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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 22:13

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La société Poly Implant Prothèses, PIP, avait choisi l'organisme de contrôle allemand TÜV, afin d'obtenir la certification "CE" pour ses implants mammaires.

Ce dernier, mis en cause dans le scandale des prothèses mammaires frauduleuses PIP, s'explique par l'intermédiaire de son avocat.

 

Interview sur le figaro santé

 



      PIP : «TÜV a été victime d'une fraude organisée»

Parfigaro iconMarie-Amélie Lombard - le 25/01/2012
INTERVIEW - Depuis le début du scandale, TÜV, l'organisme chargé du contrôle de la société PIP, fortement mis en cause, était resté silencieux. Son avocat, Me Olivier Gutkès, développe ses arguments.

 

LE FIGARO. -En quoi consistait le contrôle exercé par TÜV sur PIP?

 

Me Olivier GUTKÈS.- Je commencerai par écarter deux idées fausses: TÜV, en tant qu'organisme certificateur, n'est ni chargé de contrôler le produit fini -en l'espèce les prothèses mammaires- ni de détecter les fraudes. Sa mission était de contrôler le dossier de conception du produit et l'ensemble de son processus de fabrication. Par exemple, TÜV vérifie que la balance servant à peser le gel de silicone a bien été tarée, mais il ne saisit pas un échantillon de gel pour contrôler sa composition. TÜV ne certifie pas le produit fini. Il revient au seul fabricant la responsabilité d'apposer le marquage CE sur son produit, une fois la certification obtenue, affirmant ainsi qu'il a été élaboré conformément à la réglementation européenne.

 

Dans quelles conditions s'effectuaient  les contrôles?

 

À raison d'un audit par an, réalisé par un, voire deux auditeurs qui «tournaient» pour éviter toute accoutumance et restaient sur le site de PIP, à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, pendant deux ou trois jours. Le plan de l'audit et sa date étaient communiqués à l'avance, comme cela est la règle, afin que le fabricant puisse préparer la documentation nécessaire, que la ligne de production soit en fonctionnement et que les interlocuteurs soient disponibles. Encore une fois, les auditeurs n'ont pas un rôle de gendarmes.

 

Le patron de PIP, Jean-Claude Mas, pourrait-il avoir choisi TÜV  pour donner un vernis de respectabilité  à sa production?

 

Effectivement, TÜV est un organisme respecté dans le monde. En Allemagne, TÜV est devenu un nom commun, synonyme de sérieux. Nous pensons que PIP l'a choisi sciemment pour éloigner de possibles soupçons.

 

Comment expliquer, pourtant, que PIP  ait pu, année après année, depuis 1997, berner ses «contrôleurs»?

 

La fraude était extrêmement bien organisée. Lors des audits, tout était maquillé. Une vraie mise en scène! Sur la chaîne de fabrication, le silicone industriel non conforme était provisoirement remplacé par du gel médical homologué. Le système informatique était trafiqué pour que seules des commandes et factures de matières premières (gel Nusil) conformes apparaissent, comme l'a reconnu lors de l'enquête l'informaticien de PIP. Les bidons de silicone industriel étaient, eux, dissimulés.

 

Les auditeurs n'ont-ils jamais eu  de soupçons? N'ont-ils jamais reçu  les confidences des salariés qui,  ont-ils affirmé aux enquêteurs, tentaient de s'opposer à Jean-Claude Mas?

 

Non, car la grande majorité des salariés de PIP (97 personnes en mars 2010) savaient qu'une fraude était commise et y ont participé activement en dissimulant tout ce qui aurait pu alerter les auditeurs. Ils ne semblaient pas vivre dans la terreur de M. Mas.

 

En 2000, la FDA (l'agence américaine  de contrôle des médicaments)  a effectué une visite de PIP qui a abouti  à la fin de la commercialisation  des prothèses PIP aux États-Unis.  La FDA a-t-elle été plus perspicace  que TÜV? 

 

La comparaison n'est pas valable! La FDA, qui, elle, a une mission de contrôle, a vérifié un type précis de prothèses destinées au marché américain. Je relève par ailleurs que la FDA n'a informé ni l'Afssaps (l'agence française de sécurité sanitaire), ni TÜV des résultats de sa visite de PIP.

 

Cette affaire montre globalement  des failles importantes dans le contrôle. Quels enseignements en tirez-vous?

 

Cette fraude, en violation de toute éthique, est d'abord l'œuvre du dirigeant, Jean-Claude Mas, et a pu perdurer grâce à la complicité de ses salariés. Mais on peut également s'interroger sur la relative passivité des chirurgiens utilisant les prothèses PIP. Jusqu'en 2010, seules quelques dizaines de cas de rupture d'implants sont déclarées à l'Afssaps… Cela paraît bien peu. Or, le système de contrôle ne peut fonctionner que si les médecins alertent l'Afssaps car, pour le reste, il repose sur la responsabilité du fabricant et sur sa bonne foi. Face à une fraude organisée, l'audit de certification est impuissant.

 

TÜV fait l'objet de plusieurs procédures. Quel est le risque financier pour la société?

 

TÜV est, lui aussi, victime des agissements de PIP, reconnu comme tel dans l'enquête pour tromperie aggravée menée à Marseille. Pour le reste, les actions en cours me semblent davantage mues par la volonté de trouver un «payeur» que par la recherche de la vérité.    


Cette interview est édifiante quant aux failles qui ont permis que ce scandale ait pu durer si longtemps.

 

Au vu de tout ce qui a rendu possible cette fraude, il est urgent de revoir les procédures de certification mais également les signalements d'incidents et de contrôles.

- Il faut instaurer une autorisation de mise sur le marché des dispositifs médicaux comparable à celles des médicaments

- Il faut que toutes les étapes de la fabrication soient inspectées

- Il est impératif que la qualité des produits soient contrôlée par un organisme indépendant et non par l'entreprise elle même

- Il faut veiller à ce que les obligations de déclarer les incidents ou effets indésirables soient respectées

- Il faut que les alertes ne soient plus nationales mais internationales, que les autorités sanitaires de chaque pays informent leurs homologues dans les pays où sont exportés les produits

 

 

La seule véritable erreur est celle dont on ne retire aucun enseignement.
John Powell, Professeur d’histoire américain

 

Espérons que nos décideurs auront à coeur de tirer les leçons de cette crise sanitaire mondiale.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 08:02

Jean Claude Mas

 

 

Ce que nous attendions toutes avec impatience est arrivé ce matin ...

 

Jean Claude MAS a été interpellé ... enfin !

 


Bientôt 2 ans que ce scandale a été révélé et que nous espérions tous les jours que cet homme sans scrupule soit arrêté.

Ces propos nous révoltaient et nous ne comprenions pas qu'il soit libre de ses mouvements.

 

Espérons maintenant qu'il sera mis en examen et incarcéré.

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


 


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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 21:50

confiance.jpg

 

Chaque jour qui passe amène son lot de nouvelles informations,

à qui peut-on encore faire confiance ?

 

Certains chirurgiens affirment qu'ils n'ont jamais posé de prothèses PIP car il n'avaient pas confiance. Plusieurs ont témoigné en ce sens, (voir ici et ).

Le Professeur Mimoun demande à l'AFSSAPS des informations fiables concernant les autres marques de prothèses, (voir ici), sans réponse, il ne posera que des prothèses au sérum physiologique.

 

L'AFSSAPS ne veut pas être une "agence de notation" !

 

Si les chirurgiens savaient ou avaient des doutes et se méfient encore, comment pouvons nous avoir confiance ?

 

Pourquoi ceux qui doutaient ne se sont pas plus manifestés ?

