lieu à Paris les 17 et 18 juin prochain. 

Son intervention très remarquée à Lyon a incité les chirurgiens esthétiques plasticiens à lui proposer de participer à leur congrès.


CongresParis1CongresParis

 

Les chirurgiens connaissent maintenant notre situation et ont à coeur de la faire connaître au plus grand nombre afin d'améliorer la prise en charge des victimes de PIP.

Dès son retour, nous mettrons en ligne le compte-rendu de son intervention.

 

Un grand merci à Murielle pour son investissement et sa ténacité.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 21:10

Je vous avais annoncé l'invitation du Professeur REVOL, secrétaire général de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SoFCPRE), de Murielle AJELLO, Présidente du Mouvement des Femmes Porteuses d'Implants et de Prothèses (MDFPIP) au symposium de printemps.

 

affiche congès lyon

affiche congrès lyon2

 

Ce symposium a donc eu lieu,  samedi dernier Murielle AJELLO est intervenue et avec Delphine PASTOR, secrétaire du MDFPIP m'ont fait parvenir le compte-rendu de leur intervention. :0040:


 


Compte-rendu de l’intervention du MDFPIP du 21 mai 2011
Lors du Symposium de Printemps Vidéoplastie – Chirurgie plastique de Lyon du 19 au 21 mai 2011 
– Centre des Congrès – Cité internationale – 
Présentation des résultats de l’enquête auprès des victimes de l’affaire PIP et 
des propositions du MDFPIP



Membres du bureau présents :

- Murielle AJELLO, présidente

- Delphine PASTOR, secrétaire.

Ordre du jour
- Présentation des résultats
- Prise de contact pour la suite des actions à mener par le MDFPIP
__________________________________________________________________________

1/ Accueil

Le 21 mai à 9h30 : Nous avons été accueillies par le Professeur Marc Revol, Secrétaire Général de la SoFCPRE et le Dr FOYATIER, nouveau Président de la SoFCPRE (le Dr Le Louarn a pris en charge la Cellule de Vigilance).
9h45 : Le service technique prend en charge notre fichier de présentation PowerPoint
10h00 – 10h10 : Allocution de Mme Ajello

2/ Présentation et discours de Murielle Ajello, présidente du MDFPIP

Il nous a été accordé, exceptionnellement, le droit de filmer l’intervention du MDFPIP, cette vidéo est à la disposition des adhérentes du MDFPIP sur le site. 

3/ Débat

Le message a été perçu tel que le souhaitait notre Présidente, clair et « légèrement » agressif afin d’engendrer des réactions. Ce qui fut fait ! 

En effet, dès la fin du discours de Mme Ajello, des voix se sont faites entendre de la part de praticiens n’acceptant pas facilement le ressenti des victimes à leur égard ; ni notre « tentative » de culpabilisation (dixit le Dr Foyatier).

De plus, comme nous nous en doutions, il nous a fallu expliquer l’importance de distinguer les deux associations existantes et leurs objectifs divergents. Ainsi, Mme Ajello a de nouveau spécifié que le MDFPIP n’était, à ce jour, non représenté par un cabinet d’avocats et que le sujet de sa présence n’était pas de faire le procès des chirurgiens mais bien de trouver des solutions à la prise en charge des réimplantations.

Le Professeur Revol a conclu en précisant que tout ce qui avait été dit était dérangeant mais stimulant ; qu’il était très important que les praticiens sachent ce qui se dit du côté des victimes, qu’il était nécessaire de faire un peu de pédagogie parce qu’il en va de la réputation de la profession.

Mme Ajello s’est donc vu se faire « Challenger »(1) par le Président de la SoFCPRE et les praticiens de l’assistance. Forte de ses arguments et du travail effectué par les membres de l’association, il ressort, aux termes de cet entretien, quatre phrases citées par le Président de la SoFCPRE, concluant nos accords :
- « Bienvenue dans notre société »,
- « Nous allons dans le même sens, à savoir celui de l’intérêt des patients »,
- « Nous serons toujours à vos côtés dans votre combat »,
- « Et merci de ne pas confondre le praticien qui a implanté des prothèses PIP et le praticien qui prend la suite se voyant dans l’obligation de les retirer ».

