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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 17:21

 

Octobre, mois traditionnellement consacré au cancer du sein, dépistage, information, traitements ... Cette année, beaucoup de villes ont choisi les parapluies roses comme symbole, çà change du traditionnel ruban rose et çà peut renforcer l'image que le dépistage nous protège.

 

Je n'ai pas beaucoup écrit sur le cancer du sein cette année, octobre rose me donne l'occasion de faire le point sur le dépistage, les innovations en matière de traitements et de reconstructions.

 

Le dépistage ...

 

Toujours aussi controversé, environ 52% des femmes invitées à se faire dépister dans le cadre du programme national, celles de 50 à 74 ans,  y participent.

 

Seulement 52% ! Pourquoi ? Beaucoup de polémiques, surdiagnostic, risque de cancers induits ... Pourtant, en 10 ans, 150 000 cancers du sein ont été détectés grâce au programme de dépistage organisé, et la mortalité liée à cette maladie aurait diminué de 15 à 21 %. Des bénéfices qui pourraient être bien plus importants si la participation était améliorée. (voir l'article complet ici)

 

Avantages et riques de la mammographie, extrait d'un article (ici)

Pratiquement tout test ou intervention comporte à la fois des avantages et des risques. Ce qui compte, c’est d’en être informée afin de prendre en toute connaissance de cause une décision appropriée pour vous. Aucun test de dépistage n’est absolument infaillible, mais les données scientifiques nous indiquent que les mammographies contribuent à réduire les taux de mortalité des femmes atteintes de cancer.

Avantages

Taux de survie supérieurs : dans la plupart des cas, plus le cancer est détecté rapidement, meilleures sont les chances de survie. La recherche démontre que les femmes qui passent régulièrement des mammographies survivent davantage au cancer du sein.

Meilleure qualité de vie : la détection précoce peut également permettre de diminuer la durée du traitement et la convalescence. Les études ont prouvé que les tumeurs cancéreuses du sein détectées chez les femmes qui passent régulièrement des mammographies sont en moyenne plus petites et plus faciles à traiter.

Risques

Faux résultats positifs : lorsque les résultats d’un test semblent indiquer la présence d’un cancer alors qu’il n’en est rien. De faux résultats positifs peuvent engendrer de l’anxiété, du stress et éventuellement d’autres tests douloureux et inutiles pour infirmer les résultats initiaux (c’est-à-dire pour s’assurer que vous n’avez pas le cancer malgré ce que pouvait suggérer le test de dépistage). Par exemple, la recherche a démontré que le dépistage du cancer du sein chez les plus jeunes femmes peut mener à beaucoup plus de faux résultats positifs. Il subsiste encore un doute à savoir si les mammographies régulières chez les femmes de moins de 50 ans permettent de sauver des vies.

Faux résultats négatifs : lorsqu’un cancer effectivement présent n’est pas détecté par le test. De faux résultats négatifs peuvent vous amener, vous ou votre médecin, à ignorer d’autres symptômes provoqués par le cancer, retardant ainsi le diagnostic et le traitement.

Surdiagnostic : certains cancers peuvent ne jamais causer de symptômes, ni diminuer l’espérance ou la qualité de vie. D’après la recherche, toutefois, on sait que la plupart des cancers du sein sont dommageables et que la maladie devrait être détectée et traitée le plus rapidement possible.

Exposition accrue à des procédures toxiques, par exemple de très faibles doses de rayonnement lors de radiographies.
 

Une étude intéressante regroupant l'avis d'expert de 16 pays a été publiée en janvier dernier. (ici)

Le gouvernement avait lancé en octobre dernier une large concertation dont je vous avais parlé (ici), nous avions jusqu'en mars pour y participer, une réunion de concertation s'est déroulée en mai dernier (ici) et j'ai appris récemment que le comité d'orientation a rendu son rapport à la ministre de la santé et qu'un nouveau programme de dépistage serait proposé prochainement.

 

Depuis le 1er septembre 2016, la prise en charge du dépistage a été élargie aux femmes dites "à haut risque". (ici)

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le dépistage sucite de nombreux débats et que la question est loin d'être tranchée, notamment concernant l'âge de début du dépistage, la suite à donner en matière de traitement et de prise en charge ... Ce qui est important à mon avis, c'est que les femmes soient toutes correctement informées et participent ou pas en connaissance de cause.

 

Le traitement ...

 

La prise en charge est en principe partout la même avec la décision prise en réunion de concertation pluridisciplinaire, regroupant radiologues, chirurgiens, anatomopathologistes, oncologues, radiothérapeutes, s'appuyant sur des protocoles de traitement identiques.

 

Or, il n'en est rien en réalité ... La prise en charge n'est de toute évidence pas la même dans un centre de luttre contre le cancer, un hôpital et une clinique privée.

 

Pourquoi certaines femmes sont fixées en une journée alors que d'autre doivent attendre des semaines voire plus, avec toute l'angoisse que cela génère ... Le "diagnostic en un jour" est une réelle avancée, pratiquée depuis 2004 à Gustave Roussy (ici). Pourquoi ne pas le généraliser ?