 

Les États Unis n'avaient pas confiance depuis 2000 suite à une inspection dans les locaux de PIP, en Angleterre PIP avait été condamné en 2007, pourquoi l'AFSSAPS n'a pas réagi, fait des contrôles approfondis ?

 

Une clinique nantaise avait signalé les problèmes dès 2006., (voir ici)

Un centre de lutte contre le cancer avait aussi des doutes et avait posé très peu de prothèses, il arrête dès 2008. (voir ici)

Un chirurgien marseillais signalait aussi les problèmes fin 2007, début 2008, puis renouvelle en 2009 !  (voir ici)

 

Chaque fois l'AFSSAPS a été avertie et RIEN, aucune réaction, pourquoi ?

 

Un article relate toutes ces zones d'ombre (voir ici).

 

D'autre part, au début de cette affaire, on nous affirmait qu'il était impossible de savoir quelles prothèses étaient conformes. Lors du dernier Comité de Suivi, le directeur de l'AFSSAPS, explique qu'il est très probable que toutes les prothèses soient frelatées et aujourd'hui, on apprend que certains types de prothèses entre 2006 et 2010 seraient fabriquées avec le gel médical.(voir ici)

 

Quand saura-t-on la vérité ? 

 

Et les procédures de certification ... beaucoup à dire aussi !
L'organisme allemand, le TÜV, affirme avoir été berné, les contrôles semblaient vraiment faciles à passer. (voir ici

 

Un chirurgien de l'Institut du Sein nous affirme même que le fait que l'AFSSAPS nous certifie que les autres marques sont conformes n'est pas une garantie, vu les procédures de contrôles ! (voir ici)

 

 

Et les femmes dans tout çà ?

 

Tout le monde semble oublier qu'au milieu de tout ce bazar, de tout ce déballage qui n'en finit pas de nous mettre des doutes sur tout et sur tous, nous sommes un peu livrées à nous même.

 

Qui croire, à qui faire confiance ?

 

Non seulement, on ne sait plus vers qui se tourner, mais il faut se faire explanter, trouver un chirurgien qui nous inspire confiance et qui pratique des tarifs "avec tact et mesure" selon l'expression consacrée.

 

Mais les procédures judiciaires piétinent, Jean Claude Mas, ayant pourtant reconnu les faits, est toujours libre comme l'air et ne semble même pas inquiet, tant il est sur de l'innocuité de son "bébé".

 

Les autorités sanitaires, les chirurgiens, les fournisseurs, les employés ... tous ceux qui se doutaient ou savaient ont laissé faire, tout au moins ne démentent rien, ce qui est pire pour nous.

 

Personne ne tient compte de notre angoisse, de notre soif de vérité,

de nos préjudices tant physiques que psychologiques.

 

Nous arrivons en période électorale, j'espère que les politiques et les candidats auront à coeur de faire éclater la vérité en mettant en place cette commission d'enquête parlementaire dont il a été question et dont on n'entend plus parler, qu'ils feront pression pour la mise en place d'un fond de garantie pour que TOUTES les Victimes soient traitées de la même façon.

 

En plus d'être une crise sanitaire, cette affaire est une vraie crise de confiance.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 07:08

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Malheureusement, et compte tenu de l'exportation de ces prothèses frauduleuses, c'était prévisible, cette crise sanitaire dépasse largement nos frontières.

 

Avant sa liquidation, PIP, qui produisait quelque 100 000 prothèses par an et fut un temps numéro trois mondial du secteur, les ventes "export" représentaient 84% de son activité, précise le jugement de liquidation judiciaire du tribunal de commerce de Toulon. Les implants étaient alors diffusés par une soixantaine de distributeurs dans plus de 65 pays, auprès des chirurgiens, hôpitaux, cliniques.

 

Parmi ses marchés de prédilection figurait l'Amérique du Sud (Venezuela, Brésil, Colombie, Argentine...): plus de 58% des ventes export en 2007 (50% en 2009). L'Europe de l'Ouest (Espagne, Grande-Bretagne, Suède, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Portugal, Suisse...) était l'autre grande région d'exportation (27 à 28%). Parmi les autres clients de PIP, figurait l'Europe de l'est (Bulgarie, Hongrie, Russie, Biélorussie, Pologne, Tchéquie), passée de 5,4% des ventes export en 2007 à 10% en 2009. La société vendait aussi en Iran, Turquie, Israël, Syrie et dans les Emirats, de même qu'en Australie, Thaïlande, au Japon, à Singapour, en Chine.

 

Cette situation va obliger les autorités politiques à prendre ce dossier à bras le corps, produits français, fabriqués sur le territoire français ... lourde responsabilité au vu de tout ce qui se dit en matière de contrôles, d'alertes n'ayant pas abouties ...

 

Le Président de la République Nicolas Sarkozy promet "la transparence la plus totale" sur ce dossier, dans une interview au Généraliste, hebdomadaire qui s'adresse aux médecins, à paraître vendredi : "Nous sommes totalement déterminés à ce que toutes les responsabilités soient identifiées", assure le chef de l'Etat. "C'est le sens des enquêtes qu'a demandées Xavier Bertrand et sur lesquelles nous ferons la transparence la plus totale". Lui-même déjà en première ligne sur le dossier PIP, le ministre de la Santé affirme déjà à chacune de ses interventions sur ce thème que toutes les responsabilités seront établies.

 

Nous attendons avec impatience et espérons que

ce ne sera pas qu'un effet d'annonce !!!

 

Comme les Victimes étrangères, nous avons beaucoup de questions et espérons des réponses, notamment concernant toute la chaîne de responsabilités.

 

 

Hier, les argentines demandaient un fond européen d'indemnisation.

 

Ce sera sûrement difficile à obtenir, à l'heure où les françaises, malgré leurs demandes, n'en bénéficient toujours pas !

 

 

Revue non exhaustive de ce qui se passe dans le monde 

 

EUROPE

Belgique : Les autorités recommandent le 23 décembre 2011 un examen systématique et retrait en cas de rupture, suspicion de rupture ou suintement. 

Espagne : Recommandation d'un suivi médical depuis le 31 mars 2010; retrait en cas de soupçon de rupture.

Finlande : Une surveillance spéciale est recommandée le 23 décembre 2011.

Italie : Les autorités recommandent une surveillance médicale le 22 décembre 2011 pour les implants dont la pose a été interdite en avril 2010. Le nombre de porteuses est évalué à 5.000 (presse). Le 30 décembre, le parquet de Turin a ouvert une enquête sur Jean-Claude Mas, fondateur de PIP.

Pays-Bas : Le 27 décembre 2011, les autorités recommandent aux 1.000 femmes portant ces prothèses, interdites depuis 2010, de "ne pas paniquer" mais d'effectuer des contrôles.Les autorités sanitaires néerlandaises ont recommandé le 4 janvier le retrait des implants mammaires de la société française Poly Implant Prothèse (PIP) en raison d'incertitudes, à la suite d'informations sur ces prothèses défectueuses.

Allemagne : recommande le retrait préventif.  

Angleterre : Le gouvernement britannique a en revanche indiqué n'avoir trouvé aucun élément plaidant pour un retrait généralisé. Il a cependant annoncé que les femmes opérées dans le secteur public hospitalier pourraient les faire retirer gratuitement et a souhaité que les cliniques privées en fassent autant.

Suisse : un contrôle régulier tous les six mois est recommandé fin décembre 2011 aux quelque 280 porteuses. 

La République Tchèque, après d'autres pays, a recommandé aux femmes qui ont reçu des prothèses PIP de consulter leur médecin, même si "aucun effet indésirable lié à ces implants n'a été jusqu'à présent signalé sur le territoire tchèque", selon un communiqué de l'Agence nationale de sécurité sanitaire du médicament et des dispositifs médicaux.