Il est à noter, qu’à plusieurs reprises, responsables et praticiens présents, ont félicité Mme Ajello d’avoir eu le courage de se présenter devant eux afin de « donner un coup de pied dans la fourmilière ». 

4/ Entretiens

S’en est suivie une pause de 30 mn ; occasion, pour un grand nombre de praticiens et de responsables des organismes représentés de nous faire des propositions de collaborations immédiates ; telles que des interventions du même acabit lors de congrès régionaux divers, des entretiens pour travailler sur le protocole d’accord et multiplier les rencontres afin de présenter et faire connaître notre association et ses objectifs.

Suite à l’intervention de Mme Ajello, de nombreux praticiens sont venus à notre rencontre afin d’approfondir les points suivants :

- Confirmation de l’appartenance des prothèses aux victimes,
- Dr Yves TROPPET de Besançon : dès l’annonce de l’Afssaps, il a recontacté toutes ses patientes et proposé (en fonction du souhait de la victime) soit un changement simple de prothèse à 0 euro ; soit un changement avec reconstruction ou augmentation à 800 euros,
- Dr Claude LE LOUARN, Responsable de la Cellule de Vigilance(2) : afin de nous présenter le responsable juridique de la SoFCPRE,
- Dr FOYATIER, Président de la SoFCPRE : afin de confirmer que nous allions mettre en place un système de communication permanente entre le MDFPIP et la Société Savante,
- Pr REVOL, Secrétaire Général de la SOFCPRE : afin de nous présenter les protagonistes avec qui nous devons travailler,
- Dr Thierry FAURE, Trésorier du SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique) : souhaite que le MDFPIP et le syndicat collabore en terme d’échanges d’informations afin de pouvoir « tirer les oreilles » des praticiens déviants par rapport aux recommandations qui leurs sont faites (prise en charge des victimes, conseils, tarifs,…),
- Dr Michel ROUIF, Secrétaire de la SoFCEP (Société Française de Chirurgie Esthétique et Plastique) : a convié le MDFPIP à réitérer sa prestation le samedi 18 juin 2011 lors du congrès de Chirurgie Plastique et Esthétique (500 participants),
- Le Responsable juridique de la SoFCPRE : qui a validé notre demande de liste de chirurgiens volontaires acceptant de prendre en charge l’explantation et la réimplantation des victimes pour un montant raisonnable. Il est certain que, pour chaque région de France, quatre à cinq chirurgiens adhéreront à notre demande et il nous communiquera leurs coordonnées. Ensuite, à charge au MDFPIP de communiquer les coordonnées du praticien à la patiente qui le demande ; et ce, en fonction de sa région. 
- Quelques chirurgiens nous ont fait part de leurs difficultés à faire comprendre aux victimes que n’ayant jamais implanté de prothèses PIP, ils n’accordaient pas de tarifs préférentiels pour une réimplantation après explantation des PIP (explantation prise en charge par la CPAM). A ceux-ci, nous leur avons suggéré d’avoir l’amabilité de bien vouloir rediriger les victimes auprès de confrères davantage concernés par l’affaire PIP.

5/ Visite

Il nous a été accordé un accès total au congrès dont le salon des fabricants de produits médicaux (prothèses, implants,…) tels Arion, Eurosilicone, Sebbin, …

6/ Après …

Le Dr Gérard FLAGEUL (Chirurgien des Hôpitaux de Paris. Expert agréé par la Cour de Cassation et membre de ISAPS (International Society of Aesthetic and Plastic Surgery), ainsi que le Dr Selinger (Président ISAPS ? – à confirmer) nous convient le samedi 18 juin 2011 à réitérer notre intervention lors de leur congrès (une intervention de l’ordre de 15 à 20 mn et 5 à 10 mn d’échanges) et souhaitent nous rencontrer, avant cette intervention (18h40), pour que nous fassions connaissance.

7/ Conclusion

Nous sommes ressorties gonflées à bloc car nous nous attendions à être malmenées mais il ressort de cette rencontre des contacts forts intéressants, un intérêt certain des praticiens pour les voix des victimes, et une envie d’aller plus loin.

Le mot de la fin du Président de la SoFCPRE, Dr FOYATIER : « il faut augmenter ce type d’intervention avant le colloque de novembre, les victimes ne peuvent pas attendre ».