 

Avec le recul, je pense que la meilleure prise en charge reste celle faite dans les centres de lutte contre le cancer (ici), thérapeutiques innovantes, recherche, équipes pluridisciplinaires, concertations ... Mais ce n'est que mon avis, certaines préfèreront la proximité, le confort d'une clinique près de chez soi ... Le principal est d'être en accord avec ses choix et de les assumer.

 

Un point sur les traitements avec le Dr Suzette Delaloge de l'Institut Gustave Roussy, dont la renommée et les compétences ne sont plus à démontrer.

Selon le type de votre cancer, il faudra de la chirurgie, plus ou moins invasive, avant ou après chimiothérapie, plus ou moins radiothérapie ... Période difficile pour nombre d'entre nous, tourbillon dans lequel on est vite absorbée.

 

Des innovations en la matière, notamment concernant la chimiothérapie, des tests pour savoir si elle est utile ou pas. Quand on connait les effets positifs bien sur, mais également négatifs, pouvoir y échapper peut être sympathique. (ici)

 

De plus, ces tests sont maintenant pris en charge. (ici)

 

L'hormonothérapie ...

 

Ensuite, viendra le temps des traitements pour éviter les rechutes (ici) ... Leur efficacité est prouvée. (ici) ... Pas toujours faciles à accepter dans le temps au vu des nombreux effets secondaires. (ici)

Une étude montre que si la femme est plus sereine face aux effets secondaires, elle les ressentira moins. (ici) ... Etablir une relation de confiance entre la femme et le praticien est primordiale pour une bonne observance du traitement. (ici)

 

En tout état de cause, parlez en avec votre oncologue et n'arrêtez jamais le traitement sans lui dire.

 

Dernière étape, la reconstruction ...

 

Certaines n'ont pas pu bénéficier de chirurgie conservatrice et ont du subir une mastectomie, ablation totale du sein, plus exactement de la glande mammaire.

 

La reconstruction peut être proposée soit dans le même temps opératoire, soit après la fin des traitements de chimiothérapie et/ou de radiothérapie.

 

Opter pour une reconstruction ou pas est une décision très personnelle et qui doit être bien réfléchie, basée sur un maximum d'informations concernant les avantages et les inconvénients. (ici)

 

Une première en matière de mastectomie, un robot permet une mastectomie avec reconstruction immédiate sans cicatrice sur le sein. (ici) ... Encore au stade de la recherche, il faudra attendre pour que toutes les femmes puissent en bénéficier.

 

Il existe diverses techniques de reconstruction, la plus simple étant la reconstruction par prothèse.

Mais, depuis le scandale des prothèses PIP, les reconstructions autologues, c'est à dire avec les propres tissus de la patiente se sont développées. Ainsi, un sein peut être reconstruit simplement avec de la graisse prélevée par liposuccion sur les cuisses ou le ventre de la patiente, par lambeau abdominal (DIEP) ou par lambeau de grand dorsal. (ici)

 

Personnellement, ayant été Victime de cette fraude, je me suis beaucoup documentée sur les implants mammaires et j'en suis arrivée au fait que cette technique ne devrait plus être proposée. Voir mon dernier article à ce sujet (ici)

 

Ces derniers jours, les néerlandaises se battent contre les fabricants de prothèses mammaires, lire et écouter ce reportage. (ici)

 

J'espère vous avoir apporté un maximum d'informations, prenez soin de vous et n'hésitez pas à commenter ou à m'envoyer un message.

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 

 

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commentaires

kine 07/11/2016 14:09

Merci Joëlle pour votre implication. Elle m'est très précieuse.
J'ai eu un cancer du sein découvert fin 2008. J'avais 34 ans.
L'évolution des traitements est un grand pas en avant. Mais ne vaut-il mieux pas prévenir que guérir ?
J'entends par la que nous pourrions éviter toutes ces cancers en regardant de plus près ce que les industriels mettent dans notre assiette et ce que les usines nous font respirer... Mieux vaut attaquer le mal à la racine plutôt que d'engraisser le business des laboratoires médicaux ! Idem pour le dépistage qui me fait bien sourire : grande campagne pour les + de 50 ans mais lorsque l'on voit le nombre de femmes très jeunes traitées pour le cancer du sein, çà fait froid dans le dos !!!
Mais gardons le cap et le moral, c'est ce qui fait la moitié de la guérison !
Bien à vous toutes,
Kine

Victime de prothèses PIP 07/11/2016 14:33

Bonjour Kine,
Oui, les dernières études font frémir ... Notre alimentation, l'environnement, nos modes de vie, le stress ... Autant de facteurs sur lesquels nous pouvons avoir une action chacune à notre niveau ... Même si ce n'est pas toujours facile à mettre en œuvre, nous n'avons malheureusement pas la main sur tout !
Mais, la recherche et les traitements avancent, nombres d'entre nous s'en sortent ... Mais à quel prix pour certaines ...
Restons positives et combatives, nous le valons bien !
Prenez soin de vous
Joëlle

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