 

AMERIQUE LATINE 
 
Bolivie : Ces implants sont interdits mais des chirurgiens ayant rapporté leur présence, les autorités proposent une opération gratuite pour les ôter. 

Brésil : L'usage des prothèses PIP est interdit le 30 décembre 2011. Elles avaient été retirées du marché brésilien depuis 2010. L'Agence nationale de vigilance sanitaire (Anvisa) a recommandé aux porteuses de se soumettre à des examens médicaux. Plus de 34.600 implants individuels de cette marque ont été importés au Brésil, dont 24.534 ont été commercialisés. 

Chili : 1.100 implants ont été commercialisés. Les autorités sanitaires recommandent aux porteuses de renforcer le contrôle médical. 

Equateur : Les implants sont interdits le 29 décembre 2011. Environ 5.000 Equatoriennes en sont dotées. 

Venezuela : Le gouvernement annonce le 27 décembre 2011 la gratuité du retrait dans les hôpitaux publics, même si les prothèses ont été placées "de façon illégale". Environ 200 porteuses vont réclamer en justice le remplacement aux frais de l'entreprise et la détermination des responsabilités du gouvernement français.

Mexique : Les 4.500 porteuses mexicaines d'implants mammaires fabriqués par la société française PIP, au coeur d'un scandale sanitaire, ont été invitées mercredi 11 janvier à effectuer des vérifications. Le chiffre est une estimation effectuée par l'association des chirurgiens esthétiques mexicains. Les autorités sanitaires locales n'ont été informées d'aucun grave problème relatif aux prothèses PIP mais il serait prudent aux femmes porteuses de ces implants de les faire vérifier, a déclaré le président de l'association, Alejandro Duarte. "Il n'y a pas lieu de céder à la panique", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. 

Argentine : 15.000 prothèses auraient été implantées, selon Me Alimi. 

Venezuela : environ 40.000 mammoplasties sont réalisées chaque année, mais aucune estimation du nombre de porteuses d'implants PIP n'a été communiquée. 

Près de 80% des victimes des prothèses PIP sont en fait en Amérique du Sud. L'association "affectadas victimas PIP " regroupant 500 victimes en Argentine ainsi qu'une autre association de 500 vénézuéliennes ont donc donné mandat à un avocat français, Me Arie Alimi. Il devrait envoyer les premières notifications à la juge d'instruction Annaïck Le Goff du pôle santé de Marseille dans les prochains jours. D'autres victimes potentielles, notamment au Brésil et en Colombie, pourraient suivre.

 

ASIE-PACIFIQUE
 
Australie : Les autorités estiment le 5 janvier 2012, qu'il n'y a "pas de preuve", d'un risque anormal de rupture des prothèses PIP vendues dans le pays. Seuls 37 cas de rupture d'implants ont été répertoriés sur 9.054 utilisés entre 2002 et 2011 (0,4%). Les prothèses PIP ne sont plus utilisées en Australie depuis 2010.

Chine : Pékin et la presse locale commencent à s'intéresser au scandale international des implants cancérigènes de la société française PIP. Commercialisées en Chine depuis 2009, elles seraient toujours utilisées par les praticiens du pays. Le "Beijing Legal Evening News" constatait la semaine dernière que ces prothèses mammaires, supposées cancérigènes, étaient " toujours utilisées par de nombreux établissements qui pratiquent la chirurgie plastique en Chine ". D'après le quotidien de Pékin, elles auraient été mises sur le marché en 2009 par le revendeur Shenzhen Wien Tech Limited Company. Commercialisées sous le nom de Baolibei, « Trésor beau et précieux », elles auraient bénéficié d'une bonne publicité de la part des spécialistes et de sites internet spécialisés. Le "Beijing Wanbao" rapporte toutefois que la Direction Nationale du Contrôle de la Médecine a diligenté une enquête auprès du revendeur. Selon le quotidien, 912 exemplaires auraient été importés, et 151 prothèses resteraient actuellement en stock. L'enquête en cours n'a pour le moment révélé "aucun incident particulier", mais elle se limite aux implantations opérées sur le territoire chinois par le circuit d'importation légale.

 

MAGHREB

Algérie et Maroc déclarent qu'aucune importation de prothèses PIP n'a eu lieu.

 

MOYEN ORIENT

Israël : A Jérusalem, une ligne téléphonique spéciale à été ouverte pour répondre à toutes les questions entourant cette affaire. On estime que 850 femmes portent des prothèses PIP en Israël, soit seulement 5% du nombre total de femmes avec des seins siliconés. Le responsable de la ligne téléphonique indique que les procédures d’implants PIP n’ont jamais été menées dans les hôpitaux publics mais uniquement dans les centres médicaux privés comme ceux d’Atidim, Synopsis, Nara, la Clinique de Rafael à Ramat Gan et le Ramat Aviv Medical Center. Environ 10 médecins sont connus pour avoir utilisé ces procédures d’implantation avec l’utilisation des produits PIP en Israël.

 

 

Les disparités sont grandes, tant en nombres de victimes potentielles, qu'en terme de recommandations et de prise en charge. 

 

L'organisation mondiale de la santé ne s'est pour le moment pas encore saisi de ce dossier.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 05:01

         assemblée nationale  sénat

 

Enfin nos politiques réagissent et semblent prendre le scandale sanitaire

des prothèses mammaires frauduleuses PIP à bras le corps !

 

Il faut dire que cette affaire de santé publique dépasse largement nos frontières.

 

La société Poly Implants Prothèses était devenue le troisième producteur mondial et agréé en France y compris dans les centres anticancéreux.  80 % de ces prothèses étaient vendues dans 65 pays. On estime que 400 000 à 500 000 femmes seraient aujourd’hui concernées dans le monde.

 

Xavier Bertarnd, ministre de la santé a demandé un rapport détaillé à la Direction Générale de la Santé, DGS, et à l'Agence de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, l'AFSSAPS.

 

Chantal Jouanno, sénatrice et ancienne ministre, a demandé la création d'une mission d'enquête parlementaire. 

 

Cette mission, si elle est créée, et elle le sera sûrement, puisque Xavier Bertrand y est également favorable, réunira des députés et des sénateurs qui enquêteront sur cette affaire de santé publique.

 

J'encourage chaque Victime concernée par cette fraude sans précedent,

à contacter son député et son sénateur

afin de lui demander de relayer nos doléances. 

 

Nous sommes en période électorale, c'est le moment de nous rappeler à leurs bons souvenirs !

 

Afin de les identifier et d'avoir leurs coordonnées, suivez les liens : 

Pour les députés,  pour les sénateurs.

 

Ce que nous demandons

 

- Que les associations de Victimes soient entendues par cette mission parlementaire

 

- La reconnaissance de notre statut de Victime de cette fraude.

 

- La prise en charge de TOUTES les Victimes.

 

- La création d'un fond de garantie.

En effet, vu l'ampleur de cette crise sanitaire et la difficulté à identifier un ou des responsables solvables, nous ne pouvons plus attendre.

La justice est malheureusemnt très lente, 18 mois après la découverte de cette fraude, le responsable, Jean Claude Mas, est identifié, a reconnu les faits et n'est toujours pas mis en examen !

"Le Fond de garantie national est la solution la plus juste pour les victimes et la plus sécurisante pour leurs indemnisations".


- De vrais contrôles sur toute la chaîne, de l'autorisation de mise sur le marché en passant par la fabrication et la distribution jusqu'à l'implantation de TOUS les dispositifs médicaux. 