Delphine PASTOR
Secrétaire du MDFPIP



(1) principe de se faire malmener par des questions appelant à être argumentées afin de définir si un projet est maîtrisé ou qu’une personne maîtrise son projet. 
(2) Cellule de vigilance de la SoCPRE : mise en place suite à l’affaire PIP et au constat du faible retour d’incidents auprès de l’Afssaps par les praticiens. La Cellule a signé un protocole d’accord avec l’Afssaps, ce protocole défini le rôle de la Cellule ; à savoir, que dorénavant, c’est elle qui prend en charge les déclarations d’incidents sur les produits de santé liés à la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. C’est elle qui enregistre les données pour en faire des statistiques et générer des alertes. Et enfin, qui informe l’Afssaps en cas de détection de suspicion. L’Afssaps, s’étant engagé à lancer ses procédures de principe de précaution plus rapidement.


Murielle AJELLO

Présidente du MDFPIP



 


 

Cette association de défense de victimes a fait reconnaître notre statut de victimes auprès des chirurgiens, nous sommes reconnues comme telles. 

Maintenant, ils sont en grande partie prêts, pour la plupart, à nous aider et à prendre en charge ces victimes. :0070:

 

D'autres dates d'interventions sont d'ores et déjà retenues et de nombreux contacts on été pris.

 

Si la justice met un peu de temps à faire son oeuvre, les victimes ne peuvent pas toutes attendre pour se faire explanter et réimplanter dans des délais raisonnables et à des prix "acceptables".

 

Les contacts sont pris, tous sont conscients maintenant de la réalité du vécu des victimes et vont tout mettre en oeuvre pour trouver au plus vite de solutions. :0023:

 

Mesdames, les choses bougent, le bout du tunnel est proche.

 

Merci au MDFPIP ainsi qu'à sa Présidente Murielle AJELLO pour sa ténacité et sa détermination dans ce combat. :0004:

   

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 20:16

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Le 31 mars dernier à Paris, le Professeur Marc REVOL, secrétaire général de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique, Murielle AJELLO, présidente du Mouvement de Défense des Femmes Porteuses d'Implants et de Prothèses, ainsi que Delphine PASTOR, secrétaire et Joëlle MANIGHETTI, trésorière adjointe, se sont rencontrés afin d'évoquer les problèmes liés aux prothèses mammaires frauduleuses de la société Poly Implant Prothèses.

 

Lors de cet entretien, le professeur REVOL, a été choqué d'apprendre de quelles façons étaient prises en charge les femmes par ses confrères et surtout surpris qu'ils ne respectent pas les recommandations données lors du congrès de mai 2010. :0012:

 

Il a spontanément proposé de laisser son temps de parole à Murielle AJELLO lors du congrès de la société savante qui se tiendra à Lyon du 19 au 21 mai prochain. :0004:

 

Cette invitation est extrêmement importante et amorce un tournant dans les relations avec les chirurgiens, en effet, il n'est pas coutumier de donner la parole aux patients dans ce type de rencontre réservée aux professionnels.

 

Le sérieux et l'effort de collaboration du MDFPIP, qui a toujours voulu être une force de proposition, permet que la parole des victimes soit enfin entendue. :0070:

 

Murielle AJELLO présentera aux chirurgiens les résultats de l'enquête effectuée par le MDFPIP auprès des victimes, concernant notamment les données relatives aux relations praticiens/patientes qui sont loin d'être optimales et surtout très hétérogènes. :0039: 

Elle fera également des propositions en vue d'améliorer la prise en charge des femmes victimes de ce scandale sanitaire sans précédent. :0037:

 

Nous vous rappelons que vous pouvez toujours répondre à cette enquête, (ici), les résultats seront actualisés pour une prochaine présentation.

 

Si vous avez des suggestions à faire concernant cette intervention, n'hésitez pas à nous le faire savoir par mail (ici) avant le 15 mai. :0038:

 

 

Article écrit pat Victime de prothèses PIP


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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 10:30

AFSSAPS

 

Dans cet article, vous retrouverez toutes les décisions et informations communiquées par l'AFSSAPS. Tous les liens renvoient donc vers le site de l'AFSSAPS...

 

× Le 30 mars 2010, l'AFSSAPS décide du retrait du marché des prothèses mammaires Poly Implant Prothèse : voir ici

 

× Point lors d'une conférence de presse : voir ici

 

× Le 28 septembre 2010, l'AFSSAPS annonce les premiers résultats de l'analyse du gel de silicone : voir ici

 

× Lettre d'information aux professionnels de santé : voir ici

 

× Questions / Réponses pour les porteuses de prothèses PIP : voir ici

 

× Le 06 décembre 2010, l'AFSSAPS met en ligne une aide à la décision, élaborée en collaboration avec l'association MDFPIP, destinée aux femmes porteuses de prothèses PIP : voir ici

 

× Le 15 avril 2011, l'AFSSAPS met en ligne les résultats complémentaires des tests effectués sur le gel frauduleux ainsi qu'un dossier thématique : voir ici

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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Porteuses de prothèses mammaires pip - dans Santé et institutions sanitaires
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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 20:26

Rien à modifier dans cet article, l'association [bip] n'est pas citée.


L'AFSSAPS a publié hier les résultats des analyses complémentaires du "gel PIP".

Ces résultats, une lettre aux professionnels de santé, ainsi qu'un dossier thématique complet et des questions/réponses remises à jour, sont à la disposition de tous sur le site de l'AFSSAPS.

Quels types d'analyse ont été faites et que disent ces résultats :

Analyses physicochimiques :

Les analyses physicochimiques, réalisées au sein de l’école de chimie de Montpellier et des laboratoires de la direction des contrôles de l’Afssaps, ont confirmé que les gels remplissant les prothèses mammaires prélevées chez PIP ne sont pas ceux décrits dans le dossier du fabricant. Il s’agit bien d’un gel obtenu à partir de matières de la famille des silicones, mais ce gel n’atteint pas le degré de qualité d’un gel de silicone destiné à des implants mammaires. De plus il a été mis en évidence une non reproductibilité de la mise en œuvre des différents lots de prothèses prélevées.

La caractérisation des propriétés mécaniques a été réalisée par le Laboratoire National d’essai suivant la norme NF EN ISO 14607, à partir des résultats des essais suivants :

  • essai de rémanence à la traction
  • essai de résistance à la fatigue
  • essai d’allongement à la rupture
  • essai de rupture statique (pas de critère de performance indiqué dans la norme)

Les résultats des essais de rémanence à la traction et de résistance à la fatigue sont conformes à la norme. Le test d’allongement à la rupture est non conforme. Ce résultat démontre une fragilité des enveloppes remplies de gel PIP.

Les résultats des analyses physico-chimiques et de propriétés mécaniques démontrent de plus une importante hétérogénéité de la qualité d’une prothèse à l’autre.

Tests de tolérance des tissus biologiques au contact du gel de remplissage :

Les tests de tolérance des tissus biologiques au contact du gel de remplissage, réalisés par les laboratoires de la direction des contrôles de l’Afssaps, le laboratoire Biomatech et le laboratoire Pasteur de Lille conformément à la norme NF EN ISON 10993 regroupent :

  • un test in vitro d’évaluation de la toxicité des cellules (cytotoxicité)
  • un test in vivo (chez le lapin) d’évaluation de l’irritation intradermique
  • plusieurs tests d’évaluation de l’effet du gel sur l’altération de l’ADN des cellules (génotoxicité)Test in vitro d’Ames (mutation reverse sur bactérie)
  • test in vitro d’aberration chromosomique sur lymphocyte humain
  • test in vivo du micronoyau sur les érythrocytes de souris
  • test in vivo des comètes sur la souris 

Les résultats sont les suivants :

  • le gel des implants mammaires PIP ne présente pas d’effet toxique aigu sur les tissus (cytotoxicité).
  • les résultats du test d’irritation intradermique effectué ont montré un pouvoir irritant du gel PIP que l’on ne retrouve pas sur les gels de silicone des autres prothèses, ni sur celui déclaré dans le dossier de mise sur le marché. Le contact du gel avec les tissus peut être provoqué par une rupture de l’enveloppe ou par une fuite du gel à travers l’enveloppe. Cela peut conduire à des réactions inflammatoires chez certaines patientes, en raison du caractère irritant de ce gel.
  • les deux tests in vitro d’évaluation de la génotoxicité ont conclu à des résultats négatifs,
  • les résultats obtenus in vivo sur un premier test du micronoyau étant non conclusifs, le test du micronoyau a été réalisé de nouveau chez la souris, en optimisant les conditions expérimentales afin de se rapprocher des conditions d’implantation de ces prothèses. Il a été complété par un autre test in vivo, également réalisé sur la souris, le test des comètes. Ces deux tests complémentaires n’ont pas révélé d’altération de l’ADN des cellules de souris.