 

- Un suivi épidémiologique de TOUTES les femmes porteuses de ces implants, car aujourd'hui, aucun lien n'est avéré entre ces prothèses et les cas de cancer, mais dans les années à venir ... personne n'est capable de nous le garantir .

 

 

Je me suis inspiré de cet article complet pour écrire. 

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 22:59

Prothèses PIP et carte d'implants

 

Le Docteur Marinetti, chirurgien plasticien à Marseille déclare avoir alerté l'AFSSAPS dès 2008, (voir ici) ... pourquoi cette agence n'a pas donné suite ?

Il réitère son alerte en octobre 2009, (voir ici), toujours rien ???

Il faudra attendre le premier trimestre 2010 pour qu'un contrôle sur site soit fait et découvre la fraude, bien organisée il est vrai, puisque les agents auront du mal à trouver les preuves de cette vaste escroquerie ! 

 

Comme le Dr Irène Frachon dans l'affaire du "médiator", il semble difficile de se faire entendre des autorités sanitaires ...

 

L'AFSSAPS est chargée de suivre les alertes et de lancer des enquêtes et des contrôles si besoin ... pourquoi rien ne s'est passé ? ... Le Dr Marinetti était-il le seul à déclarer ces évènements indésirables ? Que faisaient les autres chirurgiens ? Combien savaient ?

 

Le 5 janvier dernier, au cours du journal de la santé sur la 5, (voir ici) le Dr Jean Marie Faivre, du syndicat le plus important des chirurgiens plasticiens, le SNCPRE, explique que le "Tam Tam" des plasticiens résonnait et répandait la nouvelle qu'il se passait quelque chose d'anormal avec ces implants mammaires. 

Le Dr Abs, lors du congrès de chirurgie plastique en novembre 2009 a même fait une communication sur ce sujet.

 

Xavier Bertrand, Ministre de la santé a demandé à la Direction générale de la santé et à l'AFSSAPS un rapport détaillé sur la chronologie des faits. (voir ici

Il souhaite également faire évoluer les procédures de mise sur le marché des dispositifs médicaux afin qu'un tel scandale ne puisse plus se reproduire.

En effet, les procédures actuelles de certification ne sont pas satisfaisantes. (voir ici)

 

Attendons avec impatience ces rapports détaillés afin de comprendre ce qui s'est réellement passé et surtout que toutes les mesures soient prises pour que cela ne puisse plus se renouveler.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

      

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 23:19

 

la-ligue-contre-le-cancer.jpg

 

Excellente nouvelle pour les femmes en difficultés ...

 

Gilbert Lenoir, Président de la Ligue contre le Cancer, présent au comité de suivi jeudi dernier au ministère, s'engage aux côtés des femmes victimes de ce scandale sanitaire d'une ampleur sans précédent.

 

Il a été sensible au fait que les prises en charge n'avançaient pas assez vite et que des discriminations financières risquaient de pénaliser les porteuses de ces prothèses frauduleuses.


La Ligue contre le Cancer a annoncé vendredi, avoir débloqué " un premier fonds d’urgence de 50 000 euros ". Il servira dans un 1er temps " au soutien psychologique, social et matériel des femmes concernées et plus particulièrement celles se trouvant en situation de détresse tant psychologique qu’économique. Et à l’accompagnement juridique des victimes par l’intermédiaire d’une cellule spécifiquement dédiée ".

 

Elle ajoute que " les demandes d’aides et d’assistance transiteront par la Ligue ". Celle-ci peut en effet être contactée par l’intermédiaire de son dispositif de téléphonie sociale : 0810 111 101. Celui-ci sera pleinement opérationnel dès le lundi 9 janvier.

 

Elle annonce enfin qu’elle va également " porter plainte pour placer sur la scène judiciaire la parole des victimes et garantir une juste indemnisation des préjudices subis ".

 

Voir ici l'intégralité du communiqué.

 

Précisions sur les femmes qui pourront bénéficier de cette aide. (voir ici

 

Un grand merci à la Ligue contre le Cancer pour ce premier fonds d'urgence.

 

 

 Article écrit par Victime de prothèses PIP

  

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 09:33

http://actualite.benchmark.fr/depeche/une/photo_1325511351106-3-2diaporama480x320.jpg

 

Je pensais que la traditionnelle "trêve des confiseurs" nous laisserait un peu souffler, que je pourrais enfin me reposer un peu loin de toutes ces polémiques autour de ce tristement célèbre scandale sanitaire des prothèses mammaires PIP.

 

Et bien NON, tous les jours, une nouvelle information, plus sordide que celle de la veille !

 

Je vais essayer de faire une synthèse de ce qui est paru cette dernière semaine, sans ordre précis.

 

La composition du gel

 

Hier, le journaliste Georges Brenier, sur RTL, a affirmé avoir découvert la composition réelle du gel utilisé par PIP (voir et écouter ici).

Très étonnant, hallucinant ... nous savions depuis le début qu'il ne s'agissait pas du gel médical conforme mais que c'était un gel industriel, mais sans aucune précision.

 

Baysilone, Silopren, Rhodorsil : Ces composants sont inconnus du monde médical et relèvent exclusivement de l’usage industriel. L’huile de silicone Baysilone, est ainsi généralement employée comme additif pour des carburants ou des tubes en caoutchouc. Le Silopren est pour sa part un type de silicone courant dans les installations électriques, telles les lignes à haute tension. Enfin, le Rhodorsil, toujours composé en partie de silicone, est utilisé, entre autres, pour protéger les dispositifs électroniques. Non destinés à des usages médicaux, la toxicité de ces trois composants pour la santé humaine n’a jamais été évaluée précisément.

 

Ce qui me choque, c'est que ce sont les ex-employés qui expliquent tout cela, un an et demi après la découverte de l'affaire, alors qu'ils auraient pu se manifester beaucoup plus tôt et éviter tous les dégâts occasionnés chez les femmes qui portent ces prothèses.

 

Pourquoi n'ont-ils rien révélé avant ? Pourquoi le révèlent-ils aux médias plutôt qu'aux autorités judiciaires ou sanitaires ?

 

Ils se sont révolté contre leur patron, mais ont-ils pensé une seule seconde aux femmes chez qui on implanterait ces prothèses frauduleuses ?

 

Les autorités sanitaires

 

Autre information largement reprise, la FDA, l'agence de contrôle des médicaments américaine, avait visité le site de production de PIP et avait relevé de nombreux problèmes quant à la fabrication et aux contrôles de qualité des prothèses. Interdiction de vente aux USA dès l'an 2000.

En Angleterre, c'est en 2007 que PIP est condamné pour prothèses défectueuses et fuite gel de silicone. (voir ici)

L'AFSSAPS affirme ne pas avoir été au courant !

 

Les cas de cancer

 

Il est dénombré à ce jour, 20 cas de cancer chez les porteuses de prothèses PIP. 

Aucune preuve n'ayant été établie quant à l'imputabilité du gel frauduleux, d'après l'INCa, Institut du Cancer. 

 

Dans un souci de transparence, l'AFFSAPS a publié ces chiffres le 30 décembre, date bien mal choisie pour calmer l'angoisse des femmes, moment où très peu d'interlocuteurs pouvaient les rassurer. (voir ici)

 

Le procès

 

Il semblerait que les choses se précisent pour l'automne 2012.

 

En France, 2400 plaignantes pour "fraude et tromperie aggravée", plainte contre l'AFSSAPS et le TÜV par une association de victimes, une enquête ouverte pour "homicide involontaire", des patientes qui attaquent leurs chirurgiens pour "manquement au devoir d'information", la Caisse nationale d'assurance maladie a déposé plainte au pénal "pour tromperie aggravée et escroquerie".