Les résultats de ces tests ne montrent donc pas d’effet génotoxique du gel PIP.

Ces résultats ont permis d’écarter le risque génotoxique du gel PIP, d’expliquer la survenue de certaines complications telles que les réactions inflammatoires liées au caractère irritant du gel et d’établir des recommandations pour les femmes portant ou ayant porté des implants PIP.


Ces résultats sont détaillés et complets.

 

L'AFSSAPS reconnaît que ce gel est nocif, irritant, provoque des inflammations et des retards de cicatrisation, des siliconomes. Heureusement, pas de risque de cancer en plus, c'est déjà bien suffisant pour celles qui subissent tout cela !

Il est recommandé de noter ces informations dans le dossier médical des femmes de façon à expliquer aux praticiens qui pourraient suivre ces dernières qu'elles ont été exposées à ce gel et qu'elles peuvent présenter ces complications. Le seul et unique but est de faciliter le suivi médical des porteuses de prothèses.

 

Pourtant en parcourant le forum d'une association ainsi que sa page facebook, tout est remis en cause ... parce que l'AFSSAPS a oublié de supprimer une phrase, destinée aux chirurgiens et professionnels de santé, sur la lettre d'information destinée aux victimes.

 

Ces femmes s'insurgent parce qu'on "fait des choses dans leur dos", "de toutes les façons, c'était sur qu'on ne dirait pas la vérité", "on nous dit que tout va bien, mais on demande aux chirurgiens de rechercher des signes de cancer sur des prélèvements fait au cours de l'explantation de leurs prothèses".

 

Mesdames, arrêtez d'affoler les victimes par vos élucubrations et vos allégations mensongères.

 

Rien n'est caché puisque la lettre aux chirurgiens et professionnels de santé est sur le site de l'AFSSAPS, lisible par tous. 

Et puis, que voulez vous que l'on vous cache ? ... si le gel était cancérigène, croyez-vous qu'on laisserait le choix aux femmes de garder ou de changer ces prothèses, voir le guide d'aide à la décision qui lui n'a pas été actualisé depuis décembre 2010 ! 

Pensez-vous réellement que l'état laisserait autant de femmes exposées à ces risques, qu'y gagnerait-il ? Des économies ... traiter un cancer coute bien plus cher ! Plutôt un nouveau scandale sanitaire dont il n'a pas besoin, PIP et le Médiator, çà suffit.

Je vous rappelle que l'AFSSAPS donne également ces informations à l'étranger, réfléchissez un peu sur la crédibilité de notre agence sanitaire.

 

Pourquoi toujours douter, toujours accuser ???

 

Certes, cette affaire dépasse l'entendement, les organismes de contrôles ont été berné et ont failli, mais ne vous trompez pas de cible, ce n'est pas l'AFSSAPS qui a modifié la composition du gel.

Un petit rappel, si les chirurgiens avaient déclaré à l'AFSSAPS chaque fois qu'ils constataient une anomalie sur une prothèse  et non à PIP seulement, cette affaire aurait été révelée bien plus tôt. 

Ne vaudrait-il pas mieux travailler avec les instances sanitaires et avec les chirurgiens pour proposer de nouveaux modes de contrôles ?

Vous dites vouloir défendre les victimes et leurs droits, pensez-vous réellement que c'est la bonne stratégie ? Faire douter les femmes, leur mettre de telles idées en tête, croyez vous vraiment que vous les aidez ?

Que croyez-vous pouvoir obtenir des autorités si vous mettez toujours leur parole en doute ? Je vous rappelle que si indemnisation il y a, elle viendra probablement de l'état puisque la société PIP n'existe plus et que son assurance ne couvrira surement pas une fraude.

 

Les procédures de contrôles sont en cours de révision, tant en France qu'au niveau européen pour les organismes certificateurs. C'est une étape importante pour qu'un tel scandale ne se reproduise pas.

Cela ne suffit pas, il reste à prendre en compte notre statut de victime et les préjudices subits. Gardons notre énergie pour ce combat et pas pour de vaines querelles qui ne mènent à rien.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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