 

Suivra, le procès au civil pour les préjudices subis par les victimes ...

Quelques années de procédure à prévoir !

 

Qui va payer ?

 

Aujourd'hui, c'est la collectivité qui prend en charge les femmes, certes pas complètement pour toutes.

 

Les assurances de l'entreprise PIP ne couvriront pas la fraude, celles des chirurgiens, peu probable, ils n'ont commis aucune faute, les victimes ne sont pas prêtes d'être indemnisées ! (voir ici

 

Reprise de l'activité par les enfants de Jean Claude Mas

 

En juin dernier, le MDFPIP avait découvert que la société PIP renaissait de ses cendres.

Isabelle Duriez, du magazine Elle, nous dévoile le "business plan" de cette société. (voir ici)

Il semblerait que le "tapage médiatique" fait autour des implants PIP ces derniers temps gêne le démarrage de cette entreprise et soit abandonné, j'en suis personnellement ravie !

 

A  l'étranger 

 

Avant la liquidation, les ventes "export" de PIP, qui produisait quelque 100 000 prothèses par an et fut un temps numéro trois mondial du secteur, représentaient 84% de son activité, précise le jugement de liquidation judiciaire du tribunal de commerce de Toulon.

Les implants étaient alors diffusés par une soixantaine de distributeurs dans plus de 65 pays, auprès des chirurgiens, hôpitaux, cliniques.

 

Parmi ses marchés de prédilection figurait l'Amérique du Sud (Venezuela, Brésil, Colombie, Argentine...): plus de 58% des ventes export en 2007 (50% en 2009). L'Europe de l'Ouest (Espagne, Grande-Bretagne, Suède, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Portugal, Suisse...) était l'autre grande région d'exportation (27 à 28%). Parmi les autres clients de PIP, figurait l'Europe de l'est (Bulgarie, Hongrie, Russie, Biélorussie, Pologne, Tchéquie), passée de 5,4% des ventes export en 2007 à 10% en 2009. La société vendait aussi en Iran, Turquie, Israël, Syrie et dans les Emirats, de même qu'en Australie, Thaïlande, au Japon, à Singapour, en Chine.

 

L'Italie, la Grande Bretagne, le Vénézuela lancent des enquêtes. (voir ici)

En Angleterre, les femmes seraient plus nombreuses qu'en France, et les problèmes avaient déjà été signalés en 2007. (voir ici)

Les distributeurs étrangers s'attaquent à TÜV Rheinland l'organisme de certification allemand, qui a comme atout d'être solvable contrairement à PIP. (voir ici)

 

 

Je n'ai pas été exhaustive, mais j'ai essayé d'aborder les dernières révélations faites dans la presse pendant les fêtes de fin d'année.

 

J'aurai l'occasion d'approfondir ces sujets dans les jours qui viennent, c'est malheureusement une certitude, nous ne sommes pas au bout de nos découvertes.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 11:25

Justice

 

 

Excellente nouvelle !

 

Enfin, les procédures judiciaires semblent avancer sérieusement :0004: ... même si aucune date n'est encore fixée, on s'achemine vers un premier procès en 2012. (voir article de Varmatin aujourd'hui).

 

2000 victimes rescencées, c'est beaucoup et peu à la fois, quand on sait que 30000 femmes françaises seraient porteuses de ces prothèses frauduleuses ! 

 

Ce n'est qu'une première étape d'une très longue procédure, qui n'amènera pas forcément de prise en charge des préjudices de chaque victime ... rappelons que le laboratoire PIP est en liquidation judiciaire, qu'il a fraudé et que les assurances ne couvriront pas cette fraude.  

 

Ce procès reconnaitra la "tromperie" et l'"escroquerie" et nous devrions être reconnues comme "Victimes". Mais ce ne sera pas pour autant terminé pour nous.


Nous devrons subir des expertises médicales, probablement à nos frais, avant que ne soient reconnus nos préjudices physiques et moraux. 

 

Quant à une indemnisation ... qui paiera ??? :0009:

 

Rien n'est prévu pour le moment, pas de fond d'indemnisation créée à ce jour.

 

Je vous rappelle que seules les Victimes "reconstruites" après un cancer du sein sont entièrement prises en charge, sous réserve que le chirurgien ne prenne pas de dépassements d'honoraires, (ce qui existe malheureusement !).

Les Victimes de la chirurgie esthétique doivent encore payer fort cher le changement de leurs prothèses, certaines étant obligées de garder dans leur corps ce gel industriel faute de moyens financiers. 

 

Et le principe de précaution ??? :0081:

 

Toujours est-il que nous travaillons toujours avec les instances compétentes pour obtenir cette prise en charge, ainsi que la révison des procédures de contrôles afin qu'un tel scandale sanitaire ne se reproduise pas. 

A ce propos, l'AFFSAPS a entrepris des visites de contrôles de tous les fabricants sur le territoire français ... nous attendons toujours les résultats de ces visites ! 

 

Nous n'avons toujours pas la certitude, que tous les dispositifs médicaux qu'on nous implantent sont 100% garantis.

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP


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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 10:00

Dossier PIP

 

Dans cet article, nous allons tenter de retracer l'historique des différents rebondissements de cette affaire de santé publique .

Rassurez-vous, ce ne sera pas très long  icon_biggrin.gif ... Quoique, depuis 5 ans ...

 

Contrairement à ce que tout le monde pense, l'affaire n'a pas commencée le 30 mars 2010.

En effet, la société PIP, (Poly Implant Prothèse) était en difficulté financière depuis plusieurs années, ce qui a sûrement conduit l'entreprise à faire des économies sur les matières premières ... (voir article ici)

 

1991, la société Poly Implant Prothèses (PIP) est créée par Jean-Claude Mas à la Seyne-sur-Mer. L'organisme de certification allemand TÜV Rheinland, effectue tous les ans un "contrôle de conformité" des produits PIP en ne vérifiant que la documentation fournie par la société PIP, mais ni les implants, ni le silicone utilisé.

 

En 2000, la Fud And Drug Administation (FDA) suite à une inspection dans les locaux de PIP, juge que les règles de fabrication et les locaux ne sont pas conformes et interdit l'importation aux États Unis.

 

En 2003, des fonds de pensions américains, viennent renflouer les finances fragiles de la société.

 

En 2006,  la société PIP est condamnée en Grande-Bretagne à 1,4 millions d’euros de dommages et intérêts pour avoir commercialisé des "prothèses défectueuses (fuite de gel de silicone)". Cette information n’a pas été transmise aux autorités sanitaires françaises.

 

En 2006, une clinique nantaise signale des problèmes à l'AFSSAPS. (ici)


En 2008 : l'AFSSAPS est alertée par certains chirurgiens-plasticiens, qui constatent dès cette année-là un taux anormal de ruptures des prothèses mammaires PIP. (ici)

 
Juillet 2008 : 16 Centres de lutte contre le cancer sur 20 ont passé un marché groupé, via UNICANCER Achats (le groupement d'achats des Centres) concernant les prothèses mammaires. Ce marché comprenait trois lots : les implants mammaires ronds, les implants mammaires asymétriques et les implants mammaires anatomiques. La société Poly Implant Prothèse a été la seule référencée pour les implants mammaires asymétriques, car elle était la seule à fabriquer ce type d'implant. Elle a remporté également le lot des implants mammaires ronds. L'appel d'offre spécifie que les prothèses doivent être "impérativement conformes à la législation" et la société PIP fournit alors les certificats nécessaires.

 

Le 4 mai 2009, le chiffre d'affaire baisse, une procédure de sauvegarde est décidée.

 

Le 13 octobre 2009, un plan de restructuration est proposé avec suppression de 18 postes, il ne sera pas appliqué.

 

Novembre 2009 : Suite à la remontée d'incidents liés aux implants PIP par les Centres de lutte contre le cancer et aux informations concernant une éventuelle mauvaise situation financière de cette société, UNICANCER Achats a demandé en novembre 2009 à rencontrer les responsables de la société PIP.

 

30 novembre 2009 : Sans réponse satisfaisante, un courrier a été adressé à la société PIP le 30 novembre 2009. Il réclamait les éléments complets et actualisés relatifs "à l'origine des gels de silicone constitutifs de prothèses, ainsi que les tests réalisés". Le courrier précisait également que sans retour de la part de PIP, UNICANCER Achats serait dans l'obligation de remettre en cause ses engagements.

 

En décembre 2009, 16 licenciements économiques sont effectués chez PIP et évitent le redressement judiciaire.

 

Février 2010 : Nouveau courrier à l'AFSSAPS de chirurgiens qui signalent de nouveaux cas suspects de rupture et des réactions inflammatoires jamais vues par le passé. 

 

15 Mars 2010 : En l'absence d'éléments de réponses tangibles, UNICANCER Achats a cessé l'exécution du marché passé avec PIP.

  

A partir du 18 mars 2010, L'AFSSAPS vient faire une inspection dans les locaux de PIP, suite à un nombre anormal du taux de rupture. Des lots non conformes sont trouvés.

 

Le 30 mars 2010, L'AFSSAPS décide du retrait et de la suspension de mise sur le marché ainsi que de la distribution et de l'exportation des prothèses fabriquées par PIP.

La société accuse 9 millions d'euros de dettes !

Une enquête est ouverte par le parquet de Marseille pour "tromperie sur la qualité d'un produit" et "mise en danger de la vie d'autrui".

L'entreprise est mise en liquidation judiciaire.

 

Début avril 2010, un premier dépôt de plainte d'une porteuse de prothèse est enregistré à Draguignan.

Les employés occupent l'usine et menacent d'y mettre le feu.

Les porteuses de prothèses se regroupent en association, "Association PPP".

 

Le 20 avril 2010, 450 000 euros sont débloqués pour les employés, 250 000 par l'État et 200 000 par agefos PME (organisme de formation).

 

Le 22 avril 2010 : la SoFCPRE  - Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique - contacte l’AFSSAPS dans le but de mettre en place une "Cellule de vigilance" avec un système informatisé commun, sécurisé, anonymisé, rassemblant les expertises pour chaque cas déclaré, et pour définir des procédures efficaces et simples de contrôles. 

 

Début mai 2010, création du MDFPIP, 2ème association de victimes.

 

Le 10 juin 2010, 517 plaintes sont déposées au tribunal de Marseille par les avocats de l'association PPP.

 

Début juillet 2010, l'association PPP dépose plainte contre l'AFSSAPS pour défaut de contrôle.

 

Début août 2010, un repreneur américain, GEMcare est choisi par le tribunal de commerce de Toulon parmi 2 repreneurs déclarés.

A savoir que GEM, fond de pension américain est majoritaire dans le capital de PIP depuis 2003 !

  

Début août 2010, un ancien cadre de la société PIP, parle du "gel PIP", mis au point par les ingénieurs, à base d'huile de silicone alimentaire et industrielle. Aucun essai clinique pour vérifier l'innocuité du gel n'a été faite ni aucune vérification sanitaire, ces procédures étant trop chères.

200 kgs de gel médical coûtent 60 dollars contre 10 dollars pour une même quantité d'huile de silicone industrielle.

Le gel médical est cohésif alors que l'huile de silicone coule comme de l'eau savonneuse.

Il révèle qu'il existait un double système de production. 

Les contrôleurs de la Tüv, organisme de certification, ont été bernés par des dossiers falsifiés ou cachés, les fûts d'huile de silicone étaient transportés dans un 3ème entrepôt de PIP. 

Depuis 2007, les commerciaux perdaient leurs clients...

 

Le 28 septembre 2010, les premiers résultats d'analyse du gel sont annoncés par l'AFSSAPS.

Le gel "PIP" est moins cohésif, il présente un risque de diffusion, pas de toxicité aigue, mais un pouvoir irritant important. Il peut être stocké dans les ganglions, sans pouvoir être éliminé par l'organisme. Pour connaître les effets à long terme, de nouvelles analyses sont nécessaires. Les résultats devraient être connus en janvier 2011.

L'AFSSAPS recommande un suivi rapproché des femmes tous les 6 mois.

 

Le 29 septembre 2010, Mme Roselyne Bachelot, ministre de la santé, annonce que la prise en charge ne se limite plus aux seules ruptures. Les examens, l'explantation des 2 prothèses ainsi que le suivi post-opératoire seront pris en charge pour les femmes ayant fait de la chirurgie esthétique, la réimplantation le sera uniquement pour les femmes ayant subi une reconstruction après cancer du sein.

 

Mi-octobre 2010, 4 anciens cadres de PIP sont mis en garde à vue, ils ressortiront libres, pas de mise en examen, mais une mise en cause.

Le dossier judiciaire comportera 2 volets, un pour définir les responsabilités au sein de l'entreprise et un second axé sur les victimes.

 

Novembre 2010, des documents internes à PIP, de décembre 2009 sont publiés. Ils soulignent une augmentation des explantations importante à partir de 2006 et une baisse des ventes de prothèses. L'AFSSAPS signale que l'augmentation des explantations date de 2009.

L'association PPP dépose plainte contre le Tüv, organisme de certification CE allemand.

 

Le 18 novembre 2010, Jean Claude MAS, l'ex-dirigeant de PIP est mis en garde à vue et ressortira libre.

Le rachat de PIP est bloqué, un nouvel appel à repreneur est lancé.

 

Le 06 décembre 2010, l'AFSSAPS met en ligne un guide d'aide à la décision pour les porteuses d'implants mammaires PIP, afin qu'elles puissent mettre en balance les avantages et les inconvénients d'un changement de prothèses.

 

Mi-décembre 2010, un incendie volontaire a lieu dans le laboratoire chargé des tests de toxicité du gel PIP sur les souris. Les résultats ne seront pas connus en janvier mais en mars 2011. Incendie revendiqué par un groupe contre les expérimentations animales.

 

Le 10 février 2011, le Tüv, organisme de certification allemand, dépose plainte contre PIP.

  

Le 15 avril 2011, l'AFSSAPS publie les résultats complémentaires d'analyse du gel contenu dans les prothèses frauduleuses.

 

Le 21 novembre 2011, Edwige Ligoneche, porteuse de prothèses PIP, à Marseille meurt d'une forme rare de lymphome anaplasique. Pour autant, aucun lien d’imputabilité n'est démontré avec les prothèses PIP. Huit autres cas de cancers sont signalés.
 
Le 28 novembre 2011, Dans un communiqué de presse, la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SoFCPRE) et le Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SNCPRE) émettent plusieurs recommandations à destination des patientes, de la presse, et des chirurgiens. Le communiqué aborde également la prise en charge des mesures préventives par la Sécurité sociale.
 
Le 30 novembre 2011, l'AFSSAPS fait une actualisation des recommandations aux femmes porteuses de prothèses mammaires. Il est notamment indiqué aux femmes porteuses d'implants PIP, la nécessité de consulter leur chirurgien, ou leur médecin traitant. L'AFSSAPS ouvre un n° vert : 0800 636 636.
 
Le 8 décembre 2011, ouverture à Marseille d'une première information judiciaire contre X pour blessures et homicide involontaires après le décès en 2010 d'une femme porteuse de prothèses PIP, d'un cancer, dans le Gers.
 
 
Le 14 décembre 2011, première réunion du comité de suivi mis en place par le gouvernement composé des autorités sanitaires, des professionnels de santé, des sociétés savantes et des associations de patientes. (voir article)
 
Le 19 décembre 2011, dans un communiqué commun, la SoFCPRE et le SNCPRE répondent précisément aux questions posées sur le risque de cancer encouru suite à la pose d’implants mammaires défectueux de la société PIP.
 
Le 22 décembre 2011, l'Institut national du cancer (INCa) diffuse des "Propositions de conduite à tenir pour les femmes porteuses de prothèses mammaires PIP." Les deux principales conclusions sont :
  • "Il n’existe pas de donnée à ce jour pour conclure à un sur-risque des lymphomes anaplasiques à grandes cellules spécifique à la prothèse PIP en comparaison aux autres implants."
  • "Il n’existe pas de donnée à ce jour pour conclure à un sur-risque d’adénocarcinome mammaire spécifique à la prothèse PIP en comparaison aux autres implants."

 

Le 23 décembre 2011, l’AFSSAPS recommande le retrait préventif des prothèses PIP sans caractère d'urgence et envoie un courrier aux professionnels de santé concernant le suivi des femmes porteuses de prothèses PIP.

 

Le 24 décembre 2011, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) porte plainte au pénal "pour tromperie aggravée et escroquerie".

 

Le 24 décembre 2011, Jean Claude MAS est recherché par Interpol (voir ici).

 

Le 27 décembre 2011, les autorités sanitaires américaines (FDA) font état de "graves violations" dans le processus de fabrication constatées dès 2000, suite à une inspection de ses enquêteurs dans l'usine de PIP.
 
Le 28 décembre 2011, l'AFSSAPS annonce avoir enregistré 20 cas de cancer chez des femmes porteuses, sans que pour autant une imputabilité ait été établie pour l'instant entre ces cancers et le port des implants PIP.
 
Le 30 décembre 2011, RTL nous apprend que les enfants de Jean Claude MAS ont crée une société destinée à reprendre les activités de PIP : France Implant Technologie (crée en juin 2011) Jean Claude MAS figure dans l'organigramme de cette société (écouter sur la radio du blog)
 
Le 02 janvier 2012, RTL révèle la composition des prothèses PIP : "Un mélange surprenant de produits commandés à des entreprises de composants industriels et chimiques qui n'avaient jamais été testés cliniquement pour leur éventuelle nocivité sur l'organisme, dont un additif pour des carburants". RTL note par ailleurs que "mélangés les uns aux autres, l'illusion était totale." (écouter sur la radio du blog)
 
Le 03 janvier 2012,  le public apprend que les distributeurs avaient lancé une procédure contre l'organisme de certification TÜV Rheinland depuis décembre. En l'absence de réponse de la part de TÜV, les distributeurs l'ont assigné devant le Tribunal de commerce de Toulon en juin 2011. 
 
Le 05 janvier 2012, le Ministre de la Santé Xavier Bertrand souhaite revoir tout le système de contrôle et de certification des dispositifs médicaux.
Il déclare qu'il devrait y avoir plus de contrôleurs sur les dispositifs médicaux, seulement une dizaine aujourd’hui, et que les contrôles doivent intervenir "sans prévenir, dans les lieux d'implantation ou les cabinets, de façon à être sûr que ce qui va être implanté bénéficie du même contrôle" que dans l’usine. Xavier Bertrand a par ailleurs confié au Directeur Général de la Santé Jean-Yves Grall et au Directeur de l'AFSSAPS le soin de lui remettre un rapport pour l'éclairer sur tous les dysfonctionnements survenus dans l'affaire des prothèses mammaires. Le rapport lui sera remis d'ici la fin du mois. 
2ème réunion du comité de suivi des femmes porteuses de prothèses PIP : état des lieux et organisation des interventions, mise en place des centres habilités à opérer par les ARS. (voir article)
 
Le 06 janvier 2012, Deuxième réunion du comité de suivi
La SoFCPRE met en place une "Cellule de crise", qui réunit le Dr Jean-Claude Guimberteau, président de la SoFCPRE, le professeur Marc Revol, secrétaire général de la SoFCPRE, et le Dr Le Louarn, président de la "Cellule de vigilance" et porte parole sur cette affaire. 
 
La cellule de vigilance, créée en 2010 avec l’AFSSAPS, vise à améliorer la sécurité et la qualité des matériaux, des technologies médicales et des dispositifs médicaux dont se servent les chirurgiens-plasticiens dans l'exercice de leur métier.
 
Janvier 2012, le Directoire Professionnel des Plasticiens,(DPP) ouvre un site d'information pour les porteuses de prothèses PIP. 
 
Le 06 janvier 2012, la ligue contre le cancer annonce qu'elle va porter plainte.(écouter sur la radio du blog)
         
Le 07 janvier 2012, Jean-Claude Mas reconnaît sa fraude mais la minimise. En revanche, plusieurs de ses anciens salariés affirment, au contraire, qu'il a organisé très rigoureusement sa fraude et aujourd'hui son insolvabilité, ce qui va beaucoup compliquer l'indemnisation des victimes. 
 
Le 10 janvier 2012, la SoFCPRE souligne la nécessité d’une vigilance accrue sur les prothèses mammaires ainsi que sur les produits injectables de comblement et le renforcement des procédures de contrôle et d’homologation.
 
Le 11 janvier 2012, des centaines de sud américaines vont porter plainte. (écouter sur la radio du blog)
 
Le 16 janvier 2012, un chirurgien espagnol est condamné à indemniser une porteuse de prothèses PIP pour défaut d'information.
 
Le 18 janvier 2012, Jean Claude Mas s'exprime pour la première fois sur RTL. Il s'attaque directement à Xavier Bertrand (écouter sur la radio du blog).
 
Le 24 janvier 2012, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), lance une alerte mondiale pour les implants mammaires PIP. (voir article)
 
Le 26 janvier 2012, Jean Claude Mas et Claude Couty sont interpellés et placés en garde à vue. (voir article)
 
Le 27 janvier 2012, ils sont mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour "blessures involontaires". (voir article)
 
Le 01 février 2012, Jean Yves De Grall, Directeur Général de la Santé et Dominique Maraninchi, Directeur de l'AFSSAPS ont remis leur rapport détaillé sur l'affaire PIP à Xavier Bertrand, Ministre de la Santé ... ce scandale sanitaire aurait pu être évité. (voir article)
 
Le 06 février 2012, 3ème réunion du comité de suivi des femmes porteuses de prothèses PIP. Un nouvel état des lieux est fait et un suivi épidémiologique des femmes explantées va être mis en place. Par contre l'organisation des interventions est laissée aux chirurgiens et aux femmes livrées à elle mêmes.(voir article)
 
Le 09 février 2012, ouverture d'une enquête préliminaire sur le volet financier de l'affaire suite à la plainte de l'avocate toulonnaise Maître Ramaz (voir article)
 
Le 13 février 2012, le ministère de la santé réitère ses recommandations aux femmes porteuses de prothèses PIP. (ici)
 
Le 15 février 2012, ouverture d'une enquête pour homicide involontaire suite à la plainte de la soeur d'Edwige Ligonèche.
 
Le 21 février 2012, Chantal Jouanno préside une mission d'information parlementaire au Sénat. (voir article)
 
Le 29 février 2012, la presse révèle que les 21, 22 et 23 février dernier, 3 anciens cadres de la société PIP ont été mis en examen (voir article)
 
Le 06 mars 2012, Jean Claude Mas est incarcéré pour défaut de paiement de sa caution !
Fausse bonne nouvelle (voir article)
 
Le 21 mars 2012, la chambre d'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence rejette la demande de libération de Jean Claude Mas (voir article)
 
Le 20 avril 2012, annonce d'un 2ème cas de lymphome anaplasique chez une porteuse PIP en Ecosse (voir article)
 
Le 23 avril 2012, ouverture du premier procès au civil, une femme assigne la société PIP, l'organisme certificateur, Tüv Rheinland et son chirurgien (voir article)  
 
Le 25 avril 2012, les députés européens adoptent à l'unanimité une résolution pour éviter un nouveau scandale PIP (voir article)
 
Le 26 avril 2012, Jean Claude Mas est transféré à la prison de La Farlède (voir article)
 
Le 25 mai 2012, ouverture d'une nouvelle information judiciaire sur le volet financier de l'affaire (voir article)
 
Le 05 juin 2012, nouveau bilan des incidents liés aux prothèses PIP (voir article)
 
Le 05 juin 2012, point d'étape de la mission d'information du Sénat sur les dispositifs médicaux (voir article)
 
Le 09 juin 2012, commniqué commun des 2 principales associations de Victimes, elles dénoncent l'inaction des pouvoirs publics (voir article)
 
Le 13 juin 2012, les 2 principales associations de Victimes publient une lettre ouverte aux élus (voir article)
 
Le 14 juin 2012, le tribunal de commerce de Toulon a débouté Allianz, la compagnie d'assurance de PIP qui demandait la nullité du contrat (voir article)
 
Le 14 juin 2012,, le parlement européen veut renforcer la législation sur les dispositifs médicaux (voir article)
 
Le 18 juin 2012, le NHS britannique publie une étude sur les risques liés aux prothèses PIP (voir article)
 
Le 18 juin 2012, une première Victime indemnisée par Allianz (voir article)
 
Le 21 juin 2012, le Dr Denis Boucq s'explique (voir article
 
Le 05 juillet 2012, Jean Claude Mas mis en examen pour "abus de biens sociaux, blanchiment et blanchiment de fraude fiscale" (voir article)
 
Le 05 juillet 2012, nouveau bilan des évènements liés aux porthèses PIP (voir article)
 
Le 12 juillet 2012, la mission d'information du Sénat rend ses conclusions (voir article)
 
Le 13 juillet 2012, un ex employé de PIP porte plainte pour blessures involontaires (voir article
 
Le 19 juillet 2012, la chambre d'instruction rejette la demande de mise en liberté de Jean Claude Mas (voir article)
 
Le 19 juillet 2012, le juge des référés du tribunal de grande instance de Nice a renvoyé au 14 septembre le procès intenté contre le Dr Denis Boucq (voir article)
 
Le 25 juillet 2012, TÜV au tribunal civil (voir article)
 
Le  27 juillet 2012, l'ansm publie un nouveau bilan (voir article)
 
Le 10 septembre 2012, l'ansm publie un nouveau bilan (voir article
 
Le 04 octobre 2012, annonce des dates du procès (voir article)
 
Le 29 octobre 2012, Jean Claude Mas remis en liberté (voir article
 
Le 30 octobre 2012, Nouveau bilan de l'ansm (voir article)
 
Le 20 novembre 2012. Sondage auprès des Victimes (voir article)
 
Le 09 décembre 2012, bilan de matériovigilance d'octobre (voir article)
 
Le 10 décembre 2012, nouveau comité de suivi, il n'y en avait pas eu depuis juin dernier ! (voir article
 
Le 23 mars 2013, TÜV assigné devant le tribunal de commerce par 1600 victimes étrangères et 6 importateurs étrangers (voir article)
 
Le 11 avril 2013, recevabilité de toutes les plaintes, même celles des femmes n'ayant pas eu de ruptures de prothèses (voir article)
 
Le 17 avril 2013, ouverture du procès pour "tromperie aggravée"  ... Un article par jour d'audience (voir article)
 
Le 17 mai 2013, dernier jour du procès, délibéré le 10 décembre 2013 (voir article)
 
Le 07 juin 2013, mon bilan du procès (voir article)
 
Le 25 juin 2013, bilan de matériovigilance de mai (voir article)
 
Le 10 septembre 2013, nouveau comité de suivi, le dernier datait de décembre 2012 ! (voir article)
 
Le 27 septembre 2013, premiers pas vers une nouvelle réglementation européenne (voir article)
 
Le 01 octobre 2013, article médiapart, 2 ans de retard pour l'AFSSAPS (voir article)
 
Le 11 octobre 2013, bilan de matériovigilance de septembre (voir article
 
Le 22 octobre 2013, adoption nouvelle réglementation par le parlement européen, à confirmer par le conseil européen (voir article)
 
Le 14 novembre 2013, TÜV reconnu responsable devant le tribunal de commerce et condamné ... Il fait appel, jugement le 20 décembre 2013 (voir article)
Le 10 décembre 2013, verdict attendu dans le procès pour "tromperie aggravée" ... Condamnations, mais appel ! (voir article)
 
Le 21 janvier 2014, TÜV devra verser les provisions aux victimes malgré sa demande de suspension. (voir article)
 
Le 21 janvier 2014, comité de suivi (voir article)
 
Le 27 mars 2014, 38 victimes s'appuient sur la décision du 14 novembre 2013 et assignent le TÜV (voir article)
 
Le 29 mars 2014, 42 ex-employés obtiennent gain de cause sur la requalification de leurs licenciements aux prudhommes (voir article)
 
Le 06 mai 2014, Rapport de l'ANSM sur toutes les prothèses mammaires (voir article)
 
Le 23 mai 2014, Mon analyse du rapport du Scenhir (voir article)
 
Le 07 juillet 2014, Lancement de l'enquête Lucie (voir article)
 
Le 30 septembre 2014, Le TGI de Paris écarte la responsabilité du TÜV (voir article)
 
Le 10 octobre 2014, Saisie de la villa de Mas par la justice (voir article)
 
Le 29 novembre 2014, Annonce de la date du procès en appel (voir article)
 
Le 27 janvier 2015, Allianz va devoir indemniser les victimes PIP (voir article)
 
Le 11 février 2015, Menace sur l'enquête Lucie (voir article)
 
Le 17 mars 2015, L'INCa publie un rapport sur le LAGC (voir article)
 
Le 25 mars 2015, Nouveau comité de suivi (voir article)
 
Le 17 avril 2015, L'HAS et les implants mammaires (voir article)
 
Le 02 juillet 2015, Le TÜV n'a commis aucune faute selon la cour d'appel d'Aix (voir article)
 
Le 28 juillet 2015, Comité de suivi (voir article)
 
Le 29 septembre 2015, Noueau décret sur l'inforamtion des femmes (voir article)
 
Le 27 octobre 2015, Comité de suivi (voir article)
 
Le 16 novembre 2015, Ouverture du procès en appel (voir article)

 

 

 

La suite au prochain épisode ... 

 


 

L'entreprise Poly Implant Prothèse était située à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon, dans le Var.  

 

Vous trouverez sur cette page tous les articles publiés par le journal local "Var matin" (ici).

Quelques rédactions ont fait des dossiers complets sur cette affaire :

Le Figaro santé (ici)

Le Point (ici)

BFMTV (ici)

Un article existe sur Wikipédia rédigé par Frédéric Ducarme (ici)

 

 

Article écrit par Victime de prothèses PIP

 

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Porteuses de prothèses mammaires pip - dans Actualités de l'affaire PIP
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